Chasnay est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie Chasnay est située dans la vallée de la Sillondre en Bourgogne-Franche-Comté sur les côtes du Nivernais. La superficie de la commune est de ; son altitude varie entre 189 et Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, ..

Le village est implanté au nord-ouest de la Nièvre, à de Nevers (par la route), dans le canton de Charité-sur-Loire. Il est situé à au nord-est de La Charité-sur-Loire et à au sud-est de Cosne-Cours-sur-Loire, son chef-lieu d'arrondissement. La voie de communication principale qui permet d'y accéder est la route nationale 151 à égale distance de La Charité-sur-Loire et de Varzy.

Avec Châteauneuf-Val-de-Bargis et Nannay, Chasnay est l'une des trois communes qui constituent le val de Bargis.

Le sous-sol est essentiellement composé de roches calcaires, marnes et gypses.

Lieux-dits et écarts Outre le bourg, Chasnay regroupe plusieurs hameaux et habitations isolés : les Barres, le Boulet, la Coulisse, Cramain, Forêt, la Grosse-Forge, la Maltrace, les Marteaux, la métairie Grand-Jean, la Montagne, Montalant, les Moutots, les Ranviers, la Renauderie, Saint-Marc, la Vernière et Véron« Guide de recherche de lieu-dit et de hameau de la Nièvre », GenNièvre..

Communes limitrophes

Voies de communication et transports La commune est traversée par la route D196 qui se raccorde à la route N 151 à un peu plus de un kilomètre au nord.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Prémery à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Chasnay est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nevers, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (72,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (44 %), forêts (27,4 %), prairies (25,8 %), cultures permanentes (2,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 124, alors qu'il était de 120 en 1999LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie..

Parmi ces logements, 52 % étaient des résidences principales, 42,5 % des résidences secondaires et 5,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1,7 % des appartementsLOG T2 - Catégories et types de logements..

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 86,7 %, en hausse sensible par rapport à 1999 (76,4 %). La part de logements HLM loués vides est nulleLOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation..

Toponymie La première mention du nom de Chasnay est relevée vers 600 : Cassiniacus (cartulaire de l’Yonne). On trouve également les occurrences suivantes : Chanaïum (1132), Casnaïum (1164), Chaneium (1174) et Chasnay-au-Val-de-Bargis (1605)Georges de Soultrait, Dictionnaire topographique du département de la Nièvre, 1865..

Selon Albert Dauzat et Charles Rostaing dans le Dictionnaire étymologique des noms de lieux, le nom de la commune pourrait être un dérivé en -acum du nom d’homme gaulois CassinusAlbert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, 1989.. Pour Gérard Taverdet la première attestation est certainement douteuse et il est préférable d'y voir un plus ancien *cassaniacum « bois de chênes » plutôt que la propriété d'un très incertain et même fantaisiste *Cassinius, attribué abusivement à la période gallo-romaine., les historiens locaux font remarquer que les dérivés de castenum, « chênaie », abondent dans le département - les Chassenay, Chesnay, Chasnay... - et que la commune est au milieu des bois« Essai historique sur le régime forestier du Nivernais », Société académique du Nivernais, Nevers, 1911..

Histoire La première mention de Chasnay remonte aux environs de l’an 600 où le village apparaît dans les archives sous le nom de CassiniacusGeorges de Soultrait, Dictionnaire topographique de la Nièvre, 1875.. Il faudra ensuite attendre ensuite près de six siècles pour le retrouver : Chanaïum (cartulaire de Bourras, 1132). 1293 : Jean dit Vendilles est le plus ancien habitant de Chasnay identifiéAbbé de Marolles, Inventaire des titres de Nevers.. Au Moyen Âge, Chasnay fait partie de la châtellenie de Châteauneuf-Val-de-Bargis. En , cette châtellenie est rattachée au Nivernais par un édit royal. En 1558, Chasnay est occupé par les protestants de La Charité-sur-Loire et son curé est enlevé en 1563Abbé Charrault, Histoire de Châteauneuf-val-de-Bargis et de la chartreuse de Bellary, 1908.. En 1665, selon l’assemblée des habitants, le bourg se résume à deux ou trois maisons menaçant de s’effondrer27 septembre 1665, Archives du notaire Bouziat (La Charité), Archives départementales de la Nièvre, 3E4 / 40.. À côté de l'église, on trouve un pilori. Le est inscrit le premier acte d'état civil dans le registre paroissial. Le , le village est visité par l'évêque d'Auxerre, qui évalue sa population à 300 âmesRegistre des visites, Archives départementales de la Nièvre, 21 G 1.. 1710 : effondrement de la chaussée de l'étang de Reugny ; plusieurs morts. 1745 : suspension de l'office dans la chapelle Sainte-Anne pour cause de profanations et autres scandales. 1858 : la nouvelle église du village est consacrée le Augustin Crosnier, « Dédicace de l’église de Chasnay », Hagiologie nivernaise, ou Vie des saints et autres pieux personnages qui ont édifié le diocèse de Nevers par leurs vertus, Nevers, 1858.. 1883 : construction d’une école doubleRapports du Préfet, procès-verbaux des délibérations, Conseil général de la Nièvre, Nevers, 1883.. En 1906Recensement de 1906, Archives départementales de la Nièvre, 6 M 061/1., le nombre d'habitants de Chasnay, qui compte 115 maisons, s'élève à 401 individus. La commune compte un desservant (curé), un instituteur et une institutrice publics, deux cantonniers, un garde champêtre et deux gardes particuliers. Il n’y a que quatre commerçants : 3 aubergistes et 1 marchand de bois. Les artisans sont beaucoup plus nombreux : 5 maçons, 3 scieurs de long, 3 maréchaux-ferrants, 3 meuniers, 3 couturières, 2 sabotiers, 2 tailleurs de pierre, 2 charrons et 1 jardinier. La catégorie socioprofessionnelle la plus représentée est celle des cultivateurs (33 individus), suivie par les journaliers-journalières (20), les vignerons (19), les ouvriers agricoles (16), les domestiques (13), les bûcherons (9) et les fermiers (4). Au total, on relève à Chasnay 24 professions différentes. On n’y trouve, selon le recensement de 1906, ni médecin ni notaire ni sage-femme. Il n’y a pas non plus d’étranger. Comme dans bon nombre de communes nivernaises, plusieurs familles du village accueillent un « élève de l’hospice », c’est-à-dire un enfant de l’Assistance publique : ils sont 20 à Chasnay.

Curés Jean Normand (1656), Philippe Marendat (1661), Audebert Almain (1672), Jean Martin (1724)Henri de Flamare, Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Nevers, 1891....

Instituteurs Marie Léveillé (1906), Émile Picq (1906)...

Seigneurs Quelques seigneurs, en totalité ou en partie, de Chasnay : Reynaud (1282), Guillaume des Barres (1333), Renaut de Lamoignon (1385), Jean de Pernay (1528), Edme de Lamoignon (1561), Gabriel de La Barre (1665), Edme de La Barre (1676), Marie de Chery (1685), Girard de Busson (1788)...

Armorial

Politique et administration Chasnay adhère à la communauté de communes Les Bertranges.

Instances judiciaires et administratives Chasnay relève du tribunal d'instance de Nevers, du tribunal de grande instance de Nevers, de la cour d'appel de Bourges, du tribunal pour enfants de Nevers, du conseil de prud'hommes de Nevers, du tribunal de commerce de Nevers, du tribunal administratif de Dijon et de la cour administrative d'appel de Lyon..

La commune se trouve dans la circonscription de gendarmerie de la brigade de proximité de la Charité-sur-Loire.

Population et société Démographie

Enseignement La commune est rattachée à l'académie de Dijon. Cette académie fait partie de la zone A pour son calendrier de vacances scolaires.

Santé Les centres d'incendie et secours les plus proches de Chasnay se trouvent à Champlemy () et à La Charité-sur-Loire ().

L'hôpital le plus proche est le centre hospitalier Henri-Dunant à La Charité-sur-Loire..

Cultes Chasnay fait partie de la paroisse catholique de Châteauneuf-Val-de-Bargis (groupement de paroisses du Val de Loire) dans le diocèse de Nevers.

Culture locale et patrimoine vignette|gauche|L'église Saint-Germain. Lieux et monuments Chapelle Sainte-Anne En bordure de la route D 222. s'élève une chapelle consacrée à sainte Anne (propriété privée). Reconstruite en 1838 sur l'ancien lieu de culte, à côté de la source «miraculeuse», elle ne se visite pas. Pèlerinage à Sainte-Anne le Dépliant touristique du Diocèse de Nevers, Visitez les églises de la Nièvre, 2013, Pastorale Tourisme & Loisirs..

Église catholique