Louis-Joachim de La Roche Saint-André est un ecclésiastique français né le à La Rochelle et mort guillotiné à Nantes le .
Biographie Né à La Rochelle le , fils de Louis-Gilles de La Roche-Saint-André, seigneur de Chambrette et des Ganuchères, capitaine des vaisseaux du Roi, chevalier de l'ordre de Saint-Louis, et Charlotte de Saint-Légier de La Sauzaye, Louis-Joachim de La Roche Saint-André est un petit-fils du chef d'escadre Gilles de La Roche-Saint-André.
Il fut ordonné prêtre le . Licencié en théologie de la Sorbonne, il devint un adversaire virulent des Jansénistes.
Éloigné de son diocèse de Nantes pour ses prêches anti-jansénistes, il fut appelé par l'évêque de Dax Louis-Marie de Suarez d'Aulan en 1745 et devint son grand-vicaire. Il y donna plus facilement libre cours à sa fidélité à la bulle Unigenitus et au pape. En , cet évêque le nomma abbé commendataire de l'abbaye de Villedieu, bénéfice qu'il conserva jusqu'en 1786.
Malgré le soutien de son évêque mais face aux oppositions des Jansénistes, Louis-Joachim de La Roche Saint-André préféra se retirer en 1751 à Meslay, à La Guyonnière, près de MontaiguGeorges Laronze, Montaigu, Ville d’histoire (), 1958, , chez sa sœur Pélagie et son beau-frère Louis Charles du Chaffault de Besné, lieutenant-général des armées navales. Il continua son apostolat dans cette région de Vendée et fut par exemple le conseiller spirituel du jeune Louis-Marie Baudouin.
En 1780, il se retira à Montaigu, qui fut l'un des foyers des insurrections vendéennes en . Hostile à la constitution civile du clergé, il resta fidèle à ses convictions et refusa de prêter serment. Caché chez un fermier non loin de Montaigu, il fut dénoncé puis arrêté le et incarcéré à Nantes à la Prison du Bouffay.
Dès le , il fut présenté au tribunal révolutionnaire et condamné à mort par la commission présidée par François Louis Phelippes-Tronjolly.
L'abbé fut guillotiné sur la place du Bouffay à Nantes le Georges Laronze, Montaigu, Ville d’histoire (), 1958, à l'âge de 87 ans et son corps fut jeté dans la fosse commune.
Ouvrages Il avait rédigé un livre de piété qui fut édité par son petit-neveu le chanoine de Suyrot en 1870 : Élévations sur les principaux mystères de N.S. Jésus-Christ et de sa Très Sainte Mère.
Paul Boutin a écrit une brochure relatant sa vie.
Notes et références
Annexes Bibliographie
Paul Boutin, Louis-Joachim de La Roche Saint-André, Luçon, 1923. Jacques et François de La Roche Saint-André, Les La Roche Saint-André pendant la Révolution française, 1990. Louis-Joachim de La Roche Saint-André, Élévations sur les principaux mystères de N. S. Jésus-Christ et de sa Très Sainte Mère, Paris, 1870.
. Alphonse Jarnoux, Au pays nantais ceux-ci furent traqués : prêtres fusillés, massacrés ou guillotinés, 1793-1797, 1974.
Liens externes
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