LInstitut national de l'information géographique et forestière (IGN) est un établissement public à caractère administratif ayant pour mission d'assurer la production, l'entretien et la diffusion de l'information géographique de référence en France relatif à l'Institut géographique national *IGN*.. Avant l'intégration de l'inventaire forestier national le , il était nommé Institut géographique national, dénomination dont il conserve le sigle IGN, institut lui-même créé par un décret du succédant au Service géographique de l'Armée (SGA), dissout en 1940..
Histoire
L'IGN est créé par décret le (signé par Albert Lebrun et Philippe Pétain) et succède au Service géographique de l'Armée (SGA), fondé en 1887 et dissous en 1940. Le fonds de cartes anciennes est alors divisé en deux lots : un qui reste à l'Institut et l'autre qui rejoint les archives militaires de Vincennes. Le général Louis Hurault, qui fut à l'origine de ces modifications, est le premier directeur de l'IGN.. Il en négocie les statuts et tente, en vain, de récupérer le matériel saisi par les Allemands. Une loi de dix articles est signée le afin de définir les fonctions de l'IGN. Les statuts sont signés le . Ils mettent notamment en place l'École nationale des sciences géographiques afin de former des ingénieurs cartographes.
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Entre 1945 et 1946, le débat est intense concernant l'avenir de l'IGN, dernière création de la Troisième République. Un décret est finalement signé le . Il confirme l'appartenance de l'IGN au ministère des Travaux publics et met en place la , chargé de répondre aux besoins militaires.
En 1947, l'IGN reçoit la mission de couvrir l'ensemble de la France, mais aussi tous les territoires dépendants, comme l'Afrique du Nord, l'Afrique occidentale, Madagascar, les États associés d'Indochine et les départements et territoires d'Outre-Mer. La tâche est considérable avec plus de à couvrir. L'indépendance de ces pays aura pour conséquence la création de services nationaux dans chaque pays (exemples : DTGC au Sénégal, IGN-N au Niger)..
L'IGN amorce alors une période de coopération active avec la plupart de ces organismes en mettant à leur disposition des ingénieurs de l'IGN et en recevant à l'ENSG des étudiants destinés à devenir les cadres des services cartographiques de pays devenus pleinement indépendants. La tenue à jour des fonds cartographiques de ces pays francophones est aussi effectuée dans le cadre de ces coopérations.
L'activité de l'IGN en dehors du territoire français se développe aussi par la conduite de grands chantiers de géodésie(Équateur en 1975, Libye en 1979, Arabie saoudite en 1981), de cartographie (Arabie saoudite, Burundi, Sénégal, Mali, Côte d'Ivoire, Togo, Bénin).
De 1982 à 1988, la conduite d'un grand chantier de topométrie et de cartographie numérique à Riyad est l'occasion d'introduire massivement des techniques numériques dans les processus de production ; parallèlement, l'idée d'une base de données topofoncière émerge lors de séances de la présidée par Guy Lengagne ; cette commission rend son rapport en 1983 et ébauche alors une information géographique numérique faisant suite à la période de la carte de base au 1/.
Établissement public à caractère administratif depuis le , il est placé sous la tutelle du ministère des Transports, de l’équipement, du Tourisme et de la Mer.
En 1971, l'IGN et le CNES forment le Groupe de recherches de géodésie spatiale.. Cette collaboration entre l'IGN et le CNES se poursuit avec le lancement du programme SPOT le . Le lancement du satellite SPOT-1 a lieu le ..
Six jours après la mise en orbite de SPOT-1, l'IGN lance son programme de (BD). La BD des communes., la BD de diffusion du nivellement et de la géodésie., la BD des missions aériennes. et la BD des toponymes sont ainsi mises en place progressivement. La , base de données topographiques numérisée, couvre désormais l'ensemble de la France et compte près de deux millions de toponymes..
La totalité des feuilles de la carte de France de base au 1/25 000 est achevée en 1980. Ses activités à l'étranger sont externalisées en 1986 au sein d'une nouvelle filiale de droit privé : IGN France International (IGN FI)..
À partir de 2000, l'IGN développe le concept de Référentiel à grande échelle (RGE). Il s'agit d'achever dans un délai rapproché la numérisation de la cartographie du territoire français avec une précision d'ordre métrique et selon quatre composantes : orthophotographique, topographique et adresse, parcellaire et altimétrique.. Ce RGE est entièrement achevé fin 2008 et rentre dans un cycle de mise à jour pour maintenir son actualité au plus près des évolutions du terrain en fonction des moyens disponibles..
En , l'IGN ouvre le service Géoportail permettant la visualisation cartographique du territoire français au moyen d'un navigateur web et utilisant d'une part un fonds de photos aériennes et d'autre part les cartes au numérisées..
Fin 2006, l'IGN s'est impliqué dans la production d'un récepteur Global Positioning System (GPS), pour la randonnée et la navigation automobile, appelé Evadeo. Le logiciel de navigation est fourni par BCI navigation (remplacé en 2008 par CompeGPS.), les données routières sont de NAVTEQ et la puce GPS de ., et l'IGN fournit des dalles avec des extraits de ses cartes à différentes échelles.
En , un service de personnalisation des cartes est mis en place, la , à l'image de ce que fait l'Ordnance Survey depuis alors quelque temps.
En , le site Géoportail propose la visualisation du territoire en 3D grâce au plugin TerraExplorer de la société américaine Skyline Software Systems.
Le , l'IGN fusionne avec l'Inventaire forestier national (IFN) et devient l'Institut national de l'information géographique et forestière.
En 2016, l'IGN lance le site Remonter le temps, outil permettant de comparer les cartes actuelles et anciennes pour analyser l'évolution des territoires.
En 2015, l'IGN lance l’Espace loisirs (rebaptisé IGNrando' en 2017.) pour proposer aux professionnels, comme aux amateurs de randonnée, un espace collaboratif de création et de partage de parcours pour toutes les activités nature. L'application mobile IGNrando' est lancée en .
L'IGN est dirigé par Sébastien Soriano depuis le , et est actuellement sous la tutelle du ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires.
Logotypes
Organisation Le Comité de direction est l'instance supérieure de décision de l'IGN. Présidé par le directeur général (Sébastien Soriano), il prend les décisions essentielles, veille à leur mise en œuvre, prépare les travaux du conseil d'administration ainsi que l'ensemble des informations et documents nécessaires aux relations avec les autorités de tutelle et autres institutions externes.
Les départements de l'IGN sous la supervision de la direction générale sont:
Secretariat Général (Philippe Gerbe); Agence Comptable; Direction des ressources humaines; Direction de la communication; Direction des programmes et de l’appui aux politiques publiques (DP), Direction des opérations et des territoires (DOT), responsable de la gestion des cinq directions territoriales: Lyon, Nantes et son agence de Caen, Aix-en-Provence, Nancy et son agence de Lille et Bordeaux; Direction des systèmes d’information (DSI); École nationale des sciences géographiques (ENSG), admettant son propre conseil de perfection.
Le conseil d'administration comprend : douze représentants de l'État, trois personnalités qualifiées, trois représentants de la filière forestière, six représentants du personnel de l'institut. Le président du conseil d'administration est nommé par décret. Le , Sébastien Soriano occupe ce poste.
Recherche L'activité de recherche est organisée au sein de trois équipes de recherches, chacune dans un laboratoire respectif. Ces derniers sont:
l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP), plus particulièrement l'équipe « Géodésie », spécialisée en géodésie et responsable du repère international de référence terrestre (ITRF); le Laboratoire d'inventaire forestier (LIF); le Laboratoire en sciences et technologies de l’information géographique pour la ville et les territoires durables (LASTIG), spécialisé en sciences de l’information géographique, sociologie et la démographie.
L'IGN entretient aussi des relations avec de nombreux partenaires, dont le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria), et l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE). (voir Partenariats).
Activités forestières L’IGN réalise l’inventaire forestier national, un inventaire permanent des ressources forestières métropolitaines conduit indépendamment de toute question de propriété et prévu par le Code Forestier (article L.151-1). Les données collectées dans le cadre de l’inventaire forestier national permettent de "connaître l’état, l’évolution dans le temps et les potentialités de la forêt française".
Un réseau d’expertise forestière, composé d'ingénieurs techniques, valorise notamment les données issues de l'inventaire forestier national, pour un accompagnement de projets sur mesure. Ce réseau est organisé autour de deux unités spécialisées :
le département Écosystèmes forestiers à Bordeaux pour les caractéristiques écologiques des milieux forestiers le département Ressources forestières et carbone à Nancy pour la connaissance des ressources forestières à différentes échelles spatiales.
L’IGN réalise également la carte forestière de la France appelée BD Forêt. Élaborée par photo-interprétation d’images aériennes en infrarouge couleurs, elle permet d'identifier les plages de forêts de plus de . Celles-ci sont qualifiées avec le type de formation végétale (basée sur les espèces d’arbres présentes).
Pôle IGN Conseil Il a par exemple contribué, en tant que maître d’ouvrage délégué et maître d’œuvre, à la constitution d’une base de données topographique haute précision dans le cadre du Plan Rhône : la BDT Rhône.
École nationale des sciences géographiques
Afin de former ses personnels techniques, l'IGN maintient un établissement d'enseignement de pointe dans le domaine des sciences géographiques : l'École nationale des sciences géographiques (Géodata Paris), à Marne-la-Vallée. Sur une dizaine de cycles de formation dispensés à l'école au cours de son histoire depuis sa création en 1941, trois sont plus précisément destinés aux techniciens et ingénieurs stagiaires de l'IGN. :
les dessinateurs-cartographes (jusqu'à 2010) ; les techniciens-géomètres ; les ingénieurs des travaux géographiques et cartographiques de l'État (ITGCÉ), devenus à compter de 2024, les « ingénieurs des sciences géographiques et du numérique » (ISGN).
Recrutés sur concours avant d'intégrer Géodata Paris, les étudiants de ces cycles y passent deux ou trois ans puis rejoignent l'Institut. Les cycles destinés à la formation des techniciens et ingénieurs de l'IGN sont également ouverts à la formation d'ingénieurs civils (non destinés à l'IGN) ainsi qu'à des étudiants étrangers. Les élèves participent à la vie étudiante de l'école, qui héberge notamment une structure de la CNJE, l'association Vertigéo qui met en relation des étudiants et des professionnels du monde de la géographie, ou tout autre utilisateur de données géographiques.
Géodata Paris est associée aux trois laboratoires de recherche pilotés par l'IGN.
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