Roisey est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune s'étage d'est en ouest de l'altitude vers la Tronchia sur le Piémont Rhodanien pour s’élever à au crêt de l'Oeillon en passant par le site des Trois Dents. Le territoire communal s'étend donc dans les reliefs collinaires et montagneux surplombant la rive droite du Rhône, au nord-ouest de la gorge de Malleval. Le nom de Roisey serait hérité de l'ancien français roisté, signifiant « escarpé »..

Géographie Localisation Roisey est une commune du Pilat. Elle fait partie du parc naturel régional du Pilat.

Hameaux et lieux-dits La commune de Roisey est, à l'instar de nombreuses communes rurales, formée d'un gros bourg centré sur l'église et de nombreux hameaux plus petits voire, pour certains assez importants puisque presque aussi peuplés que le bourg.

Le hameau du Briat

Le hameau de Sagnemorte

Le hameau de La Rivory

Le hameau de Brossin

Liste de tous les hameaux de Roisey

vignette|redresse=1.5|Panneaux d'indication de quelques hameaux du village.

Topographie, géologie et reliefs La commune de Roisey peut se diviser grossièrement en deux entités paysagères, climatiques et remarquables distinctes : le piémont rhodanien et le relief des crêts.

Le Piémont Rhodanien vignette|Le Piémont rhodanien, comme illustré ici, présente une agriculture diversifiée.

Il s'agit d'un espace identitaire du Parc composé de 3 secteurs distincts mais la transition entre ces secteurs n'est pas franche. Cette diversité constatée lui confère un caractère particulier qui le différencie et qui ne se retrouve nulle part ailleurs dans le Pilat. L’intérêt principal réside dans la déclinaison des différentes structures paysagères (prés-bois, bocage, vignobles, vergers, prairies, pâturages…). Chacun des secteurs à des particularités agricoles, naturelles et culturelles différentes mais les différences culturelles tendent à s'effacer du fait de la plus grande mobilité des personnes de nos jours.

On retrouve au Nord, le plateau des Haies entre Loire-sur-Rhône et La Chapelle-Villars avec un paysage agricole et forestier. Au centre, entre La Chapelle-Villars et Pélussin se trouve le plateau de Chuyer dans lequel l'agriculture est très présente et le système bocager encore lisible. Au Sud, entre Pélussin et Saint-Appolinard s'étend le plateau de Maclas, aussi appelé le Pélussinois qui présente des paysages ouverts et où l'imbrication des cultures et le caractère très habité du secteur lui confère un certain dynamisme. Dans la suite de cette section, nous traiterons plus particulièrement du secteur du Pélussinois car c'est celui dans lequel se trouve la commune de Roisey.

vignette|gauche|Ravins rhodaniens.

Véritable balcon sur la vallée du Rhône, le Piémont pélussinois est la partie du territoire la plus méridionale, celle où l’influence méditerranéenne se fait le plus ressentir. Depuis ce territoire, les vues sur la chaîne des Alpes, sur une grande partie de la basse vallée du Rhône mais aussi sur l’agglomération lyonnaise, sont saisissantes. Ce secteur est le plus touché par une urbanisation très importante, et ces évolutions récentes peuvent s’avérer problématiques (risque de suppression des respirations entre villages, perte de lisibilité des bourgs, fragmentation des espaces agricoles, privatisation des vues, banalisation des paysages ...). Le Parc cherche donc à maintenir des prairies naturelles et un réseau bocager pour faire des coupures d'urbanisation et sauvegarder la qualité des milieux naturels notamment l'écosystème particulier des ravins rhodaniens..

vignette|Ferme traditionnelle du Pélussinois.

Au , le paysan du Piémont rhodanien pratiquait la polyculture : arboriculture, élevage, viticulture. La ferme avait une forme variable mais on y retrouvait toujours la cave, l'étable et le hangar à fruits. Au printemps, on travaille la vigne. En automne, la dégustation du premier vin est l'occasion de la fête des Pressailles. Aujourd'hui, le Pélussinois reste une terre de polyculture même si les paysans se sont spécialisés : ils sont arboriculteurs ou éleveurs, ou viticulteurs. Une nouvelle forme d'unité agricole est apparue : la coopérative. Le Pélussinois produit toujours du lait, des fruits et du vin, mais chaque agriculteur s'est spécialisé selon les ressources locales pour vivre de son exploitation. Sur Roisey, l'agriculture est présente surtout à l'Est car le territoire communal est pour une grande part essentiellement forestier, les prairies pour faire du foin reste la plus grande partie de l'activité agricole bien que la culture de la pomme devienne importante lorsque l'on se rapproche de la commune de Bessey.

Les crêts Cette zone centrale est le lieu où s'affirme l'identité montagnarde du massif du Pilat. Il s'agit de la ligne sommitale du Parc dont le plus haut, le crêt de la Perdrix, culmine à . Cette ligne est entrecoupée de nombreux cols (col du Planil, croix de Chaubouret, col de l'Œillon, col de la Croix de Montvieux, collet de Doizieux…) qui invitent à aller voir ce qui se passe sur l'autre versant.

La végétation sur les crêts est changeante : les espaces sont alternativement fermés sur des ambiances de sous-bois, puis totalement tournés vers le panorama des landes sommitales dégagées ( la prairie de la Jasserie au pied du crêt de la Perdrix sur la commune de la Valla-en-Gier).

vignette|gauche|Chirat dans le Pilat.

Les chirats sont une caractéristique spécifique à ce secteur. Les chirats (appellation locale rappelant d’autres termes comme cheire, clapier, clapas…, fréquemment employés dans le Massif central pour désigner des rochers ou chaos de rochers) désignent les amas rocheux qui parsèment les pentes sommitales du massif du Pilat. Ils sont essentiellement issus de la dégradation de roches métamorphiques, telles que le gneiss et les leptynites. Réduits souvent à de simples éboulis, les chirats présentent le plus souvent des formes à la dynamique complexe, avec distinction de deux hypothèses, la deuxième étant la plus affirmée, sur l’origine de leur formation :

exhumation des blocs rocheux de l’arène granitique éclatement des roches sous l’effet « gel-dégel » à l’époque du péri-glaciaire (il y a environ ), suivi du glissement sur les pentes, de l’ensemble du chirat qui peut être considéré alors comme un « glacier rocheux »

vignette|Les Crêts.

Constitués de blocs nus, non enchâssés dans une matrice de particules plus fines, les chirats constituent des terrains peu favorables à l’installation des végétaux supérieurs. Seules les communautés lichéniques arrivent à coloniser ces milieux. En dehors du Parc et du nord de l’Ardèche, on ne rencontre de telles formations qu’aux États-Unis, dans le massif des Appalaches, où ils sont connus sous le nom de blockfields.

Cette entité paysagère emblématique est menacée. En effet, la baisse des pâturages et de l'agriculture sur la ligne de crêts entraîne une colonisation par la végétation et une obstruction du panorama. Le parc du Pilat s'est donné pour mission de maintenir les cols « ouverts » pour ainsi favoriser le maintien des prairies sommitales, réservoirs de biodiversité. De plus, ce phénomène de colonisation par la végétation touche aussi les petits chirats qui peuvent même disparaître. Le Parc s'est donc engagé à maintenir les petits chirats qui abritent notamment des espèces d'intérêt patrimonial, comme le carabe des Chirats ou la sabline fausse-mousse.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Nord-est du Massif Central » et « Sud-est du Massif Central ».. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Graix à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Qualité de l'air En , sur un panel de françaises, Roisey est déclarée la moins polluée avec un taux de particules fines de de particules fines par mètre cube en moyenne par an, selon un rapport publié par l'OMS. en utilisant un nouveau modèle de qualité de l'air.. Urbanisme Typologie Au , Roisey est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de PélussinUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant six communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Pélussin, il y a une ville-centre et cinq communes de banlieue... La commune est en outre hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (64,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (63,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (63,6 %), prairies (21 %), zones agricoles hétérogènes (8,8 %), zones urbanisées (5,4 %), cultures permanentes (0,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,4 %), terres arables (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Évolution de la commune Histoire

Roisey devient un prieuré bénédictin dès le et le prieuré de Saint-Pancrace est sécularisé en 1612.