La Consolation est un téléfilm de fiction français réalisé par Magaly Richard-Serrano, diffusé le sur France 3. Librement adapté du récit autobiographique publié par l'animatrice Flavie Flament en , il a reçu le prix du meilleur téléfilm au Festival de la fiction TV de La Rochelle en 2017.

Synopsis Flavie est une animatrice de télévision réputée. Un soir qu'elle s'apprête à enregistrer une émission, elle est terrassée par un malaise comme elle en a régulièrement depuis que son grand-père maternel est mort, quelques semaines plus tôt. Après avoir consulté divers « spécialistes » (sophrologue, naturopathe, podologue, chiropracteur) et fait le constat qu'elle ne souffre de rien sur le plan médical, elle finit par consulter un psychothérapeute, lequel, ayant rapidement diagnostiqué une « disjonction émotionnelle » consécutive au décès du grand-père, explique à sa patiente ce qu'est l' « amnésie traumatique » et l'invite à apporter lors des séances suivantes des photos d'elle enfant, pour aller ensemble à la recherche du « trauma » qu'il soupçonne d'être à l'origine de ses crises d'angoisse et des flashs dont elles s'accompagnent. À partir de là, le film fait alterner les séances de thérapie (il y en aura cinq, échelonnées sur plusieurs mois) avec sept séquences, beaucoup plus développées, qui présentent des moments de la vie de l'adolescente situés entre sa treizième et sa seizième années et qu'elle se remémore en feuilletant ses albums de photos. Mais ce travail de remémoration, répétitif et infructueux, finit par lasser et décourager Flavie, qui envisage de mettre fin à la thérapie. C'est alors qu'un incident fortuit — la chute d'une photo prise au polaroïd — fait soudain remonter à sa mémoire le souvenir, longtemps occulté, du viol commis sur elle, l’été de ses treize ans, par le célèbre photographe David Hamilton.

Fiche technique

Réalisation : Magaly Richard-Serrano Adaptation et scénario : Magaly Richard-Serrano et Flavie Flament, d'après le roman autobiographique homonyme de Flavie Flament Musique : Louis Sclavis Décors : Antoine Maron Direction de la photographie : Pénélope Pourriat Montage : Catherine Schwartz Son : Martin Boisseau Production : Nicole Collet Sociétés de production : « Image & Compagnie », avec la participation de France Télévisions et de TV5 Monde, avec le soutien de la Région Nouvelle-Aquitaine et du département de la Charente-Maritime, en partenariat avec le CNC et avec le soutien de la PROCIREP-Société des Producteurs-ANGOA Société de distribution : Lagardère Studios Distribution Durée : Date de première diffusion : , à 20h 55, sur France 3

Distribution

Émilie Dequenne : Flavie adulte Lou Gable : Flavie adolescente Léa Drucker : Gislaine, dite Gigi, la mère de Flavie Philip Schurer : David Hamilton Hervé Pierre : le psychothérapeute Xavier Mathieu : Pierrot, le père de Flavie Patrick Préjean : le grand-père Chantal Ravalec : la grand-mère Pauline Blais : la tante Isabelle Jeff Bigot : l'oncle Hubert, frère de Ghislaine Baptiste Porcheron : Benjamin, frère de Flavie Enzo CastaldiFils de l'animatrice Flavie Flament et de Benjamin Castaldi. : Thomas, dit Matéo, frère de Flavie Céleste Aminot : Christelle Hugo Chalan Marchio : Hari Caroline Forestier : la mère de Hari Anne de Querioz : la maquilleuse Airy Routier : l'assistant de Flavie à la télévision François Briault : Bertrand, l'ami médecin Kevin Rozé : le rabatteur de David Hamilton Morgane Bonnin

Production Adaptation

Un « Avertissement » donné à lire avant le début de l'œuvre, sous la forme d'un carton imprimé sur fond noir, indique que paru l'année précédente, et précise que , avant de rappeler que .

David Hamilton est le seul personnage du film qui ne relève pas de la « fiction », et à ce titre il est pourvu d'un prénom et d'un nom correspondant à ceux du photographe disparu en . Interrogée à ce propos par Hélène Rochette, de Télérama, la réalisatrice répond : Dès lors, Phillip Schurer, le comédien anglais qui tient son rôle, est présenté de manière à lui ressembler le plus exactement possibleIl suffit pour le vérifier de comparer la coiffure frisée et grisonnante du personnage du film et celle de l'acteur Phillip Schurer, âgé de 44 ans au moment du tournage, alors que Hamilton en avait dix de plus en 1987., ce qui n'est le cas d'aucun des autres personnagesLa remarque vaut en particulier pour le personnage du psychothérapeute, dont le rôle est tenu par le comédien Hervé Pierre. Celui-ci a presque le double de l'âge d'Émilie Dequenne, alors que le Dr. Gourion, qui a accompagné Flavie Flament dans sa thérapie, n'avait que deux ans et demi de plus que sa patiente. De plus, il est affublé de lunettes rondes à monture d'écaille et d'une barbe qui renvoient très clairement à Sigmund Freud, alors que David Gourion ne porte, du moins sur les documents publics et dans le débat proposé après la diffusion du téléfilm, qu'une moustache et des lunettes rectangulaires..

Ces derniers n'ont pas de patronyme. Présentés comme des personnages de fiction, ils ne sont cités ou interpelés que par leur prénom, fictif pour la plupart d'entre euxC'est le cas en particulier pour les membres de la famille du personnage principal..

L'héroïne elle-même est simplement « Flavie » : la chaîne de télévision pour laquelle elle travaille n'est pas nommée et le patronyme Lecanu (nom de naissance de Flavie Flament) ne figure plus sur les couvertures du magazine OK! reproduites dans la séquence qui évoque l'élection de « Miss OK! 88 ». On pourrait s'étonner d'un tel choix, dans la mesure où, si la célébrité de David Hamilton dans les années 80 est avérée, celle de Flavie Flament, animatrice phare de TF1 dans les années 2000, ne l'est pas moins.

Tournage

Le film est tourné entre le et le à La Rochelle et à Châtelaillon-Plage dans le département de la Charente-Maritime.

Autour du téléfilm La presse juge le film « déchirant et réussi. ». Elle salue en particulier la prestation de Léa Drucker, « magistrale dans le rôle de la mère perverse. ».

« Il faut que les femmes écrivent sur les femmes », a souligné la réalisatrice dans un entretien accordé à Hélène Rochette pour Télérama. En dépit d’une « fiction très sombre », Magaly Richard-Serrano a souhaité garder « l’humour et la poésie » du livre adapté, en filmant tout en vitalité, souvent avec caméra à l’épaule et couleurs ensoleillées, les vacances d’une famille presque ordinaire. Le climat poignant est rehaussé par la clarinette de Louis Sclavis.

La première diffusion de La Consolation sur France 3, le , attire quatre millions de spectateurs, soit 16,8% de part d'audience. Elle fut suivie d'un « débat » intitulé « Contre le viol : oser parler pour se reconstruire » et animé par la journaliste Carole Gaessler. Y participaient Flavie Flament, qui, après avoir « mûrement réfléchi », avait « accepté d'être présente pour inciter d'autres femmes à parler pour se reconstruire »Les interventions de Mme Flament, ses échanges avec Mme Gaessler et les extraits du film rediffusés pendant le débat occuperont 26 minutes sur les 62 que dure l'émission., et trois « spécialistes » : David Gourion, « psychiatre [qui] travaille beaucoup sur l'amnésie traumatique et la libération de la parole, [et qui a] aidé et accompagné Flavie Flament », le Dr. Xavier Pommereau, « spécialisé dans les troubles de l'adolescence », et le Dr. Gilles Lazimi, médecin généraliste et « militant engagé contre les violences faites aux femmes et aux enfants »L'intitulé « débat » donné par la chaîne et les programmes de télévision est inexact, l'échange auquel assistèrent les téléspectateurs pendant une heure n'ayant rien d'une « discussion généralement animée entre interlocuteurs exposant souvent des idées opposées sur un sujet donné » (définition du mot « débat », Trésor de la langue française). Ainsi aucun participant ne remit-il en question la validité scientifique de la notion d'« amnésie traumatique », mise en avant d'emblée par l'animatrice, ni la pratique de la « thérapie de la mémoire retrouvée » qui est au cœur du film et de l'analyse que Mme Flament a suivie avec le Dr. Gourion..

Distinctions Festival de la fiction TV de La Rochelle 2017 : meilleur téléfilm. Prix média ENFANCE majuscule 2018 : prix de la fictionPrix média ENFANCE majuscule 2018

Liens externes

Notes et références

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