James Riley Blake, né le à Yonkers dans l'état de New York, est un joueur de tennis américain, professionnel de 1999 à 2013.

Il a été coaché par son entraîneur Brian Barker depuis ses 12 ans jusqu'à la fin de sa carrière. Les 10 titres en simple qu'il a remportés dans sa carrière l'ont été sur la même surface (dur). Il a atteint la mondiale en 2006, année durant laquelle il a remporté 5 tournois et atteint 3 autres finales dont le Masters. Il a également participé à la victoire des États-Unis en Coupe Davis en 2007. Son coup droit a la réputation d'être l'un des plus dévastateurs de toute l'histoire du tennisLes coups droits de James Blake, attention les yeux !.

Biographie

Le cadet des Blake a un discours pétri d’humanisme. Peut-être parce qu’il a grandi avec Arthur Ashe pour modèle. James répète souvent : « Arthur est une source d’inspiration pour moi et devrait l’être pour beaucoup d’autres athlètes, parce que sa carrière sportive a été éclipsée par le grand personnage qu’il est devenu par la suite. Il a beaucoup donné et rendu aux autres. C’est pour cela qu’on ne pense pas tout de suite qu’il était également un grand joueur de tennis. » Dans l’histoire du tennis, Ashe reste quand même le premier joueur noir à intégrer l’équipe américaine de Coupe Davis. Classé au second rang mondial en 1976, il se consacre après sa carrière à la réinsertion de jeunes Noirs par le biais du sport et lutte contre l’apartheid sud-africain. Atteint du virus du sida à la suite d’une transfusion sanguine, il meurt en 1993.

James n’a jamais rencontré son idole mais il aime savoir que le grand Arthur a visité le lieu où il a appris le tennis. Enseignant bénévole d’un programme de tennis dans le quartier d’Harlem à New York, Thomas Blake y enseigna les rudiments de la raquette aux deux fils conçus avec son épouse britannique Betty : James donc et son aîné Thomas Jr.

Bientôt, la famille quitte Harlem. Mais les rejetons continuent de taper dans la balle à Fairfield, dans le Connecticut. Cette fois le quartier est majoritairement blanc, James s’en accommode sans problème et vit avec plus de douleurs la scoliose qui mine son corps. « Toute ma croissance, j’ai porté des attelles pour protéger mon dos. Je ne me sentais un gamin comme les autres que lorsque je sortais du court et qu’on me libérait de ce carcan. » Ce handicap passager n’empêche pas James Blake de mener tennis et études de front jusqu’à la prestigieuse Université Harvard. Il y fait ses premières armes sur le circuit universitaire.

Carrière professionnelle

Toujours est-il qu’il débarque en 1999 au milieu des requins du circuit tennistique. Trois ans plus tard, l’Américain remporte son premier tournoi à Washington et culmine à la du classement mondial.

En 2000, il remporte les tournois challenger de Houston (en battant Kratochvil) et celui de Rancho Mirage (face à Mamiit). L'année suivante, il s'incline en finale du challenger de Waikoloa face à Andy Roddick. La même année, il intègre pour la première fois l'équipe américaine de Coupe Davis opposée à l'Inde, compétition dans laquelle il s'illustrera en remportant ses deux matchs en simple. Il termine sa saison 2001 en remportant le tournoi challenger de Knoxville (s'imposant face à Trifu).

En 2002, il remporte le tournoi Challenger de Waikoloa (face à Martin Verkerk) et atteint sa première finale sur le circuit ATP à Memphis, où il s'incline face à son compatriote Andy Roddick. Il se hisse ensuite en finale du tournoi sur herbe de Newport où il se fait à nouveau battre par un compatriote, cette fois Taylor Dent. Lors du tournoi de Washington, il s'impose face à Àlex Corretja (en quart), Andre Agassi (en demi-finale) et Paradorn Srichaphan en finale pour devenir le quatrième Afro-Américain à glaner un titre ATP dans l'ère Open. Associé à Todd Martin, il gagne son premier titre en double à Cincinnati.

Il entame la saison 2003 avec un quatrième tour à l'Open d'Australie, chutant face au futur finaliste de l'épreuve Rainer Schüttler. Il se qualifie plus tard dans l'année pour la finale du tournoi de Long Island, sans toutefois parvenir à s'imposer face à Srichaphan. En double, il gagne son second titre à Scottsdale en compagnie de Mark Merklein.

2004 est une année difficile pour Blake. Il parvient à se classer dans le Top 100 pour la quatrième année consécutive malgré une année gâchée par les blessures et maladies. Sa saison débute en Australie, où il atteint le quatrième tour de l'Open d'Australie pour la deuxième année consécutive (battu par le finaliste Marat Safin). En mars, il se hisse en quarts à Scottsdale (perdant face au futur vainqueur Vincent Spadea) et poursuit sa saison avec un quart de finale aux Masters Series d'Indian Wells (où il perd face à Labadze). Vient ensuite la saison sur terre battue durant laquelle il gagne l'épreuve en double du tournoi de San Jose (avec Mardy Fish) et il se qualifie pour les quarts de finale du tournoi de Houston (en double, il remporte le tournoi avec son ami Mardy Fish). Lors du Masters Series de Rome, il s'incline au premier tour face à Jiri Novak et se fracture ensuite une vertèbre cervicale lors d'une séance d'entraînement en mai à Rome, accident qui l'éloignera des courts pendant deux mois. En été 2004, il contracte un zona, une maladie affectant l'ouïe, la vue et causant la paralysie temporaire d'une partie du visage. Au mois de juillet, son père meurt d'un cancer. Il retourne néanmoins sur le circuit à Newport, épreuve où il perd au deuxième tour. En août, à la suite de sa défaite au premier tour lors du tournoi de Washington, la maladie le contraint à faire l'impasse sur son tournoi favori : l'US Open. Il tentera une nouvelle fois de revenir, cette fois à Delray Beach au mois de septembre, où il s'incline au second tour.

En 2005, l'Américain réalise une de ses meilleures saisons sur le circuit ATP, remportant 2 tournois sur dur et terminant pour la première fois de sa carrière dans le Top 25. Il a également brillé en Grand Chelem, notamment avec un quart de finale à l'US Open. Relégué à la du classement en avril, il commence à obtenir des résultats réguliers en été, lors de son retour à Washington, où il atteint la finale et s'incline face à Andy Roddick. Trois semaines plus tard, il confirme son bon état de forme en remportant son deuxième titre ATP à New Haven (battant Feliciano Lopez). Mais son élan n'est pas près d'être brisé : de retour dans son tournoi favori, il crée la surprise en battant le numéro deux mondial Rafael Nadal au troisième tour, la tête de série Tommy Robredo au quatrième, avant de s'incliner au tie-break du d'un match qui restera dans les annales, face à Andre Agassi, après avoir mené deux sets à rien. Il a ensuite participé à la Coupe Davis en Belgique (il s'est incliné face à Olivier Rochus lors du match d'ouverture). En octobre, il remporte son troisième tournoi ATP (premier sur le sol européen) à Stockholm en battant Srichaphan en finale.

En , James souffre d'un étirement d'un ligament au pied.

2006, la consécration Sa saison 2006 débute à Adélaïde, où il perd au premier tour. Mais il se rattrape la semaine suivante en remportant le tournoi de Sydney en battant le Russe Igor Andreev en finale. En mars, James Blake remporte le tournoi de Las Vegas en battant l'Australien Lleyton Hewitt 7-5, 2-6, 6-3 pour remporter le cinquième tournoi de sa carrière, le second en 2006, et surtout signer sa première victoire face à un joueur contre qui il n'avait jamais gagné lors de leurs six précédentes confrontations. Grâce à cette performance, James se hisse à la mondiale. La semaine suivante, à Indian Wells, James se hisse en finale, battant sur son passage Tommy Robredo, Tommy Haas, Igor Andreev et Rafael Nadal. En finale face à Federer, James a rapidement deux breaks d'avance dans le premier set mais cela ne suffit pas pour le remporter : Federer refait son retard pour s'imposer finalement sur le score de 7-5, 6-3, 6-0. Cette excellente semaine lui permet alors d'intégrer le top 10 () pour la première fois de sa carrière.

La semaine qui suit, James participe au tournoi de Miami, où il inflige un double 6-0 à Berlocq. Il bat ensuite Jarkko Nieminen et Juan Ignacio Chela en trois manches, avant de s'incliner en deux sets au tour suivant face au maître incontesté du tennis mondial, Roger Federer. En , il est sélectionné dans l'équipe américaine de Coupe Davis pour affronter le Chili sur le gazon californien du Mission Hills Country Club situé à Rancho Mirage. James Blake perd in extremis son premier simple (10-8 au cinquième set), heureusement Andy Roddick sauve les États-Unis, rendant ainsi anecdotique le dernier simple que Blake perd également.

Vient ensuite le tournoi sur la terre battue américaine de Houston : Blake, tête de série du tournoi est sorti au premier tour par le Français Antony Dupuis : James Blake est-il à bout de souffle après un extraordinaire début de saison 2006 ? En tout cas, il a décidé de faire l'impasse sur le Masters de Monte Carlo. À Rome, une nouvelle contre-performance l'attend (défaite au premier tour contre Florent Serra).

À Roland-Garros, Blake perd au troisième tour contre Gaël Monfils après une superbe bataille en 5 sets. Il échoue également au troisième tour à Wimbledon contre Max Mirnyi.

En , il obtient son meilleur classement (cinquième) après sa victoire à Indianapolis contre Andy Roddick. En octobre, il semble bien parti pour décrocher son billet pour le Masters. Il a en effet battu Ivan Ljubičić en finale du tournoi de Bangkok en deux manches 6-3 et 6-1. Grâce à ce succès, James remporte son quatrième tournoi de l'année et reste plus que jamais en course pour disputer le Masters (son principal adversaire, Márcos Baghdatís, étant blessé). La semaine suivante, il remporte pour la deuxième fois consécutive le tournoi de Stockholm (son en 2006), épreuve du circuit ATP dotée de , en battant en finale le Finlandais Jarkko Nieminen 6-4, 6-2 en 55 minutes.

En guise de consécration pour cette merveilleuse année 2006, James est le dernier joueur à décrocher son billet pour les Masters de Shanghai. Lors de son premier match de poule face à Rafael Nadal, James s'impose 6-4, 7-6 face au numéro deux mondial. Il enchaîne ensuite avec une victoire face à Nikolay Davydenko sur le score de 2-6, 6-4, 7-5. La victoire de Nadal sur Robredo lui ouvre les portes des demi-finales. Il lui restait cependant à disputer son dernier match de poule face à Tommy Robredo contre qui il s'est incliné en 3 sets. James affronte donc David Nalbandian, tenant du titre, en demi-finale et se qualifie pour la finale en battant l'Argentin, en 75 minutes seulement, 6-4, 6-1. En finale, James affronte Roger Federer mais l'incontestable numéro un mondial remporte facilement son troisième Masters. Cependant l'opération reste plus que positive pour James qui, grâce à son accession en finale du Masters, remonte de la huitième à la quatrième place du classement ATP. Il s'agit du meilleur classement atteint par le joueur américain.

2007, la confirmation Lors de sa rentrée sur le circuit, James conserve son titre à Sydney en battant en finale l'Espagnol Carlos Moyà (6-3, 5-7, 6-1) après un peu plus de deux heures d'un match haletant. L'Américain empoche ainsi le de sa carrière. Il enchaîne ensuite avec l'Open d'Australie où il s'incline en huitième de finale contre le Chilien et futur finaliste de l'épreuve, Fernando González. Cette défaite relativement rapide le fait descendre à la mondiale, « doublé » par ce même González.

Après une défaite en finale à Delray Beach face au Belge Xavier Malisse et une descente à la mondiale, James s'incline prématurément au troisième tour d'Indian Wells face au Français Julien Benneteau, ce qui le fait chuter à la . Et sa série noire se prolonge puisqu'il s'incline dès le du tournoi de Miami face au Français Florent Serra en 3 sets.