Saint-Vérain est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.
Géographie Saint-Verain est une commune située dans le département de la Nièvre, dans l’arrondissement de Cosne-Cours-sur-Loire. La superficie de la commune est de . Son altitude varie entre 184 et Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes.. Elle compte 356 habitants en 2020.
Le village est implanté dans le quart nord-ouest de la Nièvre, à environ de Nevers (par la route). Il est situé à de Donzy et à au nord-est de Cosne-Cours-sur-Loire, son chef-lieu d'arrondissement.
Villages, hameaux, lieux-dits, écarts Outre le bourg, la commune compte compte une cinquantaine de hameaux, domaines isolés et lieux-dits : Anges (les), Averts (les), Bâtisse (la), Beaubutaine (la), Beauchêne, Beauregard, Berthes (les), Betphaget, Bois de Fontaine, Bons Goûts (les), Bouillons (les), Cannerie (la), Cendreuse (la), Cendronnerie (la), Châtaignier (le), Châtelot (le), Chérus (les), Collarderie (la), Courge (la), Ferbaiserie, Forboiserie, Galants (les), Gâtine (la), Gentiers (les), Grosse Métairie (la), Gué Babillard (le), Gué de Frise (le), Gué des Saules (le), Haverts (les), Jéricho, Jérusalem, Lieu Cot (le), Lorfin, Métairie (la), Milloterie (la), Mont Saint-Jean, Montois (le), Morins (les), Nazareth, Patouillot (le), Petit Riot (le), Petite Gâtine (la), Point du Jour (le), Prairie (la), Quatre Routes (les), Riot (le), Toreau (le), Trottiers (les), Tuilerie (la), Vanne (la)« Lieux-dits de la Nièvre », GenNièvre..
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Léré à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Saint-Vérain est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cosne-Cours-sur-Loire, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (61,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (38,5 %), prairies (30,9 %), terres arables (28,8 %), zones agricoles hétérogènes (1,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Transports Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, la ville était desservie par un train en voie métrique appelé « le Tacot » (locomotives de type Corpet-Louvet) qui servait notamment à acheminer les poteries de Saint-Amand-en-Puisaye vers la gare de Cosne-Cours-sur-Loire (elles y étaient alors transbordées vers d'autres wagons pour voies normales) et qui serpentait à travers la campagne via Saint-Vérain (la gare se trouve toujours là, au bout de la rue de la gare), Saint-Loup.
La faible rentabilité du transport voyageur et les 55 passages à niveau non protégés ont conduit au démontage intégral de cette ligne dont l'ouvrage le plus impressionnant était le viaduc en fer de Cosne-Cours-sur-Loire.
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus-Veranus (XIe siècle) ; Capellanus Sancti-Verandi (1130) ; Monasterium Sancti-Verani (1152) ; Sainct-Verain-es-Bois (1332) ; Sainct-Varin (1334) ; Sainct-Verain-des-Boys (1507) ; Saint-Vrain-les-Boys (1615)..
Saint-Vérain est un hagiotoponyme qui fait référence à un Sanctus-Veranus. Il existe plusieurs saints Veranus selon le Martyrologe romain. ou le dictionnaire d'hagiographie...
Histoire Moyen Âge Au , Saint-Vérain ne compte pas assez d'habitants pour constituer une paroisse à part entière et est alors englobée dans les domaines immenses des évêques d'Auxerre, seigneurs du lieu.
C'est vraisemblablement au cours des que naît Saint-Vérain, à l'époque fief stratégique de tout premier ordre, malgré sa modeste étendue. Le protégé de l'évêque d'Auxerre à qui il est remis détient en effet la route Donzy - Saint-Amand. Il peut surveiller les communications Bouhy-Cosne et Entrains-Cosne. Il assure au sud la défense des possessions épiscopales jusqu'à la Loire. Voilà pourquoi en cet endroit, désigné sous le nom de Romfort ou de Rond-le-Fort, un château est construit, autour duquel apparaissent bientôt un hameau et une église. Étymologiquement, Romfort vient de ramus (branche d'arbre) et de fortis (fort, solide).
Pendant la Révolution, cette dernière dénomination est reprise entre le et le lors de la suppression des vocables géographiques désignant des noms de saints. Or le corps de saint Vérain ou saint Véran de Cavaillon est transféré à Jargeau dans le Loiret, entre les années 879 et l'an mil, comme le confirme l'historien Léon Mirot (d'après un manuscrit écrit en 1678 par le Révérend Père Chesneau de la Société de Jésus), et les étapes du voyage mentionnent une localité située sur la rive droite de la Loire, qui, à la suite de cet événement, prend le nom de Saint-Vérain-des-Bois car on y conserve une partie des reliques du saint. Dans ce village existe une église placée sous le vocable de saint Blaise, demeuré le patron primitif de l'église paroissiale.
À la fin du , le nom de Rond-le-Fort disparaît pour faire place à celui de Saint-Vérain.
Seigneurs de Saint-Vérain Le premier seigneur connu de Saint-Vérain est Gibaud ; il apparaît en l'an mil mais nul ne connaît son origine...
Époque moderne En 1775, une assemblée des habitants prévoit des travaux d’embellissement de l’église« Procès-verbal d’une assemblée des habitants de Saint-Vérain en 1775 (transcription d’André Biver) », Cahiers du Val de Bargis ..
Époque contemporaine En 1906, alors que le nombre d'habitants s'élève à 840 individus, la commune compte un instituteur public et deux institutrices (dont une adjointe), un curé et un desservant, un notaire et un clerc de notaire, un facteur rural, un facteur receveur, un chef de gare, un garde champêtre, trois gardes particuliers et six cantonniers. Les commerçants sont bien représentés : 6 épiciers (majoritairement des épicières), 2 boulangers, 1 pâtissier, 1 boucher et 1 garçon boucher, 1 mercière, 2 marchands de cochons, 1 marchand de bois et 1 marchand de grains. Les artisans sont nombreux : 10 potiers et 1 « emballeur de poterie », 9 maçons, 8 sabotiers, 7 couturières, 5 lingères, 5 tuiliers, 4 maréchaux-ferrants, 3 charretiers, 2 charronsUn charron fabrique des chariots, des charrettes et, plus particulièrement, des roues., 2 couvreurs, 2 tailleurs, 1 menuisier, 1 bourrelierArtisan qui fabrique, répare, vend les harnais de chevaux et des bêtes de somme, ainsi que certains articles en cuir., 1 cordonnier, 1 meunier et 1 garçon meunier. La catégorie la plus représentée est celle des journaliers (58 individus), suivie par les propriétaires exploitants (46), les domestiques (32, dont 13 « domestiques de ferme »), les fermiers (19), les ouvriers agricoles (19), les cultivateurs (15), les bûcherons (6), les jardiniers (3), les vignerons (3) et les métayers (2). On dénombre également 1 berger, 1 ouvrier, ainsi que 8 rentiers, 2 propriétaires et 1 retraité. Au total, on relève à Saint-Vérain 47 professions différentes. Enfin, 18 familles ont un enfant en nourriceArchives départementales de la Nièvre, Recensement de 1906, 6 M 270/1..
Politique et administration
Démographie
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Religieux Église Saint-Blaise-et-Saint-Véran, classée monument historique en 1906.. Édifice du abritant un vitrail du , le plus ancien du département. Porche roman. Ouverte tous les joursDépliant touristique du diocèse de Nevers, Visitez les églises de la Nièvre, Pastorale Tourisme & Loisirs, 2013.
Civils
La porte de Cosne, monument historique du , permet d'accéder au site du château dont il ne reste que des vestiges. Les vestiges du château avec son enceinte sont classés monument historique depuis 1907..
Personnalités liées à la commune Georges Suffert (1927-2012), journaliste et écrivain.
Héraldique
Notes et références Notes
Cartes
Références
Voir aussi Iconographie Le peintre Emmanuel de La Villéon a fait des tableaux du village.
Bibliographie Léon Mirot, La Seigneurie de Saint-Vérain-des-Bois des origines à sa réunion au comté de Nevers, 1943. Le petit journal de Saint-Vérain, Bulletin municipal, , . Rémy Fouchard, Les Cultes et les pèlerinages de Saint-Vérain, article dactylographié, 1991. Rémy Fouchard, La Cité féodale de Saint-Vérain au Moyen Ȃge, article dactylographié, 1996. Rémy Fouchard, L'Église paroissiale de Saint-Vérain, article dactylographié, 1996. Rémy Fouchard, Les Noms des hameaux de Saint-Vérain empruntés à l'ancienne Judée, article dactylographié, 1996. Histoire de Saint-Vérain, Bulletin de la Société nivernaise des lettres, sciences et arts, , 2000. Articles parus dans Blanc-Cassis, bulletin du Cercle généalogique et historique Nivernais-Morvan (CGHN-M).
Articles connexes Liste des communes de la Nièvre
Liens externes
. Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Saint-Verain Catégorie:Aire d'attraction de Cosne-Cours-sur-Loire