Espaly-Saint-Marcel est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Ses habitants sont appelés les Espaviots, Espaviotes.
Géographie Localisation
La commune d'Espaly-Saint-Marcel se trouve dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Espaly se trouve dans le massif du Devès, qui fait partie des monts du Velay dans le Massif central Couches « Cartes IGN classiques » et « Hydrographie » activées. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle sur l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances et surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches"..
Elle se situe à par la routeLa distance est mesurée entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluée à l'aide d'un calculateur d'itinéraires. du Puy-en-Velay., préfecture du département.
Valence (et l'autoroute A7) est à à l'est, Brioude à au nord-ouest et l'autoroute A75 à au nord-ouest (accès « Le Puy-en-Velay — Espalem »). Les distances par route entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral (dans l'onglet à gauche de l'écran, cliquer sur "Itinéraires"..
Les communes les plus prochesLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau. sont. : Le Puy-en-Velay (), Aiguilhe (), Ceyssac (), Vals-près-le-Puy (), Polignac (), Chadrac (), Le Monteil (), Brives-Charensac ().
Elle est limitrophe des municipalités d'Aiguilhe au nord et à l'est, Le Puy-en-Velay au sud-est et au sud, Ceyssac au sud-ouest et à l'ouest, Polignac au nord-ouest.
Hydrographie La rivière Borne, qui coule ici d'ouest en est, est le seul cours d'eau traversant la commune. En rive droite (côté sud); deux de ses affluents ont creusé des vallées : le ruisseau de Ceyssac et, en aval, le ruisseau de Clary dans le val du Riou.
Géologie
Son altitude varie de , sa mairie se trouvant à .
La formation volcanique en « tuyaux d'orgue » des Orgues d'Espaly.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , minimale en été, maximale en automne.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chadrac à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Espaly-Saint-Marcel est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine du Puy-en-VelayUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant neuf communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine du Puy-en-Velay, il y a une ville-centre et huit communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Puy-en-Velay, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (60,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (33,4 %), zones urbanisées (30,9 %), zones agricoles hétérogènes (23,7 %), forêts (7,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (4,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2013 et de en 2008.
Parmi ces logements, 82,5 % étaient des résidences principales, 3,2 % des résidences secondaires et 14,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 61,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 38,4 % des appartements..
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Espaly-Saint-Marcel en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (3,2 %) inférieure à celle du département (16,1 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 58,8 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (61,4 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière..
+ Le logement à Espaly-Saint-Marcel en 2018. Typologie Espaly-Saint-Marcel. Haute-Loire. France entière. Résidences principales (en %)82,571,582,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)3,216,19,7 Logements vacants (en %)14,312,48,2
Toponymie
Histoire
Préhistoire vignette| L'« Homme de la Denise »
Découvert en 1844 par un laboureur. à la Malouteyre selon certains., à l'Ermitage selon d'autres, ., sur la pente sud-est du volcan de la Denise au nord-ouest du bourg, ce squelette est publié en 1847 par Auguste Aymard., paragr. 6. (photo d'une portion du crâne et d'une vertèbre.). Ses vestiges reposent dans un terrain dont la stratigraphie complexe s'avère longtemps difficile à déterminer et donne lieu à de nombreux avis partagés.. Une stratigraphie complexe, car cet homme a été un témoin des éruptions du Velay et de la chaîne du Puy de Dôme - il est contemporain de la faune à Rhinoceros merckii (espèce éteinte depuis au moins ans) et a été enseveli sous les cendres d'une éruption de la Denise. De plus et surtout, à l'époque de sa découverte l'idée de l'ancienneté de l'espèce humaine est strictement limitée à des temps très récents, ne dépassant pas quelques millénaires. Il est impensable qu'un crâne d'Homo sapiens puisse être plus vieux que ce que dit la bible. L'authenticité des vestiges humains découverts est donc contestée : les hypothèses de fraude et / ou sépulture récente sont encore avancées en 1921 par Marcellin Boule qui, après avoir en 1892 fait « honneur au talent et au courage des naturalistes du Puy » pour soutenir l'hypothèse d'une plus grande ancienneté, se rétracte de cette position et, selon Pierre Bout, trouve « les Hommes fossiles de Denise […] trop évolués pour l'âge qu'il faut bien leur reconnaître dès l'instant que l'on admet leur authenticité ».
Les Rivaux Le gisement des Rivaux se trouve en rive gauche (côté nord) de la Borne, à moins de au nord-ouest du centre d'Espaly, carte .. Il inclut quatre gisements connus, numérotés de 1 à 4. Rivaux 1, le gisement principal, est découvert par Auguste Aymard qui le publie en 1855. Cité dans .. En 1876 il livre un vestige humain et, dans les couches sus-jacentes (donc plus récentes), de nombreux vestiges de faune quaternaire. Pierre Bout y découvre en 1949 des éléments d'industrie lithique paléolithique ; plus ou moins dans la même période, François Prat identifie le cheval des Rivaux à Equus caballus germanicus Nehring. Plusieurs fouilleurs explorent le site entre 1962 et 1968, sans beaucoup de méthode. En 1968, René Liabeuf et Alain Quinqueton découvrent dans les couches supérieures du remplissage des niveaux néolithiques avec structures d'habitat et une grande quantité de mobilier chasséen. Ces niveaux font l'objet de fouilles de sauvetage de 1970 à 1974 et en 1976. Mais devant l'ampleur du site, il s'avère que les moyens mis en œuvre sont insuffisants et inadaptésEn automne 1976 une tempête détruit le grand toit construit seulement quelques mois auparavant pour abriter les fouilles. ; ce qui détermine en 1977 l'acceptation du site dans le programme du Fonds d'intervention destiné à l'archéologie de sauvetage (Fias) créé cette même année par le Conseil supérieur de la recherche archéologique (C.S.R.A.)..
Vestige humain découvert en 1876
Il s'agit d'une portion inférieure de tibia droit, encastrée dans un morceau de brèche à éléments basaltiques liés par de la calcite. L'identité de son « inventeur » n'est pas formellement établie. Aymard l'attribue à Bertrand de LomJean-Pierre Bertrand de Lom (1798-1878), est principalement un minéralogiste français. Il a découvert des gisements inconnus de corindon et de saphir à l'ouest du Puy. Voir :
.Auguste Aymard, Bulletin de la Société agricole et scientifique de la Haute-Loire, 1886-1887, p. 154. Cité dans . ; mais l'inventaire par H. Mallergue du matériel préhistorique du musée Crozatier indique que le fossile a été trouvé par M. Pellegrini - ce dernier souvent associé à Aymard pour ce qui concerne les dons au musée..
attribuent à ce fossile un âge rissien (entre (ou ) et environ).
Mobilier Entre autres mobilier, le locus 1 a livré des plats à pain chasséens. à la base de l'occupation principale. Ce Chasséen peu évolué se retrouve au locus 4, où des vestiges de cette époque ont été découverts en 1979.. Le site a aussi fourni plusieurs niveaux avec des faunes wurmiennes et une industrie moustérienne.
L'occupation chasséenne a duré à peu près un millénaire, de ± 210 ans AP ( BC) à ± 210 ans AP ( BC)..
Site de plein air sur Ceyssac et Espaly