L'École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon (Ensba Lyon) est un établissement d'enseignement supérieur artistique public agréé par le ministère de la Culture .

Histoire Le , par une lettre écrite de Lyon, Thomas Blanchet sollicite son admission à l'Académie royale de peinture et de sculpture et propose de présenter un tableau de réception sur le sujet que lui demandera l'Académie. Dans la même lettre, il propose d'ouvrir une école de dessin à Lyon. Le , l'Académie désigne Thomas Blanchet et Antoine Coysevox pour faire tout ce qui est nécessaire pour l'établissement d'une école de dessin à Lyon. Le , Thomas Blanchet étant venu à Paris, a prêté serment devant le chancelier, les recteurs, adjoints de recteurs, professeurs et adjoints de professeurs a été conduit à sa placeAnatole de Montaiglon, Procès-verbaux de l'Académie royale de peinture et de sculpture, 1648-1793, tome II, 1673-1688, J. Baur libraire, Paris 1878, (lire en ligne). L'École académique de Lyon n'a guère fonctionné.. Thomas Blanchet meurt le sans avoir pu réaliser son projet de fonder une Académie des beaux-arts à Lyon ce que regrette le consulat de Lyon.

Une École gratuite de dessin de Lyon est fondée en 1756 par l'abbé Lacroix-Laval et un groupe d'amateurs d'art, grâce à l'appui d'Henri Bertin, intendant de la généralité de Lyon.. En 1769, le consulat de la ville l'a réorganisée et devient en 1780, en vertu de l'autorisation royale de créer des académies en province, l’École Royale académique de dessin et géométrie et fait partie des premières écoles d'art françaises hors de Paris. Créée pour apporter à la fabrique lyonnaise de soierie des dessinateurs de talent, elle est suspendue en 1793. Recréée en 1795, elle a alors le nom d'« école de dessin de la fleur » et est destinée à fournir à la Fabrique en reconstruction les dessinateurs de fleurs qui lui font défaut. D'abord modeste, elle est soutenue par plusieurs personnes qui cherchent à lui donner un vrai statut et des moyens importants, dont Étienne Mayeuvre de Champvieux et Pierre-Toussaint Dechazelle (fabricant de soie et dessinateur lui-même).

Grâce à leurs nombreuses pressions, l'« école impériale des Beaux-arts de Lyon » nait en 1807, prenant le relais de l'école des fleurs. Ses premiers professeurs sont Joseph Chinard, Pierre Revoil, Alexis Grognard, Jacques Barraband, Pascal Gay et Antoine Leclerc. Elle s'installe, en même temps que le musée des Beaux-arts, au palais Saint-Pierre. Son premier directeur est François Artaud. L'autorisation de cette fondation a été accordée sur les motivations de former des peintres prestigieux et d'alimenter la Fabrique en dessinateurs compétents. Toutefois, les peintres qui dominent l'école dès l'origine . Romantiques, ils ont une haute idée de l'Art qui est pour eux un sacerdoce qui doit Sur la mentalité des premiers peintres de l'école des beaux-arts, voir : M. Genod, « Éloge de Pierre Revoil », Mémoires de l'Académie impériale des sciences, Belles Lettres et Arts de Lyon, T. 11 1862-1863, p. 5. Ainsi, selon Marie-Claude Chaudenneret, Les arguments avancés aux autorités impériales concernant l'utilité industrielle de l'école des Beaux-arts auraient été surtout tactiques, destinés à emporter la décision d'établir une école et un musée à Lyon.

Rebaptisée à l'avènement de la République en 1848, « École nationale des beaux-arts de Lyon », elle ne cesse de s'affirmer aux grands concours artistiques nationaux.

Placée d'abord sous l'autorité de l'Académie, elle dépend ensuite du secrétariat à l'Éducation et aux Beaux-Arts et enfin, à partir de 1959 du ministère de la Culture. Son administration a toujours été confiée à la commune de Lyon.

Son siège est installé initialement place du Change, puis au palais Saint-Pierre sur la place des Terreaux en 1807.En 1936, l'École des Beaux-Arts est transférée à l'École Textile, située sur le cours des Chartreux. En 1948, une partie de ses ateliers est déplacée dans une ancienne caserne, située 10 rue Neyret, sur les pentes de la Croix-Rousse, qui est démolie en 1954 et remplacée par un nouveau bâtiment dû à l'architecte Paul Bellemain, inauguré le par Jean Coquet, directeur de l'école.

Une nouvelle école : le pôle d'arts visuels des Subsistances L'ENSBA Lyon déménage au mois de sur le site historique des Subsistances (8 bis quai saint Vincent 69001 Lyon).

Ancien couvent de l’ordre de la Visitation au , constitué d’une église, d’un cloître, d’un oratoire et de diverses dépendances, le site est agrandi pour accompagner la prospérité jusqu’au milieu du ; puis l’ordre des visitandines s’endette et voit l’existence même du couvent remis en cause par la Révolution. Le couvent est alors confisqué et déclaré propriété nationale en 1789. Le site sera mis à disposition de l’armée pour l’habillement, le campement, puis rapidement pour le stockage des vivres afin d’alimenter les forts alentour.

En 1840 est construit le bâtiment carré entourant la cour intérieure, lieu d’ancrage de la nouvelle école. Au cours du , les activités de l’armée se caractérisent par le conditionnement de rations et autres questions de denrées alimentaires donnant au site le nom de «Subsistances militaires». L’armée utilise les lieux jusqu’en 1995, date à laquelle le site est restitué à la Ville de Lyon.

Début 1998, un lieu de création artistique est créé sur le site constitué d’un ensemble de bâtiments de . À l’automne 2003 le laboratoire de création artistique est précisé en Pôle pluridisciplinaire de confrontation et d’expérimentation consacré aux nouveaux langages du spectacle vivant : danse, théâtre, cirque, musique...»

L’arrivée de l’École nationale des beaux-arts de Lyon constituant le Pôle d’arts visuels des Subsistances a été rendue possible par les financements conjoints du ministère de la Culture, de la région Rhône-Alpes et de la Ville de Lyon. Implantée principalement dans le bâtiment carré, l’École bénéficie de quelque de locaux réaménagés afin de satisfaire les besoins et spécificités de ses enseignements et de ses activités de recherche. Ateliers de production, amphithéâtre, bibliothèque, espaces d’expositions… permettent d’accompagner les projets des étudiants.

Début 2011, l’École nationale des beaux-arts de Lyon voit ses statuts officiellement modifiés en EPCC, établissement public de coopération culturelle, est devenue l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon. L’École est désormais dotée de tous les outils nécessaires à la délivrance des diplômes au grade de master; cette évolution s’inscrit pleinement dans le cadre de l’harmonisation européenne des enseignements supérieurs.

Le , malgré la mobilisation étudiante et une pétition rassemblant plus de ., le conseil d'administration de l'école signe la fermeture du DNSEP en design graphique de l'ENSBA Lyon..

Anciens locaux La ville de Lyon, restée propriétaire de l'ancien site de l'école sis 10 rue Neyret (dit « bâtiment Neyret »), envisage d'abord de le céder à la filiale immobilier du Crédit Agricole qui y développerait des logements ainsi qu'une esplanade avec des terrasses de cafés en lieu et place de l'une des ailes du bâtiment. Ce projet est abandonné à la suite des élections municipales de 2020. Le nouvel exécutif municipal choisit de maintenir l'édifice dans son giron et engage une rénovation moins lourde que dans le projet précédent, mais qui devrait néanmoins durer jusqu'en 2028 en raison des dégradations constatées.

Direction

Enseignants

À l'École gratuite de dessin de Lyon

Marc Laurent Bruyas, Directeur de l'École de dessin & composition entre 1877 et 1893 Antoine-Michel Perrache, 1756Jean-Baptiste Martin, Histoire des églises de Lyon, 1864-1922, Lyon, éd. H. Larchandet.

s Dessin Alexis Grognard, dès 1807. Jean-François Legendre-Héral, de 1818 à 1838. Jean-Baptiste Danguin, actif en 1867 et 1873 .

Peinture Pierre Révoil, de 1807 à 1817, démissionne au 100 Jours et de à 1831. Pierre Cogell, de 1807 à 1811. Louis Bardey, peintre décorateur, mari de Jeanne Bardey. Jean-Michel Grobon (1770-1853), peintre et sculpteur. Claude Bonnefond, dès 1831. Michel Dumas (mort en 1885), en 1873. Jean-Baptiste Louis Guy, en 1871, rapidement révoqué. Nicolas Achille Chaine, en 1873. Jean-Marie Reignier (1815-1886), nommé en 1854, encore actif en 1873. Michel-Philibert Genod, de 1839 à 1862. Félix-Auguste Clément, de 1875 à 1877. Alexandre François Bonnardel, de 1900 à 1918, professeur de la classe du modèle vivant. Jean Louis Loubet (1841-1903)Forum de généalogie, consulté le 11 avril 2017..

Classe de fleurs Augustin Alexandre Thierriat (1789-1870), de 1823 à 1853.

À la fin du , le peintre et dessinateur pour la dentelle Jean Chaleyé est élève de cette classe, de 1896 à 1899, avant de transposer son répertoire floral dans la dentelle du Puy.

Architecture ornement Pascal Gay de 1807 à 1814. Claude Cochet de 1814 à 1823. Antoine-Marie Chenavard de 1823 à 1861.

Gravure Victor Vibert de 1833.

Sculpture Joseph Chinard, de 1807 à 1813. Joseph Charles Marin, dès 1813. Léopold de Ruolz Joseph-Hugues Fabisch, dès 1845.

Médailleur Pierre Cartellier, dès 1807, encore actif en 1811.

Art de traduire les esquisses en patrons Antoine Leclerc, dès 1807.

Peinture Alexandre François Bonnardel, dès 1900, professeur de la classe de modèle vivant. Antoine Chartres, dès 1939.

Élèves notables

s

Prix du Laurier d'or

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

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Articles connexes

École de Lyon (peinture)

Liens externes

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