Le d'infanterie ( RI) était un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment Royal des Vaisseaux, un régiment français d'Ancien Régime.

Son surnom était Le Royal-des-Vaisseaux. Le régiment était implanté au sein de la citadelle de Lille qui abrite aujourd'hui le corps d'armée.

Ses traditions sont gardées par le groupement de soutien commissariat de Lille.

Création et différentes dénominations

: Tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment Royal des Vaisseaux devient le d'infanterie de ligne ci-devant régiment Royal des Vaisseaux. 1793 : Amalgamé il prend le nom de de première formation 1796 : Création de la de deuxième formation 1803 : Renommé d'infanterie de ligne 16 juillet 1815 : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration : création de la légion de la Charente-Inférieure et de la légion de la Manche 1820 : La légion de la Charente-Inférieure est amalgamée avec la légion de la Manche et renommées d'infanterie de ligne. 1882 : Renommé 1914 : À la mobilisation, il donne naissance au régiment d'infanterie : d'infanterie alpine, de l'Armée d'armistice : dissolution. : création du d'infanterie au sein des forces françaises de l'intérieur : régularisation du d'infanterie : devient d'infanterie du groupement d'infanterie : redevient d'infanterie :le centre d'instruction et de dépôt du d'infanterie devient centre d'instruction du RI : Le colonel Andrès remet le drapeau au 3/ régiment d'infanterie (bataillon de tradition). : le chef de bataillon Parouty remet le drapeau au fort de Vincennes. : le centre d'instruction du d'infanterie est dissous. : recréation du d'infanterie. 1984 : d'infanterie et de commandement de corps d'armée ( RICCA) : d'infanterie : dissous : devient le groupement de soutien de la base de défense de Lille (GSBdD).

Liste des chefs de corps

Colonels tués et/ou blessé alors qu'ils commandaient le RI Colonel Le Marois : tué le Colonel Baussin : blessé le , tué le Colonel Devez : tué le Colonel Weller de Chef du Bois : blessé le puis le Officiers tués et/ou blessés durant leur service au sein du RI entre 1804 et 1815 : Officiers tués : 42 Officiers morts des suites de leur blessure : 18 Officiers blessés : 182

Historique des garnisons, combats et batailles Ancien Régime

ci-devant Royal des Vaisseaux (1791-1793) L'ordonnance du fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, 101 régiments sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme d'infanterie ci-devant Royal des Vaisseaux. Chaque régiment n'eut plus qu'un drapeau aux couleurs rouge, blanc et bleu, ayant d'un côté cette inscription : Obéissance à la Loi et de l'autre le numéro du régiment et les noms des actions éclatantes où il s'était trouvé.

Révolution française En , un ordre de du général Bouillé appela le régiment à Verdun, et il était placé à Sedan lorsque le roi s'échappa de Paris. Pendant l'année qui s'écoula avant le commencement des hostilités, « ci-devant Royal-Vaisseaux » travailla avec ardeur à mettre la place de Sedan en état de défense.

Guerres de la Révolution En , dans le cadre des guerres de la Révolution le fut envoyé à Givet et le fit partie de l'armée des Ardennes, commandée par le général La Fayette. Ce fut le colonel Anselme de Sicard qui vint annoncer au ministre de la guerre, Joseph Servan, que ce général avait quitté le camp de Sedan dans la nuit du 19 au . C'était à ce même officier que La Fayette avait confié la garde des trois députés de la Convention nationale qu'il avait fait arrêter (Kersaint, Antonelle, Peraldi) Rapport de MM. Kersaint, Antonelle et Péraldy, commissaires envoyés à l'Armée du Nord du 28 août 1792, l'an 4e. de la liberté..

En 1792, le s'est trouvé aux batailles de Jemmapes et de Valmy, puis à la prise de Namur ou il est mis en garnison.

En 1793, après le revers de Neerwinden, il rétrograda sur Charlemont puis sur Valenciennes. Il contribua à la défense de Valenciennes, se retira à Laon après la capitulation et fut envoyé dans la Vendée.

Le , ce bataillon est entré dans la formation de la de première formation.

En 1793, le servit, à l'armée des Ardennes.

Au début de 1794, il fut versé, dans la de première formation.

(1793-1796)

Guerres de la Révolution Le , lors du premier amalgame la de première formation est formée avec les : du d'infanterie (ci-devant Viennois) de volontaires du Lot de volontaires de Seine-et-Oise

De 1794 à 1796 la est rattachée à l'armée du Nord et contribue à la seconde conquête de la Belgique et à celle de la Hollande.

En 1795, l'unité alors en Italie est engagée dans la bataille de Loano.

En 1796, la demi-brigade passe à l'armée de Sambre-et-Meuse et participe aux batailles d'Altenkirchen, de Friedberg et de Wurtzbourg. Le , lors de la prise de la ville de Friedberg par la , la compagnie de grenadiers charge les défenseurs dans la Grand'rue, les culbutent, les force à se retirer et contribue à faire mettre bas les armes de deux bataillons autrichiens.

(1796-1803) Guerres de la Révolution La de deuxième formation est formée en 1796 par l'amalgame des : de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Auvergne), de volontaires de la Meuse et de volontaires de la Moselle) de la de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Conti), de volontaires de la Haute-Saône et de volontaires de l'Orne)

La , fait les campagnes de 1796 et 1797 à l'armée d'Italie et se trouve aux batailles de Rivoli, de La Favorite et au passage du Tagliamento.

En 1798 et 1799, elle est rattachée à l'armée d'observation du RhinUne armée d'observation est une force militaire stationnée à la frontière ou dans une région stratégique, destinée à surveiller et prête à intervenir.

En 1800 et 1801, l'unité passe à l'armée d'Italie et se trouve engagée dans les batailles de Montebello, de Marengo et de Pozzolo.Dans le courant de l'année 1801, elle rejoint le camp de Boulogne en vue d'un débarquement en Grande-Bretagne.

(1803-1815)

Guerres de l'Empire Par décret du , le Premier Consul prescrit une nouvelle réorganisation de l'armée française. Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons en Allemagne, en Espagne et en Portugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis 1808, quelques régiments comptaient jusqu'à 6 bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en 1815. Ainsi, le d'infanterie de ligne est formé à 3 bataillons avec la , et de la de deuxième formation.

L'unité reste positionnée au camp de Boulogne jusqu'en 1805 ou il rejoint le 4e corps de la Grande Armée avec lequel il participe aux batailles d'Ulm et d'Austerlitz (2 décembre 1805).

De 1806 à 1808, toujours affecté au 4e corps de la Grande Armée, il est engagé dans la Campagne de Prusse et de Pologne et se trouve à la bataille d'Iéna (14 octobre 1806) puis en 1807 à la bataille d'Eylau (8 février 1807) puis à celle d'Heilsberg (10 juin 1807).

De 1808 à 1814, le est rattaché à l'armée d'Espagne. En 1808, il participe aux batailles de Medina de Rioseco, de Bilbao et de Durango.

En 1809, il se trouve au combat de Santander et au soulèvement de Ronda.

En 1810 à la prise de Ronda, de Pampelune et d'Aspiro

En 1811, à la défense de Ronda, de Villa-Nova-del-Duque et d'Osuna

En 1812 à Olora

En 1813 aux batailles de Vitoria, de la Bidassoa, Saint-Barbe, de la Nivelle et de Bayonne.Les bataillons engagés dans la campagne d'Allemagne combattent à Lützen, à Bautzen, à Kulm, à Leipzig et à Hanau.

En 1814, dans le cadre de la Guerre d'indépendance espagnole, il se trouve aux batailles d'Orthez (27 février 1814) et de Toulouse. Une autre partie du régiment Campagne de France (1814) se trouve au 6e corps de la Grande Armée sous les ordres du maréchal Marmont avec lequel il se trouve aux batailles de Champaubert, de Montmirail, de Vauchamps, de Laon, de Reims, de Fère-Champenoise et de Paris.

Après l'exil de à l'île d'Elbe, l'ordonnance royale du qui réorganise les corps de l'armée française, le prend le . À son retour de l'île d'Elbe, le , prend, le , un décret qui rend aux anciens régiments d'infanterie de ligne les numéros qu'ils avaient perdus. Ainsi le se trouve engagé dans la guerre de Vendée aux batailles de Saint-Gilles et des Mathes.

Après la seconde abdication de l'Empereur, Louis XVIII réorganise de l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire.A cet effet une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises.

Légions de la Charente-Inférieure et de la Manche (1815-1821) Par ordonnance du , Louis XVIII crée les légions départementales. Les légions de la Charente-Inférieure et de la Manche, qui deviendront le 43e régiment d'infanterie de ligne en 1820, sont créées avec le fonds du 11e régiment d'infanterie de l'Empire.

(1821-1882) En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales régiments d'infanterie de ligne. Ainsi, le d'infanterie de ligne est formé, à Brest le , avec les bataillons des légions de la Charente-Inférieure et de la Manche.Cette, même année, une partie de la légion de la Manche, entrée dans la composition du , quitte l'unité pour former le .

1820 à 1852 En 1830, lors de la Révolution, le régiment, stationné au Havre et à Dieppe, se rallie au nouveau régime. Cette mêmme année, une ordonnance du crée le et porte le régiment, complet, à Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151.

En , le régiment participe à la répression de troubles ayant éclaté dans le Morbihan.

De 1845 à 1851, le participe à la conquête de l'Algérie Le , alors que le régiment est en garnison à Toulon, il reçoit l'ordre d'envoyer trois bataillons à Alger. Deux bataillons quittent Toulon le , et le troisième le . Le régiment s'installe à Bougie.Du au le partidipe à l'expédition contre les tribus liées à Abd El Kader. Cette expédition, mal préparée, se solde par la mort de 66 hommes dont 2 au combat.

Le , le est en garnison à Philippeville, et le à Sétif. L'unité est engagée dans les opérations dans la région contre la tribu des Bou Taleb.Le , le part pour Djidjelli, le est en opération contre la tribu des Amouchas.

Le , le est en opération en Kabylie et soumet les Beni Brahim. Le régiment part ensuite pour Batna puis Bône, sa nouvelle garnison.

Jusqu'en , il se livre à des travaux de création de centres agricoles et à la pacification. De juillet à , le régiment se trouve au siège et à la prise de Zaatcha. Cette opération est menée avec le de Légion étrangère et la du BILA .

En , un bataillon de marche est formé et il combat, dans la région de Tébessa, la tribu des Nementchas.

Le , le régiment embarque sur le Vauban, débarque à Toulon et part prendre garnison à Langres.En , le régiment est stationné à Paris. Le , le régiment prend part aux opérations de police à la suite du coup d'État.

Second Empire Le , l'E-M, le dépôt, et le prennent leur quartier à Mâcon, le à Lons-le-Saunier et le à Chalon-sur-Saône.

En 1855 et 1856, le régiment est envoyé en Crimée ou il participe au siège de Sébastopol. Durant cette guerre le régiment perd 879 hommes sur engagés dont 500 de maladie.

En 1859, il est engagé dans la campagne d'Italie et participe aux batailles de Palestro, de Magenta, et de Solférino. Durant cette campagne, le régiment perd 8 officiers et 145 sous-officiers et hommes de troupe.

Le le régiment se trouve en garnison à Bourg-en-Bresse, et le de la même année à Lorient.