Georges Alfred Bottini, dit George Bottini, né à Paris le et mort à Villejuif le Archives départementales du Val-de-Marne, acte de décès n°365, vue 93 / 104. est un peintre, dessinateur, illustrateur, aquarelliste et graveur français.
Biographie
Georges Alfred Bottini voit le jour rue Pierre-Fontaine à Paris. Il est le fils de Ludovic Bottini, coiffeur. et de Léontine BazinActe , état-civil de la Ville de Paris, , naissance de 1874.. Il fait son école primaire rue Blanche puis quitte rapidement l'école. Vers 18 ans, employé par le restaurateur Gatti, il se passionne pour les techniques anciennes et poursuit sa formation artistique dans l'atelier d'Eugène Cormon. Il fréquente assidûment les galeries du musée du Louvre, admire Titien, Giorgione et se lie d'amitié avec Fabien Launay et Gaston de PawlowskiMartine et Bertrand Willot, Nous étions trois amis intimes qui avions vingt ans aux alentours de 1897, Bottini, Launay et moi, édition Plein Chant, 2005, et suiv..
Il commence à se faire connaître par des paysages de Bretagne et s'installe rue Laval où il a pour amie Augusta Holmès.
En 1895, il est, avec Fabien Launay, le directeur artistique de la revue Le Rêve et l'Idée, dirigée par Maurice Le Blond, aux côtés de Saint-Georges de Bouhélier..
En 1897, il expose pour la première foisFiche exposant SSNBA 1897, base salons du musée d'Orsay. au salon de la Société nationale des beaux-arts, une huile sur toile intitulée Portrait de Mlle Léa Z..., et des gravures ; il indique comme adresse de domicile le 15 rue Girardon. L'année suivante, il expose six aquarelles à Londres au Prince Skating Club de Knightbridge, invité par l'« International Society of Sculptors, Painters and Gravers ». Il fut fidèle au salon de la SNBA de 1899 à 1907 et participa deux fois au Salon des artistes français (1902 et 1903), ainsi qu'au Salon d'Automne de 1903.
En 1899, une exposition à la galerie Kleinmann « Bals, bars, théâtres et maisons closes » qui réunit 50 de ses aquarelles, est saluée par Jean LorrainJean Lorrain, Poussières de Paris, Paris, 1902. et par Gustave GeffroyLe Journal, .. Ce début de reconnaissance ne lui permet pas d'échapper à la pauvreté. TabarantTabarant, Livret de l'exposition Peintures, aquarelles, Eaux-fortes, Galerie Dru, Paris, 1926. relève qu'il ne cessa d'être harcelé par une misère qui ne lui laissa guère de répit et que son dandysme dédaigneux contemplait de haut.
Bottini travaille ensuite avec Louis Anquetin et Manuel Robbe et doit effectuer son service militaire à Baccarat dans les chasseurs à pied. Des signes importants d'une maladie vénérienne — sans doute la syphilis qui affecte à plus ou moins long terme le cerveau — qu'il a contractée à l'âge de 15 ans, se font alors fortement sentir. Après un dîner, il est subitement pris d'une forme de délire ; résidant au 23 rue Clauzel, il doit être interné en urgence à l'hôpital psychiatrique de Villejuif, où il meurt le .
Saint-Georges de Bouhélier, son fidèle ami, lui rend hommage en ces termesSaint-Georges de Bouhélier, « Les années d'apprentissage de Bottini », Comoedia, . :
Œuvre On lui doit une vingtaine de toiles et environ 200 aquarelles. Ses aquarelles les plus réputées sont ses scènes de bar et ses femmes nues à la toilette. Il dessinait d'abord les personnages nus puis les habillait.
Il a aussi gravé quelques eaux-fortes et pointes-sèches en couleurs. La plupart de ses œuvres ont été achetées par l'expert et galeriste Édouard Kleinmann (1844-1927)Édouard Kleinmann, sur aghora.inha.fr. ainsi que par Edmond Sagot.
Collections publiques Le musée du Petit Palais de Genève conserve de nombreuses œuvres de Bottini dont l'une des plus connues est L'Alsacienne ou la fiancée du peintre. Le musée d'Orsay conserve une huile sur toile, La Femme au perroquet, et un portrait de l'artiste, papier sur bois.
Illustrations Bottini travailla très tôt dans l'illustration publicitaire en lien avec le cyclisme : en 1895, pour le catalogue français de la société The St. George's Engineering Co (Birmingham)Les sports athlétiques, , 21 décembre 1895, — sur Gallica., et pour, entre autres, l'affiche lithographiée des Cycles Médinger (avant 1897) et le Paris-Vélo Almanach (1896). Il collabore également au périodique Le Rire.
On lui doit en outre des partitions de musique illustrées (dès 1893, pour Léonce Burret)Notice œuvre — ., des ornementations et hors-textes pour des revues d'art Le Centaure (1896) et La Vogue (1899)La Vogue, avril 1899 — sur Gallica., des dessins et des aquarelles hors-texte pour La Maison Philibert de Jean Lorrain et Une heure du matin, les soupeuses de Gustave Coquiot, deux volumes de la collection « Les minutes parisiennes » (Paul Ollendorff, 1899-1904).
Aquarelles
Notes et références
Voir aussi Renaissance de l'eau-forte Bibliographie Gérald Schurr, Pierre Cabanne, Dictionnaire des petits maîtres de la peinture, 1820-1920, 2003. Martine et Bertrand Willot, « Nous étions trois amis intimes qui avions vingt ans aux alentours de 1897, Bottini, Launay et moi… - Récit biographique », Plein Chant , 2005 (Extrait sur laviedartiste.org, en ligne). Edna Carter Southard, George Bottini, painter of Montmartre, Oxford (Ohio), Miami University Art Museum, 1984.
Liens externes
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