Balleray est une ancienne commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.
Géographie Balleray est situé à au nord-est de Nevers, son chef-lieu d’arrondissement. Les agglomérations les plus proches sont Ourouër (), Saint-Martin-d'Heuille () et Guérigny (). Les routes départementales D107 et D148 s’y croisent.
Les communes limitrophes sont : Poiseux, Nolay, Ourouër, Saint-Martin-d'Heuille, Urzy et Guérigny.
Le point le plus haut de la commune culmine à d'altitude. Le point le plus bas est à .
Le sous-sol est essentiellement composé de roches calcaires, marnes et gypses.
Accès
Villages, hameaux, lieux-dits, écarts Arriaux, Arriaux (maison forestière d’), Baugy, Carrage-de-Lupy, Champaudon, Chat (le), Château-de-Lupy, Fontaines (les), Lupy (la ferme de), Petit-Arriaux (le), Pisserotte (la) et Sauvages« Guide de recherche de lieu-dit et de hameau de la Nièvre », GenNièvre..
Communes limitrophes
Toponymie Le nom de la commune dériverait du nom d’homme gaulois Balaros associé au suffixe gallo-romain -acumAlbert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, 1989.
Histoire La première mention connue du nom de la commune date de 1287 : Capella Ballere (registre de l’évêché de Nevers)Georges de Soultrait, Dictionnaire topographique du département de la Nièvre, 1865.. En 1893, le conseil municipal est dissous par décret en conseil des ministresLe Petit Journal, 27 janvier 1893, sur gallica.bnf.fr.. En 1905, dans le hameau d’Arriot, une croix en fer forgé et en pierre, dite croix de Saint-Hubert, est renversée par des inconnus« Les destructeurs de croix », La Croix, 19 mars 1905, sur gallica.bnf.fr.. En 1906Archives départementales de la Nièvre, Recensement de 1906, 6 M 022/1., le nombre d'habitants de Balleray, qui compte 98 maisons, s'élève à 236 individus. La commune compte un instituteur, un garde champêtre, un garde forestier, deux gardes particuliers et deux cantonniers. Il y a quatre commerçants : 3 aubergistes et 1 épicière. Les artisans sont plus nombreux : 5 meuniers, 4 maréchaux-ferrants, 3 maçons (dont un entrepreneur en maçonnerie), 2 charrons, 1 scieur de long, 1 vigneron, 1 couturière et 1 matelassier. La profession la plus représentée est celle de journalier agricole (17 individus), à égalité avec les domestiques (17, dont 16 domestiques de ferme), suivie par les fermiers (13), les propriétaires-exploitants (11) et les ouvriers agricoles (10). La commune compte également 2 ouvriers employés aux forges de Guérigny. Au total, on relève à Balleray 21 professions différentes. On n’y trouve, selon le recensement de 1906, ni curé ni notaire ni médecin ni sage-femme. Il n’y a aucun étranger dans la commune.
Curés Vincent Graillot (1653), Nicolas-François Sauvageon (1686)Henri de Flamare, Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Nevers, 1891..
Politique et administration
Démographie
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Église Saint-Blaise de Balleray : Vierge, statue en faïence de Nevers ; Christ enfant, 1692, statuette en faïence de Nevers, décor a compendario, Maurice Bardin, Trésors cachés des églises de la Nièvre, La Camosine, 1990, notice , , 160.p..
Personnalités liées à la commune Jean Locquin (1879-1949), historien d'art et homme politique, maire de la commune de 1908 à 1934, président du conseil général de 1924 à 1929, plusieurs fois député"La France active : organe de toutes les formes de l’activité nationale", 1932, sur gallica.bnf.fr..
Maquis Rolland Au début , après avoir livré bataille aux allemands à la bataille de Donzy, les hommes du maquis Rolland se replient sur Nolay. Le secteur est très résistant puisque 4 maquis occupent le terrain. (dont Prunevaux, Courtois, Arriault, hameau de Balleray, …) Malheureusement, la délation aboutira à un massacre : Dans la nuit du 4 au , 2 parachutages destinés à Raymond Cloiseau (maquis Jean-Jaurès) et Pierre Corbier (maquis Melnick) se font dans la zone d'Arriault. Mais au matin du , les allemands s'approchent du village par une petite route non surveillée par les maquisards ; ils font monter une partie de la population dans un car et fusillent : Gaston Chicouard, Pierre Delin, André Colas, Henri Colas, jean-Baptiste Girard devant leur maison, avant d'incendier le hameau.
Une stèle commémorant les fusillés est érigée dans la commune. Une femme brûlée vive dans l'incendie du hameau n'y figure pas.
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie Albert Delin, « Notice sur Balleray », Camosine, Annales des Pays nivernais, , 1988.
Articles connexes Liste des communes de la Nièvre Liste des monuments historiques de la Nièvre
Liens externes
Catégorie:Ancienne commune dans la Nièvre Catégorie:Commune déléguée dans la Nièvre