Igé est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de Population municipale .. Géographie La commune se situe dans la région naturelle du Perche et appartient au nouveau canton de Ceton qui a incorporé depuis 2015 des communes de l'ancien canton de Bellême.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Même, un bras de la même, l'Argenson et la Braye...

La Même, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Belforêt-en-Perche et se jette dans l'Huisne en limite de Cherré-Au et de La Ferté-Bernard, après avoir traversé .. Les caractéristiques hydrologiques de la Même sont données par la station hydrologique située sur la commune de Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:08 TU à partir des 315 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/10/1968 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..

L'Argenson, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans l'Orne saosnoise à Saint-Cosme-en-Vairais, après avoir traversé ..

Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang Neuf () et l'étang Normand ()..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique d'IgéLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée () et un été frais () et venté.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Martin-du-Vieux-Bellême à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Igé est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (79,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (51,9 %), prairies (25,1 %), forêts (19,9 %), zones urbanisées (1,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1 %), zones agricoles hétérogènes (0,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme Rupe Ialgeo (sans date)..

Albert Dauzat, Ernest Nègre et René Lepelley qui ne citent aucune forme ancienne, preuve qu'ils n'en connaissent pas, ont vu dans ce nom de lieu une formation toponymique gauloise ou gallo-romaine en -(i)acum au sens de « lieu de, propriété de ».... Pour cela, ils se basent sur le fait que la terminaison -é au sud ouest de la Normandie, dans le Maine, en Anjou et plus généralement à l'ouest, est généralement explicable par ce suffixe. Seul Ernest Nègre compare avec une forme ancienne d’Igé (Saône-et-Loire, Ibiacus 887) dont le -é final résulte effectivement de l'évolution phonétique du suffixe -(i)acum.

Le premier élément Ig- représenterait un anthroponyme gaulois ou gallo-romain tel qu’Ivius ou Aevius.

Le gentilé est Igéen.

Histoire La commune a conservé trois mottes féodales qui gardaient, vers l'est, la vallée de la Même.

Un camp protohistorique de type éperon barré a été découvert par Jousset de Bellesme au lieu-dit le Croche-Melier., près de la ferme éponyme. L'éperon, aux flancs très abrupts, est barré du côté du plateau par un rempart de pierres et de terres. Celui-ci, précédé par un fossé large de , profond d'environ un mètre, à fond plat, est légèrement convexe vers l'extérieur et présente un profil latéral triangulaire haut d'un mètre. ce lieu clos d'une cinquantaine d'ares, qui s'ouvre par une porte dans l'axe de la fortification, domine d'une dizaine de mètres, la confluence de deux ruisseaux. Jousset de Bellesme y aurait recueilli deux haches polies en silex ainsi que quatre autres armes : une pointe de lance à douille, un fragment de poignard et deux haches, attribuable au bronze final, et, au pied de l'éperon une hache en bronze à talon décoré..

En 1817, Igé ( en 1806) absorbe Marcilly (), au sud-est de son territoire.

Bien que n'ayant pas d'ouverture directe sur la mer, le Perche a envoyé au cours du un bon nombre de ses habitants pour la colonisation de la Nouvelle-France. Artisans, bûcherons, laboureurs venus du Perche ont été parmi les premiers colons à arriver en Nouvelle-France au .

Politique et administration

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints..

Démographie

Igé a compté jusqu'à en 1841.

Économie

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Château de Lonné, des , , partiellement inscrit au titre des monuments historiques en 2000.. Motte de Lonné, à au sud, vers Pouvrai, dans le bois du château de Lonné, au sud-ouest de celui-ci, à l'extrémité d'un d'un éperon barré par un fossé. Le tertre circulaire mesure de diamètre à la base et sur la plate-forme. La « maison » située à au sud-est de la motte conserve les corbeaux d'une bretèche. Église Notre-Dame de Marcilly, à au sud-est par la , vers Saint-Germain-de-la-Coudre, L'édifice du , bâtie sur une motte aplanie., est inscrit au titre des monuments historiques en 1971.. Manoir de Bray, du , et sa chapelle, partiellement inscrits au titre des monuments historiques en 1977.. Motte castrale de Garenne-de-la-Motte, du Moyen Âge, inscrite au titre des monuments historiques en 1975.. Église Saint-Martin, dotée d'une tour romane. Presbytère, bâti en 1830, au milieu d'un parc arboréLaurence de Calan, Presybtères du Perche, éditions des Amis du Perche, collection "Présence du Perche", juillet 2012, . [].. Pyramide d'Igé, 1735, sur la D301, monument marquant la limite entre la généralité d'Alençon et la généralité de Tours. Maison dite « », du , inscrite à l'., plus ancienne demeure de l'ancien canton de Bellême.

Activité et manifestations

Personnalités liées à la commune Pierre Gadois (Igé, - Montréal, 1667), premier habitant de Montréal.. Le comte Nicolas d'Orglandes, président du conseil général de l'Orne et député, achète le château de Lonné en 1800.. Le comte Albert de Balleroy (Igé, 1828 - 1872), député du Calvados., peintre spécialisé dans les scènes de chasse, partagea un atelier rue Lavoisier avec Édouard Manet.. Jean Descarries (ou Descaris) dit le Houx (Igé, 1621 - Montréal, 1687). Jean Leduc (Igé, - Montréal, 1702) Jean Descarries et Jean Leduc furent les deux premiers Français qui s'établirent à Notre-Dame-de-Grâce (Montréal), le . Vers la fin du , le nord du Vieux-Montréal était une immense forêt s’étalant au pied du mont Royal, entourée de marécages et de ruisseaux. Descarries et Leduc reçoivent chacun trente arpents de terre à Notre-Dame-de-Grâce, un vaste territoire que traverse aujourd'hui l'avenue Atwater jusqu’à Lachine. Les Descarries furent longtemps ancrées dans le secteur. Par exemple, Daniel-Jérémie Décarie (1836-1904) fut maire de Notre-Dame-de-Grâce de 1877 à 1904 et son fils, l'avocat Jérémie-Louis Décarie (1870-1927), fut un parlementaire québécois. En , on désigne officiellement « boulevard Décarie » l’axe commercial qui traverse Notre-Dame-de-Grâce. Jacqueline Quatremaire (Igé, - Auschwitz, ) est une militante syndicaliste, communiste et résistante.

Héraldique

Voir aussi

Articles connexes Liste des communes de l'Orne

Liens externes

Résumé statistique d'Igé sur le site de l'Insee . Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques. Notes et références Notes

Cartes

Références Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2012 (site de l'IGN, téléchargement du 24 octobre 2013)

Igé