Le Merlerault est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie.

En 2025, elle fusionne avec Les Authieux-du-Puits, La Genevraie, Godisson et Nonant-le-Pin pour former la commune nouvelle de Merlerault-le-Pin, dont elle est devenue une commune déléguée.

Géographie Localisation La commune est aux confins du pays d'Ouche, du pays d'Auge, de la plaine d'Argentan, de la campagne d'Alençon et du Perche.

Situé sur l'ancienne route nationale 26, son bourg est à au sud de Gacé, à au nord-est de Sées, à à l'est d'Argentan et à à l'ouest de L'AigleDistances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr.

Communes limitrophes

Géologie et relief

La superficie du Merlerault est de ; son altitude varie de .

Hydrographie vignette|redresse=1.4|Carte huydrographique du Merlerault.

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie.

Elle est drainée par le Don, l'Ure, la Dieuge, le ruisseau Saint-Martin., le Bief., des bras du Don., le cours d'eau 01 des Etangs des Bruyères., le Don., le fossé 01 de la commune de la Genevraie., le fossé 01 de la Flonière., le fossé 01 de la Lamberderie., le fossé 01 de la Reboursière., le fossé 01 de l'Étang des Grandes Bruyères., le fossé 01 de l'Étre-au-Macé., le fossé 01 des Planchettes., le fossé 01 des Ventes de Nonant., le fossé 01 d'Oisellerie Haras., le fossé 01 du Bois Chausson., le fossé 01 du Bois du Mesle., le fossé 01 du Champ Mignon., le fossé 02 de la commune de la Genevraie., le fossé 02 de la Croix Blanche., le fossé 02 du Colombier., le fossé 02 du Sapin., le fossé 03 des Ventes de Nonant., le fossé 04 des Planches., le fossé 07 de la Motte., le fossé 08 de la Vallée., le ruisseau de la Genevraie., le ruisseau du Bois Guimon. et divers autres petits cours d'eau.

Le Don, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Brullemail et se jette dans l'Orne à Almenêches, après avoir traversé ..

L'Ure, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Ménil-Froger et se jette dans l'Orne à Argentan, après avoir traversé ..

La Dieuge, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans l'Ure à Gouffern en Auge, après avoir traversé ..

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : les étangs des Bruyères ()..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré. et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée () et un été frais () et venté.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Le Merlerault est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,4 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (48,1 %), prairies (43,2 %), forêts (5 %), zones urbanisées (3,6 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Merula en 862 et Merula Radulphi (non daté)..

Le toponyme serait issu du latin merula, « merle », et de l'anthroponyme Raoul., baron normand du .

Histoire Moyen Âge Vers l'an 1020Dictionnaire du pays d’Argentan n° 137, mars 1965, Rousseau., Richard de Sainte-Scolasse, seigneur de la région, compagnon d'arme de Richard de Normandie (dit Richard « l'Irascible » ou Richard le « Bon », duc de Normandie de 996 à 1026), aurait fait don du domaine du Merle à l'un de ses compagnons d'armes, Roger, contre le service de dix chevaliers en temps de guerreLa Normandie bénédictine au temps de Guillaume le Conquérant (), Louis Gaillard, 1967.. Le prénom d'un descendant de ce Roger, Raoul, Ranulf ou Rault du Merle, sera à l'origine de la terminaison "rault" du nom du bourgRoger du Merle s'allie par mariage au clan des Giroie, en rivalité et parfois en guerre contre ses puissants voisins les seigneurs de Bellême (cf. Une famille aristocratique aux confins de la Normandie : Les Géré au XIe siècle, Jean-Marie Maillefer, Cahier des Annales de Normandie de 1985 Vol 17 pp. 175-20..

Le bourg devient au Moyen Âge une cité féodale fortifiéeBulletin de la société historique et archéologique de l'Orne, 1886.. A l'époque du roi Philippe-Auguste, le seigneur du Merle tient cette baronnie directement du roi sous condition que ce dernier puisse marier à sa convenance l'aîné des enfants du MerleLe Grand dictionnaire géographique, historique et critique, M. Bruzen de la Martinière, les libraires associés, 1768.. Pendant la guerre de Cent Ans, le bourg est l'objet de combats. Un incendie le dévaste en 1345. En , le château que défend en vain Jean du Merle est conquis et pillé par les troupes du duc de LancastreBulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne de 1903 : Selon Ch. Vérel, Jean du Merle, seigneur du Merlerault, Gacé, Médavy, Champault et autres lieux, eut la douleur de voir les Anglais allumer en 1345 un incendie qui détruisit en partie le bourg du Merlerault et au mois de juin 1356, son château emporté d'assaut et pillé par le duc de Lancastre. L'infortuné du Merle, fait prisonnier, fut interné dans le fort de Thubeuf, et y demeura jusqu'au moment où les moines de Saint-Evroult consentirent à lui prêter le montant de sa rançon.. Occupé à nouveau par les Anglais en 1359, il est repris en 1364 par les Français à l'issue de violents combats contre les troupes anglo-navarraises de Ferrando d'Ayens.

Le bourg quitte la famille du Merle à l'occasion du mariage en 1385 d'Agnès du Merle dame du Merle-Raoul et de Gacé avec Jean de la Champagne seigneur d'Avrilly, une forteresse aux défenses considérables. Leur fille Jeanne, décrite par certains comme la plus riche héritière du CotentinRevue catholique de Normandie, , 1932., épousera Nicolas Paynel baron de Hambye et de Bricquebec qui transmettra le fief à leur gendre Louis d'Estouteville, gouverneur de Normandie.

Au Moyen Âge, les Montgomery y possèdent un haras.

Au , le bourg est rebâti à deux kilomètres au nord-est de l'ancien village. Un siècle plus tard, Sully et Henri y créent le Haras du Roi. En 1665, Louis à l'initiative de Colbert, crée le Haras du Pin, premier dépôt d'étalons de son histoire.

Temps modernes En 1672, un prêtre du Merlerault, Claude Le Febvre, fait de son vivant une donation pour financer une cérémonie annuelle autour du feu de la Saint Jean, paiement de douze fagots et rémunérations des clercs ainsi que des carillonneurs« Cure du Merlerault », in Archives départementales, série G, Alençon, cité in L. Duval, Gargantua en Normandie : étude archéologique et philologique., Marchand-Saillant, Alençon, 1880.. Il en précise les différentes phases, chants dans l'église, sortie en chantant Inter natos mulierum non surrexit major Joanne Baptista puis le Te Deum, procession, allumage du feu sur la place à huit heures du soir, hymnes à Saint Jean-Baptiste, retour vers l'église en chantant les Laudes, puis le Benedictus et l’oraison du jour.

En 1715, le haras national du Pin est construit pour rassembler en Normandie les haras du Roi. Il remplace les haras royaux du Merlerault et de Montfort-l'Amaury.

Au , Le Merlerault devient un des dix-huit relais de poste de la route royale d'Alençon à Rouen (déplacé à Nonant-le-Pin en 1784 à l'achèvement de la nouvelle route 138).

Époque contemporaine En 1822, la commune du Merlerault, instituée par la Révolution française ( en 1821) absorbe Mont-Marcey () à l'ouest de son territoire.

Le , , autoriser à s'exiler quitte Rambouillet pour Cherbourg où un paquebot à destination de l'Amérique l'attend (il choisira finalement l'Écosse puis la Bohême), est rejoint au Merlerault par le colonel Caradoc, émissaire britannique de Louis-Philippe, qui lui remet la proposition de confier au nouveau pouvoir l'héritier du trône, le duc de Bordeaux, ce que sa mère, la duchesse du Berry et son grand-père refusent.

La première pierre des halles est posée en 1831.

En 1867 est mise en service par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest la gare du Merlerault sur la ligne de Saint-Cyr à Surdon empruntée par les trains de la relation de Paris-Montparnasse à Granville.

Le , la place de la mairie est détruite par l'explosion de trois camions américains remplis de munitions.. Elle est reconstruite mieux qu'à l'identique.

La gare ferme en et sa desserte est désormais assurée par service routier de transport à la demande TER Normandie.

Fusion de communes Afin d'éviter une baisse des dotations de l’État et permettre une mutualisation des services, tout en lui donnant plus de poids dans les décisions de l'intercommunalité, dix communes ont envisagé en 2022 de fusionner sous le régime des communes nouvelles.. Après réflexions, seules les communes du Merlerault, Nonant-le-Pin, Godisson, Les Authieux-du Puits et La Genevraie ont confirmé cette démarche par délibérations de leurs conseils municipaux en , après des réunions publiques tenues à Merlerault et Nonant-le-Pin ...

La commune nouvelle est ainsi créée le par un arrêté préfectoral du .

Politique et administration vignette|L'hôtel de ville. Rattachements administratifs Avant la fusion, Le Merlerault se trouvait dans l'arrondissement d'Argentan du département de l'Orne.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton du Merlerault. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.