Jean Birotteau, né le à Perpignan, mort le 3 brumaire an II (le ) à Bordeaux, est un homme politique de la Révolution française.
Biographie Jean Bonaventure Blaise Hilarion Birotteau est le fils de Jean Marc Birotteau (1728-1799), avocat et notaire à Perpignan, et de Françoise Garau (1734-1816), fille de médecinArchives départementales des Pyrénées-Orientales, Perpignan, 9NUM112EDT903_904, BMS (1756-1758), vue 492, acte de baptême du 24 octobre 1758 : naissance le 21 octobre de Jean Bonaventure Blaise Hilairon, fils de Jean Marc Birotteau, avocat en la cour et de Françoise Garau..
Le , il épouse à Perpignan Magdelaine Margueritte de Costa (1761-1842), fille de Jean Baptiste de Costa, seigneur de Llar et de ThuèsArchives départementales des Pyrénées-Orientales, Perpignan, 9NUM112EDT987-988, BMS (1780-1787), vue 410, acte du 4 août 1785 : mariage entre Jean Baptiste Blaise Hylarion Birotteau et Garau, étudiant en droit, 26 ans et Margueritte de Costa Mauran, fille des défunts Jean de Costa, seigneur de Llar et Thuès et Ignace de Mauran..
Il est exécuté à Bordeaux le Archives de Bordeaux Métropole, Bordeaux 3E6, registre des actes de décès de Bordeaux, section Centre, 16 nivôse an II - 5e jour complémentaire an II - 1794, vue 72/183, acte n°1372 du 3 brumaire an 2 : Jean Baptiste Birauteau, 36 ans, membre de la Convention nationale, natif de Perpignan, demeurant à Bordeaux., à la survivance de son épouse et de ses deux enfants. Son fils aîné Jean Baptiste, vérificateur des douanes à Bordeaux, est fait chevalier de l'ordre de l'Eperon d'or.
Mandat politique La monarchie constitutionnelle mise en application par la constitution du 3 septembre 1791 prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En , Jean Birotteau, alors secrétaire auprès du district de Perpignan, est élu député du département des Pyrénées-Orientales, le troisième sur cinq, à la Convention nationale.
Il siège sur les bancs de la Gironde. Le , il soutient le général Montesquiou. Le , il fait publier son opinion, qu'il n'a pas prononcée, dans laquelle il soutient la dénonciation de Jean-Baptiste Louvet (député du Loiret) du contre Maximilien de Robespierre (député de la Seine) : Personne n'a plus idolâtré Robespierre que moi dans quelques écrits, enfantés par le patriotisme, je l'ai élevé jusqu'aux nues ; aujourd'hui je le condamne, non par prévention, mais parce que je suis convaincu de la vérité des faits dont il est accusé. Lors du procès de Louis XVI, Birotteau vote « la mort avec sursis jusqu' à la paix, et après l'expulsion des Bourbons », se prononce en faveur de l'appel au peuple et en faveur du sursis à l'exécution de la peine. Lors du deuxième appel nominal relatif à l'appel au peuple, il déclare : [...] comme je crois absurde de dire que la majorité de la nation ne sera composée que d'aristocrates et de factieux ; [...] je dis oui. Le , il dénonce Philippe Fabre d'Églantine (député de la Seine) qu'il accuse de vouloir rétablir la monarchie, et appuie le décret qui suspend l'inviolabilité des députés. Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat. Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze.
Le , Birotteau fait partie des vingt-deux députés girondins dénoncés et accusés par les sections parisiennes d'avoir « ouvertement violé la foi de leurs commettants ». Le , il fait partie des députés dénoncés par Marat, dans son journal, comme membre de la « faction des hommes d’État ».
À l'issue des journées du 31 mai et du 2 juin 1793, Jean Birotteau est décrété d'arrestation et maintenu à son domicile. Il est remplacé à son poste de député par Laurent Delcasso.
Birotteau se soustrait au décret et se réfugie à Lyon où il soutient le soulèvement contre la Convention. Louis-Antoine de Saint-Just (député de l'Aisne), au nom du Comité de Salut public, le dénonce dans son rapport sur les députés girondins en fuite. Il est décrété hors-la-loi. Il est arrêté à Bordeaux aux côtés de Jean-Marie Girey-Dupré, journaliste proche des girondins, par les représentants en mission Marc Antoine Baudot (député de Saône-et-Loire), Jean-Lambert Tallien (député de Seine-et-Oise) et Claude-Alexandre Ysabeau (député d'Indre-et-Loire). Il est guillotiné le 3 brumaire an II (le ).
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes Liste des députés des Pyrénées-Orientales Liste des membres de la Convention nationale par département
Liens externes
Notes et références
Catégorie:Député des Pyrénées-Orientales Catégorie:Naissance en octobre 1758 Catégorie:Naissance à Perpignan Catégorie:Décès en octobre 1793 Catégorie:Décès à Bordeaux Catégorie:Décès à 35 ans Catégorie:Député de la Convention nationale Catégorie:Personnalité guillotinée durant la Révolution française Catégorie:Avocat lié aux Pyrénées-Orientales