Mon curé chez les Thaïlandaises est un film français réalisé par Robert Thomas, sorti en 1983.
Comédie ponctuée de nudités, le film fait suite à Mon curé chez les nudistes (le précédent film de Robert Thomas) sans Paul Préboist, qui est remplacé par Maurice Risch. Il est à ce jour le dernier film mettant en scène le personnage de .
Contrairement à Mon curé chez les nudistes, qui avait fait entrées au box-office de l'année 1982, le film que certains considèrent comme un nanar a fait très peu d'entrées.
Ce film fait partie de la série des « Mon curé ». Ce personnage prend ses origines dans les romans de Clément Vautel : Mon curé chez les pauvres et Mon curé chez les riches. Il est adapté d’abord au théâtre. Puis au cinéma, les œuvres dans lesquels il apparaît, passent progressivement des simples comédies aux films considérés comme nanars.
Synopsis Georgette (Marion Game) est la gérante du Lotus Club, un bordel à Bangkok, dont son compagnon Léon est le propriétaire. Ce dernier meurt subitement sans avoir fait de testament. Le seul héritier est son frère, le père Maximin (Maurice Risch), un curé officiant dans un village du Sud-Ouest de la France. Afin de pouvoir continuer à gérer l'établissement, Georgette et Ping (Jacques Legras), son amant, décident de convaincre son beau-frère de venir s'installer en Thaïlande, et de lui faire croire que le bordel est en fait une institution catholique. Maximin hésite à faire ce voyage, car il produit sur place un élixir miraculeux qui a beaucoup de succès, mais Ping parvint à le convaincre qu'en le produisant en Asie, sa production en sera démultipliée.
Dans l'avion, il fait connaissance avec Hubert Jonathan McCormick (Jacques Balutin), consul d'Écosse qui part prendre ses fonctions, Suzie, la fille d'un général local, et Louise (Katia Tchenko), une professeure d'expression corporelle. L'avion est détourné et les quatre protagonistes sont parachutés dans le désert. Ils sont recueillis par Tête-de-fer (Darry Cowl), le pirate, qui décide de vendre Louise, mais qui traite avec égards le consul d'Écosse, dans l'espoir d'obtenir une rançon. Ce dernier parvient à faire évader Maximim, Suzie et d'autres prisonnières.
Avant que Maximim parvienne au Lotus Club, Georgette fait transformer l'espace d'un instant, son bordel en salle de prière. Le curé est sur le point de tomber dans le panneau, mais voilà qu'interviennent des rebelles du général Choko qui, confondant le curé avec le consul d'Écosse, procèdent à son enlèvement. Sur place, il retrouve le vrai consul, ainsi que Louise qui contribue à les faire évader. À la fin, Georgette se marie avec Ping, Suzie avec un jeune bonze défroqué, et Choko, le général rebelle, avec Louise. Quant à Maximim, il est nommé évêque par le pape à condition que ce dernier touche 10 % de la recette de son élixir miracle. L’histoire ne dit pas ce qu'il advint du Lotus Club.
Fiche technique Titre : Mon curé chez les Thaïlandaises Réalisation et scénario : Robert Thomas, assisté d'Alain Nauroy Musique : Romuald Figuier Photographie : Claude Becognée Genre : comédie érotique Durée : 95 minutes Dates de sortie :
Distribution Maurice Risch : le curé Maximin, héritier du Lotus Club Jacques Balutin : Hubert Jonathan McCormick, consul d'Écosse à Bangkok Marion Game : Georgette, compagne de Léon, tenancière du Lotus Club Daniel Prévost : le général Choko, chef des rebelles de l'ethnie Wong-Wong Darry Cowl : Tête-de-fer, pirate marchand d'esclaves Katia Tchenko : Louise, professeure d'expression corporelle Jacques Legras : Monsieur Ping, amant chinois de Georgette Béatrice Philippe : Suzie, fille du général Choko Jean-Claude Martin : Léon, frère du curé Maximin, propriétaire du Lotus Club et compagnon de Georgette Eric Do : le jeune bonze
Production Jacques Legras et Daniel Prévost interprètent respectivement un Chinois et un Thaïlandais, membre de l'ethnie imaginaire des « Wong-Wong ».
Tournage Le film, dont une grande partie de l'action est censée se dérouler en Thaïlande, a été entièrement tourné en France. On peut reconnaître la Mer de sable d'Ermenonville, les tours du quartier d'Italie 13 dans le de Paris, ou encore le château de Blandy-les-Tours.
Sortie et accueil
Le film connaît un échec commercial au box-office à sa sortie, se contentant de totaliser que ., alors que le précédent opus, Mon curé chez les nudistes, avait réuni plus d'un million de spectateurs en salles l'année précédente., ce qui condamna l'arrête de la série de films Mon curé. Ce sera grâce à la sortie du film en VHS, mais surtout les diffusions à la télévision qui permettra au film de rentrer dans ses frais.
Tout comme Mon curé chez les nudistes, le film est considéré comme un nanar.
Autour du film Série de films C'est le dernier film de la série Mon curé.
Notes et références
Liens externes
Critique Tohu-Bohu
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