Saint-André-de-la-Marche est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Sèvremoine.

Géographie Localisation Ce village angevin se situe dans la région des Mauges, à une dizaine de kilomètres nord-ouest de Cholet., consulté le 8 mai 2017 — Les distances affichées sont des distances orthodromiques (à vol d'oiseau).. Historiquement, Saint-André-de-la-Marche se situe aux confins des trois provinces : Poitou, Anjou et Bretagne. C'est cette position si particulière sur ce que l'on nomme alors les Marches ou Frontières qui en fera un bureau de la gabelle.

Géologie et relief

Toponymie et héraldique Toponymie Parochia Sancti Andree au ..

Ses habitants sont appelés les Andréatains.

Héraldique

Histoire Préhistoire et Antiquité Plusieurs menhirs, aujourd'hui détruits, ont été signalé sur le territoire de la commune (Pierre levée de la Blouère, Pierre droite, Pierre levée du Coureau, menhir incertain de Bellevue).. Une cinquantaine de haches polies ainsi que deux haches en bronze et des silex taillés indiquent la présence humaine dans le secteurCélestin Port, Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire, 1874..

Il y avait à trois kilomètres Espetvan lieu planté de taillis, aujourd'hui Saint-Macaire en Mauges, et à trois ou quatre lieues Ségora (Fief Sauvin - Villeneuve). Sur l'antique voie qui conduisait de Poitiers à Nantes, Saint-André était la dernière étapes des pictons avant d'entrer chez les Andécaves ou les Namnètes, une station frontière qu'évoquait déjà sans doute son nom celtique. Il est possible que le territoire ait été habité par le peuple gaulois des Ambiliatres.

Moyen Âge La première mention historique de la paroisse se trouve dans un cartulaire de l'évêché de Poitiers, le Grand Gauthier : Parochia Sancti Andrœ. Il existait également aux Archives du Maine-et-Loire, série E1123, un acte passé en entre Guy de Chemillé et Renauld de la Barre, lequel acquiert du premier . Dépendant en ce temps-là du diocèse de Poitiers, Saint-André par la suite fait partie, de 1317 à 1648, du diocèse de Maillezais, puis du diocèse de La Rochelle jusqu'au Concordat. Saint-André relevait du doyenné de Saint-Laurent-sur-Sèvre et de l'archidiaconé de Fontenay-le-Comte.

Cotisation de la noblesse du pays des Mauges pour la rançon du roi Jean II après la Bataille de Poitiers : à la suite du traité de Brétigny le , la rançon de Jean II est fixée à 3 millions d'écus d'or. La châtellenie de Montfaucon et de Beaupréau y contribuent selon leurs moyens, le est décidée la levée des fonds sur le pays des Mauges, ce document mentionne le nom des familles des Mauges qui y contribuèrentGallica.bnf.fr : Revue historique de l'ouest, , , issu des Archives Départementales de Loire-Inférieure, série E220, 1891..

Ancien Régime Lorsque de nouvelles divisions géographiques et administratives apparaissent vers la fin du Moyen Âge, Saint-André devient alors de la Marche. La localité s'insérait dans les marches communes de Poitou et d'Anjou, ce qui lui valut d'être tiraillée pendant plusieurs siècles entre les lois et coutumes de deux provinces différentes et livrée à l'arbitraire d'une jurisprudence entortillée et coûteuse. Aux et s, les faux sauniers pullulent à Saint-André. En Poitou, pays redimé de gabelle, forte est la tentation de se procurer à bon marché un sel amené de Bretagne par la Renaudière, pour aller le revendre avec gros bénéfice à Cholet et surtout à Saint-Macaire qui est d'Anjou, pays de grande Gabelle où le sel coûte cher. Aussi la brigade de gabelous établis par le Roi dans leur Bourg a elle fort à faire avec les Marchetons de Saint-André, comme on appelait jadis les gens des marches.

Une brigade de Gabelous C'est dans la première moitié du qu'est établie à Saint-André une brigade de gabelous chargée de veiller sur l'impôt du sel jusqu'en 1764Louis Tricoire, Saint André de la Marche, cinq siècles de vie paroissiale, Édition Farré et fils Cholet, 1971et, Alain Gérard, Les Vendéens des origines à nos jours, centre vendéen des recherches historiques, La Roche-sur-Yon, 2001.. 1669 : Capitaine François Johanneau, archers Jean Profilet, Vincent Gautier, Louis Norlet, Louis Girard. 1677 : Capitaine Robert Herlé, archer Claude Tixier, employés : François Guérin dit « La Pierre » du Languedoc, décédé le à 65 ans ; Christian Edet, de Mortagne, décédé la même année neuf jours plus tard ; Pierre Aubineau tué en 1700 aux Landes Pesseaux. 1691 : Capitaine Pierre Masson, employés Lucien Godaille, mort en 1695 à 35 ans, Pierre Laumonnier. 1693 : Capitaine Mathurin Troussard, employés Michel Durand et Louis Drillaud, de Parthenay. 1698 : Capitaine Jacques de Brière, Employé René Gallard. 1700 : Lieutenant René de la Masière, employés Louis Fournereau, René Declaret. 1702 : Employés Louis Brillouet natif de Vendée, et Pierre Richou. 1703 : Lieutenant Jean Néel de Beauregard, employés Jean-baptiste Quiord et Gervais Duveau, Julien Bruneau mort à 36 ans. 1708 : Capitaine Étienne Crestien, employés Paul Séverac, Charles Caillaud, René Blondeau, Jean Lemay. 1710 : Capitaine Guillaume-charles Lepelletier Sieur du Haut-Birard, employés Mathurin Dugast, René Barnabé du Vineau, Claude Poulain, Jacques Biron. 1718 : Employés Jacques Legrand et Pierre Brillet. 1726 : Louis Chaillou. 1760 : Lieutenant Nicolas Le Normand, employés René Bonvalet, François Pavy, Julien Gaudinière. 1762 : Lieutenant René Jouanne, employés Julien Gaudinière, François Chassereul, mort à 36 ans. 1764 : Lieutenant Nicolas Lesquevin, employés Pierre Fortin, Jean Coanon, Gabriel Chauvin. À la limite de Saint-André, faux-sauniers et gabelous eurent souvent des rixes très sanglantes et même mortelles au lieu-dit, et si bien nommé depuis, le Carrefour Rouge.

Époque contemporaine

En 2014, un projet de fusion de l'ensemble des communes de l'intercommunalité se dessine. Le , les conseils municipaux de l'ensemble des communes du territoire communautaire votent la création d'une commune nouvelle baptisée Sèvremoine pour le , dont la création est officialisée par arrêté préfectoral du ..

Politique et administration Administration municipale Administration actuelle Depuis le , Saint-André-de-la-Marche constitue une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Sèvremoine et dispose d'un maire délégué.

Administration ancienne

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Ancienne situation administrative La commune est membre en 2015 de la communauté de communes de Moine-et-SèvreInsee, Composition de l'EPCI de Moine et Sèvre (200006880), consulté le 27 octobre 2013., elle-même membre du syndicat mixte Pays des Mauges. La création de la commune nouvelle de Sèvremoine entraîne sa suppression à la date du , avec transfert de ses compétences à la commune nouvelle.

Jusqu'en 2014, Saint-André-de-la-Marche fait partie du canton de Montfaucon-Montigné et de l'arrondissement de CholetInsee, Code officiel géographique, Fiche de la commune de Saint-Macaire-en-Mauges, consultée le 28 février 2015.. Dans le cadre de la réforme territoriale, un nouveau découpage territorial pour le département de Maine-et-Loire est défini par le décret du . La commune est alors rattachée au canton de Saint-Macaire-en-Mauges, avec une entrée en vigueur au renouvellement des assemblées départementales de 2015Légifrance, Décret -259 du 26 février 2014, portant délimitation des cantons dans le département de Maine-et-Loire..

Jumelages La commune de Saint-André-de-la-Marche est jumelée avec le village de Nassington, dans le Northamptonshire en Grande-Bretagne ( au nord de Londres)..

Population et société Démographie La population de St-André croît régulièrement depuis 30 ans. Le recensement de 2004 donne une population municipale de habitants et une population totale de habitants. Le dernier recensement a eu lieu en . Les résultats sont en cours de validation par l'INSEE. La population municipale s'élèverait à habitants et la population totale à habitants. Le nombre de logements sur la commune augmente aussi régulièrement : 624 en 1990, 812 en 1999, 935 en 2004 et 1015 en 2009Sources : Conseil municipal du 6 mars 2009.

Évolution démographique

Pyramide des âges La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est sensiblement égale à la population féminine.

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante : 49,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 25,3 %, 15 à 29 ans = 18,4 %, 30 à 44 ans = 22,9 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 11,3 %) ; 50,3 % de femmes (0 à 14 ans = 25,6 %, 15 à 29 ans = 16,2 %, 30 à 44 ans = 23,2 %, 45 à 59 ans = 19,6 %, plus de 60 ans = 15,5 %).

Vie locale

Économie À la fin de l'année 2008, il y a 136 activités sur la commune (commerçants, artisans, entreprises, services privés, agriculture ainsi que des services publics et associatifs). L'ensemble de ces activités génère alors 846 emplois. Courant 2007, un centre commercial est ouvertConseil municipal du 6 mars 2009..

Sur 199 établissements présents sur la commune à fin 2010, 17 % relèvent du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 15 % du secteur de l'industrie, 16 % du secteur de la construction, 44 % de celui du commerce et des services et 9 % du secteur de l'administration et de la santéInsee, Statistiques locales du territoire de Saint-André-de-la-Marche (49), consultées le 8 mai 2013..

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments L'étang, la zone de loisirs avec son lavoir restauré en 2006. Le musée des métiers de la chaussure.. L'église Saint-André.

Personnalités liées à la commune

Pour approfondir Bibliographie . Saint André de la Marche - Cinq siècles de vie paroissiale, Louis Tricoire, Imp. Farré et Fils, Cholet, 1971. Saint André de la Marche de 1900 à nos jours ; Une commune des Mauges au cours du , Alain Dixneuf et collectif, Éditions AH Hérault, Maulévrier, 1984.

Articles connexes La région des Mauges Anciennes communes de Maine-et-Loire

Liens externes

Notes et références Notes

Références

Catégorie:Sèvremoine Catégorie:Commune en France fondée en 1790 Catégorie:Commune en France disparue en 2015 Catégorie:Commune déléguée en Maine-et-Loire