Antoine-Balthasar-Joseph d'AndréAD13, acte de baptême, Aix-en-Provence, la Madeleine, 1759 (1759-1825) est un homme politique, conseiller au Parlement de Provence puis député de l'Assemblée constituante de 1789. Né à Aix-en-Provence, le , il est mort à Paris ( ancien), le .
André, appelé aussi d'André de Bellevue, est le fils de Jacques-Joseph-Gabriel-Benoît, conseiller en la chambre des comptes, aides et finances de Provence, et d'Anne-Jeanne-FrançoiseDans son acte de baptême du 24 juin 1735 (paroisse de la Madeleine), ces prénoms sont placés dans l'ordre suivant : Jeanne-Françoise-Anne de Payan de Saint-Martin, elle-même fille d'un conseiller aux comptes. Il épousa à Aix-en-Provence, le , Thérèse-Émilie-Fortunée Mignard, qui lui apportait livres de dotLa Provence des Lumières. Les parlementaires d'Aix au , par Monique Cubells (Maloine S.A. éditeur, Paris 1984), fille de Joseph-Sauveur, négociant aixois et de Thérèse-Élisabeth-Reyne Mathieu.
Au Parlement de Provence Le conseiller d'André fut reçu à 20 ans, le , au Parlement de Provence, en la charge de Jean-Joseph d'Orcin MiravalChronologie des officiers des Cours souveraines de Provence, par Balthasar de Clapiers-Collongues (Édition de la Société d'études provençales, Aix-en-Provence 1909).
Sous la Révolution À la veille de la Révolution, il fut un des rares parlementaires à défendre les idées nouvelles. Porte-parole des nobles non fieffés, il fut choisi par cette noblesse le pour être député de la sénéchaussée de sa ville natale, aux états généraux. Il est un député très actif. Imitant Philippe, duc d'Orléans (1747-1793), il se joint au tiers état. Il est membre du Comité de constitution.
Pendant l'hiver 1789-1790, d'André fut envoyé à Aix-en-Provence et à Toulon pour rétablir l'ordre dans les communes où des troubles avaient éclatéLes Bouches-du-Rhône, encyclopédie départementale, sous la Direction de Paul Masson, tome XI, biographies par H. Barré (Marseille, 1913)(). De retour à Paris, il présida par trois fois la Constituante, en 1790 et 1791 et à la séance du , appuya la motion de Robespierre. Il proposa même que tous les membres de l'Assemblés prennent l'engagement de ne plus jamais solliciter de place pour qui que ce fûtDictionnaire des parlementaires français… : depuis le mai 1789 jusqu'au mai 1889… / publ. sous la dir. de MM. Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny.
Bien qu'il évoluât vers la droite, et devient un des principaux chefs du parti royaliste ; malgré tout, il vote après la fuite de Louis XVI à Varennes la suspension du pouvoir exécutif (). Après la session de l'Assemblée constituante, il demeure à Paris et y fonde une grande maison d'épicerie ce qui lui vaut le surnom d'« Épicier » de la part des journalistes de gauche. Accusé d'accaparement et suspecté de complot avec les émigrés, il émigre. Il s'installe d'abord en Grande-Bretagne puis s'établit en Suisse où il se met au service du comte de Provence (futur Louis XVIII de France). Il devient un agent royaliste très actif pour le compte des Britanniques. C'est à lui que le représentant du gouvernement britannique William Wickham fait parvenir les fonds destinés à entretenir la propagande contre-révolutionnaire.
Sous le Directoire Il fait son retour en France en et prend en main la campagne électorale des royalistes. Ses efforts ont quelque succès, il se fait élire député au Conseil des Cinq-Cents. Après le coup d'État du 18 fructidor an V (), il échappe de justesse à l'arrestation et parvient à s'enfuir en Suisse.
Sous le Consulat et le Premier Empire Pendant dix années il servira fidèlement Louis XVIII, mais désappointé par les victoires de Napoléon Bonaparte à Wagram, il permet à son fils de servir dans l'armée impériale. Toujours en Autriche, il abandonne la politique pour se consacrer à l'agriculture, il crée une ferme modèle aux environs de Vienne.
Sous la Restauration Sous la Restauration, il suit Louis XVIII lors de son retour en France, ce dernier lui pardonne sa défection de 1809 à 1814 et le nomme directeur général de la Police, puis intendant de la Maison du roi à la seconde Restauration. Il meurt le à Paris et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise ( division).
Son fils Antoine Joseph Maurice d'André devint général et sénateur.
Famille De son mariage avec Thérèse Mignard, il eut 9 enfants d'où une très nombreuse descendance.
Pour approfondir Bibliographie
Articles connexes Liste des familles subsistantes de la noblesse française (A à K) Liste des officiers au Parlement de Provence
Liens externes
Notes et références
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