vignette|redresse|90px|alt=Le logotype du parc.|Le logotype du parc.

Le (PNRB) est un parc naturel régional situé dans le département français de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.

Il est connu pour ses étangs artificiels.

Histoire vignette|alt=Cette carte de Cassini a été réalisée au , elle représente l'ensemble du territoire de la Brenne, c'est un document rare où l'on peut voir l'aménagement du territoire (dont les étangs).|Cette carte de Cassini a été réalisée au , elle représente l'ensemble du territoire de la Brenne, c'est un document rare où l'on peut voir l'aménagement du territoire (dont les étangs).

Aux confins du Berry, la Brenne était une zone marécageuse infertile. Ne sachant qu'y faire pousser, les moines, au , eurent l'idée d'y emprisonner les eaux et de créer de longs chapelets d'étangs. C'est l'aspect le plus frappant du paysage tel qu'on le voit aujourd'hui.

Le parc naturel régional de la Brenne fut créé le ., à la suite d'une forte mobilisation des élus et acteurs locaux voulant réagir contre la dévitalisation de leur territoire. Il a été classé Ramsar en 1991. Le premier renouvellement a eu lieu le , puis le deuxième le .

Lors du portant au troisième renouvellement de la charte du parc. survenu le , le périmètre du parc a été agrandi de avec l’adhésion des communes de : Beaulieu, Bonneuil, Chaillac, Dunet, Parnac, La Châtre-Langlin, Mouhet, Roussines et Saint-Benoît-du-Sault.

Incendies Le parc a été touché à plusieurs reprises par plusieurs incendies d'espaces naturels.

Géographie Régions naturelles Le parc s'étend sur quatre régions naturelles : la Brenne avec une superficie de ; le Boischaut Nord avec une superficie de , le Blancois avec une superficie de et le Boischaut Sud avec une superficie de .

Paysages Six grandes entités paysagères bien différentes peuvent être identifiées. : la Grande Brenne , la Petite Brenne , la Queue de Brenne , le Pays d'Azay , le Pays Blancois et le Boischaut Sud.

Grande Brenne La Grande Brenne ou Brenne des étangs est constituée d’une mosaïque de paysages où s’interpénètrent l’eau, les bois, les landes et les prairies parfois dominées par des buttons. Ceux-ci résultent de l’érosion des grès : les plus tendres se sont dégradés et ont produit les sables que l’on trouve en surface sur l’argile, les plus résistants ont formé les buttons. Les sols pauvres argilo-gréseux, difficiles à exploiter car trop humides en hiver et desséchés en été, expliquent la création des étangs (tous artificiels) et l’importance de l’élevage sur des terres peu propices à la culture.

Elle a été marquée par l’enfrichement dans les années 1980 et 1990, en raison de la déprise agricole, du recul de l’élevage extensif et du développement de loisirs comme la chasse. Ce phénomène s’est atténué depuis une dizaine d’années. Par ailleurs, la recherche de l’augmentation de la productivité des étangs a entraîné une régression de la végétation aquatique. Ces mutations lisibles dans les paysages créent de fortes pressions sur l’équilibre écologique des milieux perturbé également par le développement d’espèces exotiques envahissantes (la Jussie et l’écrevisse de Louisiane). En périphérie de la Grande Brenne, au contraire, l’élevage s’est plutôt intensifié. Certains secteurs sont même concernés par le développement des cultures, lorsque les sols le permettent.

Petite Brenne La Petite Brenne est situé au sud de la Creuse. Elle abrite également des étangs, mais ils sont moins nombreux qu’en Grande Brenne et le plateau est recouvert d’un important manteau forestier. Le relief est intermédiaire entre les collines du Boischaut Sud au sud-est, contrefort du Massif central, et le plateau Blancois au nord-ouest. On observe une certaine progression des massifs forestiers et des boisements en périphérie d’étangs.

vignette|redresse=1.4|alt=Le périmètre du parc|Le périmètre du parc.

Queue de Brenne La Queue de Brenne comporte moins d'étangs que la Grande Brenne mais présente les mêmes caractéristiques pédologiques. Cette zone est boisée au nord et les cultures sont en augmentation au sud.

Pays d'Azay Le Pays d'Azay, est une zone de cultures rattachée à la région agricole du Boischaut Nord. La forêt de Preuilly et la vallée de la Claise sont les deux éléments paysagers principaux de cette entité. La vallée du Narçay crée une limite paysagère forte entre la Brenne encore bocagère et boisée et les zones de grandes cultures où les systèmes de haies ont disparu.

Le pays a été touché très tôt par les remembrements et les mutations paysagères dues aux évolutions de l’agriculture (deuxième moitié des années 1960, début des années 1970). Peu à peu les paysages se simplifient. L’exploitation intensive des terres riches a pour corollaire l’élargissement du parcellaire, la quasi-disparition des haies et la mise en culture des fonds de vallées.

Pays Blancois Le Pays Blancois, fortement marqué par la présence de vallées entaillées dans le calcaire, marque la frontière entre le Berry et le Poitou. Les paysages y sont très variés avec des plateaux agricoles et des vallées alternant paysages jardinés, fonds prairiaux, falaises rocheuses et versants boisés marqués.

Boischaut Sud

Les paysages de bocages du Boischaut Sud sont fortement cloisonnés par une maille bocagère encore dense, notamment dans les secteurs escarpés ; le relief collinaire est assez marqué notamment au sud-est ; le réseau hydrographique est encaissé, constitué de cours d'eau (Anglin et affluents) et de quelques étangs ; on y trouve trois sous-entités, le bocage du Boischaut Sud (bocage dense) au sud-est, le bocage remembré des Terres Froides du Poitou (bocage ouvert) à l’ouest et le bocage de transition en cours d’ouverture au nord, ces trois grandes familles étant traversées par un système de vallées et de vallons.

L’activité principale reste l'élevage ovin, caprin et bovin extensif. Le bocage englobe une diversité d’habitats naturels remarquables, dont quelques pelouses sèches, landes (sèches, humides et intermédiaires) et fourrés, et de nombreuses mares. Les haies et bosquets jouent un rôle primordial pour la diversité et les effectifs de nombreuses espèces. Une haie complète, avec son talus et son fossé abrite une avifaune abondante et diversifiée.

Leur richesse floristique est bonne, avec près de huit espèces d’arbres et arbustes en moyenne par haie. Le chêne pédonculé, le chêne sessile et parfois le châtaignier, sont les arbres les plus communs. Pour les arbustes, ce sont le prunellier et les aubépines. Dans les bas-fonds, on trouve plutôt l'aulne glutineux, le frêne commun et le saule roux. L'orme champêtre, qui était l’arbre emblématique de la haie a beaucoup régressé en raison de la graphiose de l'orme.

Sur les secteurs les plus propices à l’agriculture (plateaux fertiles essentiellement), la régression des haies est critique. La maille bocagère s'est considérablement élargie au cours des cinquante dernières années et on note un problème de renouvellement des arbres dans les haies. Les réseaux de haies sont globalement de moins en moins connectés entre eux, ce qui affecte la valeur écologique du bocage, néanmoins le bocage reste globalement dense, ce qui laisse penser qu’un équilibre reste possible entre nécessités économiques et maintien des haies.

Cours d'eau et Plans d’eau Cours d'eau Les cours d'eau suivant irriguent le parc : Abloux ; Aigronne ; Allemette ; Anglin ; Benaize ; Bouzanteuil ; Brion ; Claise ; Clecq ; Creuse ; Fosse Noire ; Gartempe ; Cinq Bondes ; Moury ; Ozance ; Portefeuille, Rossignol ; Salleron ; Sonne ; Suin ; Vavret et Yoson.

Plans d’eau Une étude de la cartographie des plans d’eau du parc, réalisée entre et ., nous apprend qu’elle compte environ plans d’eau () : soit ; soit ; 458 bassins et plans d’eau divers soit .

En Boischaut Sud, on dénombre 159 étangs répartis sur et 175 mares répartis sur ..

En Brenne, on dénombre répartis sur et mares répartie sur .

En Pays d'Azay et Pays Blancois, on dénombre 338 étangs répartis sur et 231 mares répartis sur .

Flore Étangs La végétation des étangs se caractérise par des ceintures successives du centre de l'étang vers sa périphérie, des végétations aquatiques flottantes (nénuphar, potamots, renouée) ou herbiers immergés, aux zones d'hélophytes (phragmitaie, typhaie, scirpaie, cariçaie). De nombreuses espèces remarquables se développent en eau libre comme le limnanthème faux-nénuphar, la caldésie à feuilles de Parnassie, la marsilée à quatre feuilles et le flûteau nageant. Le marnage naturel annuel est important pour la flore des étangs. Plantes annuelles (petits souchets, flûteau rampant, scirpe épingle) et vivaces (littorelle à une fleur, isoète à feuilles ténues) se partagent le terrain soumis au balancement des eaux. En 2020, une nouvelle espèce de plante unique au monde a été découverte : l'utriculaire brennensis..

Les assecs annuels autorisent le développement des bidents, renouées, oseilles, chénopodes. Sur les plages de sable sèches, le trèfle des champs, le lotier corniculé forment des ceintures colorées. Près d’un quart de la flore remarquable inventoriée est ainsi liée aux plans d’eau..

Landes Des landes à Callune, ajonc d'Europe et genêt à balais s'étendent sur les terres pauvres, accompagnées parfois du prunellier, de l'aubépine épineuse.

On distingue trois variétés de landes : la lande humide : rare et diffuse, localisée aux endroits détrempés, caractérisée par la bruyère à quatre angles, la gentiane des marais, et pouvant héberger des microtourbières à droséra à feuilles rondes ou encore la grassette du Portugal ; la brande : caractéristique du paysage, cette lande comprend la brande (bruyère à balais) et l’ajonc d’Europe ; la lande sèche à bruyère cendrée, avec parfois le glaïeul d'Illyrie, l’hélianthème en ombelles, la sabline des montagnes ou la linaire de Pélissier.

Pelouses sur calcaire Situées sur les coteaux des vallées, elles abritent de nombreuses espèces adaptées comme l'astragale à feuilles de glycine. Les orchidées exigeantes en chaleur et en milieu calcaire trouvent une place de choix sur ces pelouses avec plus de vingt espèces dont certaines protégées au niveau régional. De plus, de nombreuses espèces végétales y sont en limite nord de répartition (trèfle strié, l'érable de Montpellier, l'amélanchier, la campanule érine). Finalement, on dénombre pas moins de 350 espèces végétales liées aux pelouses et lisières calcicoles.

Se développer sur un milieu si difficile nécessite une capacité d'adaptation. Certaines espèces que l'on trouve là ne se rencontrent que dans ce type de milieu : ainsi de petits arbres nains comme l'hélianthème couché et la germandrée des montagnes, des plantes grasses comme certains orpins, des plantes annuelles à développement printanier au niveau des dalles rocheuses, des plantes parasites, des légumineuses.

Marais sur calcaire La Brenne ne compte plus que quelques marais de surface importante, dont les très remarquables marais calcaires à Marisque situés au nord du parc. Dans les trouées du choin et du Marisque, une flore originale s'offre aux regards : parnassie des marais, épipactis des marais, samole de Valérand, orchis des marais et orchis de Brenne.

Prairies Selon les caractéristiques du sol, trois grands types de prairie se rencontrent en Brenne : la prairie humide à jonc acutiflore accompagné généralement de l’écuelle d’eau, du carum verticillé, de la scorsonère des prés, du cirse tubéreux, qui héberge fréquemment de petites zones tourbeuses ; la prairie mésophile est dominée par la flouve odorante et la houlque laineuse ; les prairies maigres à sérapias langue se rencontrent parfois en mélange avec des pelouses sèches siliceuses à annuelles ou des pelouses sèches à fétuque ovine plus ou moins riches en petits trèfles à affinité méditerranéenne.

Végétations sur grès