La rue Verderet ou rue Verdelet, est une ancienne voie de Paris disparue en 1866 lors du percement de la rue Étienne-Marcel. Elle était située dans l'ancien .

Situation Située dans le quartier Montorgueil, cette voie d'une longueur de commençait aux 42-44, rue de la Grande-Truanderie et se terminait aux 17-19, rue MauconseilCadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Montorgueil », îlot , F/31/82/23, îlot , F/31/82/24..

Les numéros de la rue étaient noirsJean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.. Le dernier numéro impair était le et le dernier numéro pair était le .

Origine du nom Elle était originellement appelée « rue Merderai », car cette voie étroite et sale était un véritable dépôt d'immondices. Son nom fut par la suite adouci en « rue Verdelet » puis « rue Verderet ».

Historique Des actes de 1290, 1330, 1352 et 1406 l'indiquent sous les noms de « rue Merderiau », « rue Merderai », « rue Merderel » et rue Merderet, car cette voie étroite et sale était un véritable dépôt d'immondicesFélix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments..

En 1311, on la nomme « rue Breneuse », vieux mot qui désignait une ruelle étroite, malpropre et ordurière. Les rues Pagevin et du Petit-Reposoir qui étaient en face, portaient également le nom « rue de Breneuse »Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, 1855..

Elle est citée dans Le Dit des rues de Paris de Guillot de Paris sous le nom de « rue Merderiau ».

La rue Verderet formait l'une des limites du fief de Joigny.

Au début du , ce nom fut adouci et changé en « rue Verdelet » puis en 1806, elle fut nommée « rue Verderet ».

Une décision ministérielle du , signée Chaptal, fixe la largeur de cette voie publique à . Cette largeur est portée à en vertu d'une ordonnance royale du .

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Au , il y avait une maison où l'on voyait un jeu de paume. C'est dans cette propriété que Jean-Jacques Rousseau se logea pour se rapprocher de Dupin-Francueil, lorsque l'écrivain quitte l'hôtel Saint-Quentin de la rue des Cordiers.

Notes et références

Bibliographie Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit. Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, 1844. Guillot de Paris, Le Dit des rues de Paris avec préface, notes et glossaire par Edgar Mareuse. Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.

Annexes Articles connexes Histoire de Paris Liste des anciens noms de voies de Paris Rue Verderet Transformations de Paris sous le Second Empire

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