Cessy-les-Bois est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Cessycois (Cessycoises).

Géographie Cessy-les-Bois est un village nivernais de 107 habitants (recensement de 2019), situé à une dizaine de kilomètres de Donzy.

Accès

Hydrographie Le village est traversé par la rivière la Talvanne.

Hameaux Outre le bourg, Cessy-les-Bois regroupe quelques hameaux et habitations isolés : Bondieuse, Chevenet, les Dubois, Montignon, Paray, la Redouterie...

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Prémery à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Cessy-les-Bois est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cosne-Cours-sur-Loire, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (57,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (57,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (57,7 %), prairies (28,2 %), terres arables (14,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie On relève les formes suivantes du nom de la commune : Sassiacense monasterium (vers 600), Agrum Sessiacum (), Cenobium Saxiacense (), Monasterium de Saxiaco (1152), Prior de Sessyaco (1271), Prioratus de Sessiaco in Nemoribus (1534), Cessy (1538), Prioratus Sancti Baudelii de Cessiaco in Nemoribus (1540), Cessuy (1687) et Cissy-les-Bois (1755)..

Le nom de la commune, anciennement Saissy-les-Bois, viendrait d'un nom de personne latin, Sassius ou Sattius, et du suffixe acumAlbert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, 1963..

Histoire Moyen Âge Selon la croyance du , saint Didier, évêque d'Auxerre 605-621, aurait convaincu une reine nommée Ingonde de donner à l'abbaye Saint-Germain d'Auxerre la terre de Saissy ; il en aurait obtenu une charte de donation, sous condition que Didier en aurait la jouissance et que la terre irait à l'abbaye seulement après son décès. Lebeuf, qui cite la chose, note que pour que cette histoire soit vraie il faudrait que (roi de Neustrie 584-613, roi des Francs 613-629) ait eu une épouse de ce nom, vol. 1. – ce qui, pour autant que l'on sache, n'a pas été le cas.

La première mention connue de Saissy est celle de son monastère, Sassiacense monasterium, vers l'an 600 dans la règle d'Aunaire. évêque d'Auxerre (572-605), Aunaire y associe le monastère de Saissy au monastère Saint-Marien d'Auxerre pour assurer les vigiles de la nuit du mardi dans l'église Saint-Étienne, vol. 1. ; de plus le monastère de Saissy doit assurer les prières du premier jour des calendes de novembre, vol. 1.. L'abbé de Saissy est l'un des huit abbés pour les huit abbayes du diocèse de l'époque, présents au concile d'Auxerre convoqué par saint Aunaire, vol. 1..

En 878 une translation des reliques de sainte Baudèle est effectuée au monastère. Le manuscrit qui relate cette translation mentionne également le vénérable Wibaud, évêque d'Auxerre 879-887, donnant le voile d'entrée en religion à une jeune fille auparavant aveugle et qui a été guérie (du temps de l'évêque) dans l'église de Saissy, vol. 1..

De La Rochelle mentionne un manuscrit daté aux environs de l'an mil, qui indique que des religieux de Saint-Baudèle à Nîmes auraient fui les incursions de barbares et seraient arrivés jusqu'au lieu où se trouve Cessy. Accompagnés de leur abbé saint Romule, ils y auraient construit une église début . Au début du le monastère est bien connu.. Vers l'an 910 les Normands le brûlent, vol. 1... Gaudry, évêque d'Auxerre 918-933, le rebâtit à ses frais en 920 et lui restitue les reliques de sainte Baudèle qu'il fait placer dans une châsse ornée ; il fait aussi plusieurs riches dons à l'église abbatiale, vol. 1...

Après Gaudry, le monastère est aliéné et tombe dans les mains de seigneurs laïcs. Vers l'an 1000 Hugues de Chalon, évêque d'Auxerre 999 – 1030, réussit à récupérer l'abbaye des mains des laïcs et la réunit à l'abbaye Saint-Germain d'Auxerre, vol. 1., dont Hilderic est alors l'abbé. L'abbaye devient prieuré à cette occasion.

Geoffroy premier seigneur de Donzy s'en empare ensuite vers 1030 ; Hugues de Chalon la lui fait restituer.

Geoffroy, deuxième seigneur de Donzy et fils du premier, s'en empare à son tour. Geoffroy de Champallement (év. 1052-1076) et Boson prieur de Saint-Germain, font intervenir et Geoffroy II de Donzy doit restituer le prieuré en 1065 ; mais il en conserve la garde spéciale, que ses successeurs retiennent pendant plus de 300 ans.

Au les religieux sont au nombre de six. Pendant une période indéterminée, le prieuré doit une rente annuelle de 8 francs au couvent bénédictin de La Charité..

Le prieuré est complètement détruit par les calvinistes en 1569 pendant les guerres de Religion ; les moines sont dispersés et il devient un simple bénéfice, dont le poète Carpentier de Marigny a été titulaire.

Gilles de Souvré, évêque d'Auxerre 1626-1631, aurait donné ce bénéfice à Edmond Richer (1560-1631), professeur de Sorbonne tenant très publiquement des propos réfutant la souveraineté des rois et des papes, et dont les écrits bannis au Vatican alarment jusqu'au cardinal de Richelieu ; mais la Ville d'Auxerre s'y est opposé, vol. 1..

Au , évêque d'Auxerre 1530-1554, délègue la dédicace de l'église de Saissy à Filbert de Beaujeu évêque de Bethléem, qui l'effectue le , vol. 1..

Seigneurs vignette|gauche|redresse|Armes de la famille de Rabutin. 1542 : François de FontenayAbbé Marolles, Titres de Nevers..

1651 : Roger de Bussy-RabutinArchives départementales de la Nièvre, Minutier du notaire Jean Voullereau (Colméry), 3 E 8 / 134.« Vente d’une terre à Roger de Bussy-Rabutin », Cahiers du val de Bargis, 15 juin 2014 ..

1660 : Jacques Carpentier de Marigny, poète, pamphlétaire, prieur de Cessy.

1685 : Edme-Ravaud de Vieilbourg, prieur de Cessy.

Époque contemporaine En 1906Archives départementales de la Nièvre, Recensement de 1906, 6 M 048/1., le nombre d'habitants de Cessy, qui compte 178 maisons, s'élève à 610 individus. La commune compte deux institutrices et un instituteur, trois cantonniers, deux gardes particuliers, un garde champêtre, un garde forestier et un curé. Il y a peu de commerçants : 5 épicières, 1 aubergiste, 1 marchand. Les ouvriers et artisans sont plus nombreux : 39 bûcherons, 32 charbonniers, 25 ouvriers agricoles, 6 fendeurs, 5 maçons, 5 sabotiers, 4 couturières, 2 lingères, 2 cercliers, 2 ouvriers bouchers, 1 tailleur de pierre, 1 empailleur de chaises, 1 meunier, 1 charron, 1 maréchal-ferrant, 1 talonnier, 1 cordonnier, 1 vigneron, 1 tisserand, 1 journalier... La profession la plus représentée est celle de cultivateur-exploitant (54), suivie par les bûcherons (39), les charbonniers (32), les ouvriers agricoles (25) et les domestiques (10). On compte également dans la commune 3 entrepreneurs en battage et 1 régisseur. Au total, on relève à Cessy 33 professions différentes. Il n’y a, selon le recensement de 1906, ni médecin ni notaire ni cabaretier ni sage-femme dans la commune. Enfin, 97 « élèves assistés » et autres nourrissons sont placés dans des familles du village. 1908 : installation du téléphoneRapports du préfet, procès-verbaux des délibérations / Conseil général de la Nièvre, 1909, , sur Gallica..

Politique et administration

Démographie

Économie

Culture locale et patrimoine vignette|Le lavoir sur la Talvanne (bourg). Lieux et monuments Église Saint-Christophe : construction du et ; inscrite MH le .Plan de l'église sur patrimoine-de-france.com. Photos et description succincte de l'église sur web-croqueur.fr.. Prieuré : l'emplacement exact de l'ancien monastère de Cessy reste à déterminer. Deux thèses s'opposent : selon l'une, le prieuré, détruit en 1569, se trouvait à l'emplacement de l'actuelle mairie ; selon l'abbé Charrault, historien local, il se situait à Montignon, à flanc de coteau. Colombier des moines.

Personnalités liées à la commune Haymon d'Auxerre, prieur de Cessy de 865 à 875, théologien et exégète. Roger de Bussy-Rabutin (1618-1693), philosophe et écrivain épistolaire, pamphlétaire, satirique, libertin, membre de l'Académie française et seigneur de Cessy. Poète et pamphlétaire, Jacques Carpentier de Marigny (1615 / 1670), prieur de Cessy-les-Bois, Coche, Saint-Malo-en-Donziois, Vielmanay.

Notes et références Notes

Cartes

Références

Annexes Articles connexes Liste des communes de la Nièvre

Bibliographie . .

Le prieuré de Cessy, bulletin de la Société nivernaise des lettres, sciences et arts, volume 29, pages 160 et 161, 1921 à 1933. Le monastère de Cessy, bulletin de la Société nivernaise des lettres, sciences et arts, volume 32, page 51, 1953. Jean-Luc Gaspard, Saissy-les-Bois, 2005. Noëlle Deflou-Leca, Saint-Germain d’Auxerre et ses dépendances (), PSE, 2010. . Blanc-Cassis, bulletin du Cercle généalogique et historique Nivernais-Morvan : « Cessy-les-Bois », (1996) ; « Cessy-les-Bois : des chauves-souris et des hommes », (2015).

Liens externes

Inventaire du patrimoine historique de Cessy-les-Bois (CFPPHR) Histoire ancienne de Cessy-les-Bois (Cahiers du val de Bargis)