300 est un péplum américain coécrit et réalisé par Zack Snyder, sorti en 2006. Le film donne une vision fantastique de la bataille des Thermopyles en -480, durant les guerres médiques, et a été tourné en grande partie à l'aide de la technique d'incrustation afin de restituer l'imagerie de la bande dessinée du même nom, écrite et illustrée par Frank Miller et colorisée par Lynn Varley, elle-même inspirée du roman historique de Steven Pressfield, Les Murailles de feu, publié en 1998.

Dans les semaines qui ont précédé et suivi sa sortie, le film a soulevé une controverse portant sur la représentation des Perses dans le contexte international des tensions entre les États-Unis et l'Iran. Malgré cette controverse et des critiques partagées, le film a été un très grand succès commercial.

Une suite, 300 : La Naissance d'un Empire, réalisée par Noam Murro, est sortie en 2014.

Synopsis

En 489 , Léonidas est devenu roi de Sparte à la suite des épreuves rituelles spartiates, dont il a triomphé. 9 ans plus tard, il apprend d'un messager perse que le roi Xerxès envisage d'envahir la Grèce et de soumettre sa cité, mais refuse de négocier un quelconque arrangement. Contre l'avis des éphores corrompus par l'or perse, il part à la rencontre de l'ennemi avec les 300 meilleurs soldats de sa cité, et est rejoint sur la route par Daxos et ses Arcadiens. Léonidas choisit de combattre l'armée perse dans le passage étroit et rocheux des Thermopyles, appelées les Portes chaudes dans le film. Il refuse d'enrôler Éphialtès, un Spartiate exilé, car celui-ci, bossu, ne peut lever convenablement son bouclier à cause de son handicap au dos et au cou.

Face à l'armée gigantesque conduite par le roi Xerxès en personne, la résistance est héroïque mais désespérée. Xerxès, frappé par les importantes pertes subies par son armée lors des premiers assauts, tente de gagner Léonidas à sa cause mais essuie un échec. Il envoie alors ses meilleurs guerriers, les Immortels, ceux-ci étant également repoussés par les Spartiates. Mais Éphialtès, meurtri par le refus de Léonidas, révèle à Xerxès l'existence d'un sentier secret qui contourne les Thermopyles. Les Arcadiens battent en retraite en apprenant la nouvelle et Léonidas, conscient que son destin est désormais scellé, envoie Dilios, un de ses guerriers, à Sparte avec ordre de narrer l'histoire du sacrifice de ses camarades.

Pendant ce temps à Sparte, la reine Gorgô, épouse de Léonidas, doit faire face aux machinations de Théron, un homme politique à la solde des Perses qui cherche à faire destituer Léonidas de son titre pour avoir contrecarré les éphores. Théron fait chanter Gorgô et abuse d'elle en échange de la promesse de son soutien quand elle plaidera la cause de son époux devant le Conseil de la cité. Mais, le moment venu, il l'accuse au contraire d'adultère et Gorgô le poignarde à mort. La dague perce au passage la bourse de Théron, et l'or perse qui en tombe révèle sa trahison.

Aux Thermopyles, les Perses ont encerclé les Spartiates survivants et Xerxès exige leur soumission. Léonidas feint d'accepter avant de blesser Xerxès à la joue avec sa lance. Léonidas et ses hommes sont ensuite massacrés. Un an plus tard, Dilios conclut son récit devant une armée de Spartiates, expliquant comment cette résistance valeureuse a touché le moral de l'armée perse et poussé les cités grecques à s'unir, faisant désormais face à sur le champ de bataille de Platées.

Fiche technique

Titre : 300 Réalisation : Zack Snyder Scénario : Zack Snyder, Kurt Johnstad et Michael B. Gordon, Musique : Tyler Bates Direction artistique : James Bissell Photographie : Larry Fong Décors : Paul Hotte Costumes : Michael Wilkinson Montage : William Hoy Production : Mark Canton, Bernie Goldmann, Gianni Nunnari et Jeffrey Silver Sociétés de production : Legendary Pictures, Virtual Studios, Hollywood Gang Productions et Société de distribution : Warner Bros. Pictures Budget : Fiche du film sur Box Office Mojo Pays de production : Langue originale : anglais Format : couleurs Technicolor, Kodak et Fujifilm - 2,35:1 - son Dolby Digital, DTS, SDDS - 35 mm - filmé avec du matériel Panavision Genre : péplum, action et guerre Durée : 115 minutes Dates de sortie États-Unis : (Austin Butt-Numb-A-Thon) ; (sortie nationale) Canada : Belgique, France et Suisse : Classification : États-Unis : R France : interdit au moins de 12 ans lors de sa sortie en salles et déconseillé aux moins de 16 ans lors de son exploitation téléviséehttps://www.canalplus.com/cinema/300/h/40415518_50889 300 est classé -16 en raison d’une violence extrême, de scènes de sexe et de viols..

Distribution

Gerard Butler (VF : Éric Herson-Macarel ; VQ : Benoît Rousseau) : le roi Léonidas Rodrigo Santoro (VF : Bernard Gabay ; VQ : Daniel Picard) : le roi Xerxès Lena Headey (VF : Rafaèle Moutier ; VQ : Anne Bédard) : la reine Gorgô Dominic West (VF : Jean-Pol Brissart ; VQ : Paul Sarrasin) : Théron David Wenham (VF : Michel Papineschi ; VQ : Sébastien Dhavernas) : DiliosPersonnage inspiré d'Aristodème de Sparte (également narrateur) Vincent Regan (VF : Bruno Choël ; VQ : François Godin) : le capitaine Artemis Michael Fassbender (VF : Axel Kiener ; VQ : Patrice Dubois) : SteliosPersonnage inspiré de Dienekès Tom Wisdom (VQ : Hugolin Chevrette-Landesque) : Astinos Andrew Pleavin (VF : Pascal Montségur ; VQ : Patrick Chouinard) : Daxos Andrew Tiernan (VF : Philippe Bozo ; VQ : Daniel Lesourd) : Éphialtès Stephen McHattie : le politicien spartiate Giovanni Cimmino : Pleistarchos, fils de Léonidas et Gorgô Peter Mensah (VF : Daniel Lobé ; VQ : Widemir Normil) : le messager perse Kelly Craig : la Pythie, l'oracle des éphores Tyler Neitzel : Léonidas jeune Patrick Sabongui : le général perse qui tente de convaincre Léonidas à la fin Dennis St John : le Spartiate chargé de vérifier l'apparence des nouveau-nés Robert Maillet : Uber, l'Immortel géant Leon Laderach : le bourreau perse Tyrone Benskin : l'émissaire perse Tim Connolly : le père de Léonidas Marie-Julie Rivest : la mère de Léonidas Jere Gillis : un général spartiate David Francis : un des éphores Deke Richards : un soldat spartiate

Version française réalisée par Dubbing Brothers sous la direction artistique de Fabienne Orain, avec une adapation de dialogues de Juliette Vigouroux et Alain Cassard. ; Version québécoise réalisée par Technicolor Services Thomson sous la direction artistique de Gilbert Lachance, avec une adaptation de dialogues de Christine Séguin et Manon Bordeleau.

Sources et légende : Version française (VF) sur Allodoublage« Fiche du doublage français du film » sur Allodoublage, consulté le 30 novembre 2014. Version québécoise (VQ) sur Doublage Québec« Fiche du doublage québécois du film » sur Doublage Québec, consulté le 30 novembre 2014

Production Adaptation Zack Snyder a réalisé le film durant l'année 2006. Le film a utilisé les mêmes procédés techniques que le film Sin City (adapté lui aussi d'une bande dessinée de Frank Miller), avec l'utilisation d'images de synthèse.

Si toutes les scènes présentes dans la bande dessinée sont fidèlement reconstituées à l'écran, le film a ajouté plusieurs personnages et scènes supplémentaires :

Tournage

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Le film recueille 60 % de critiques positives, avec un score moyen de 6,1/10 et sur la base de 223 critiques collectées, sur le site internet Rotten Tomatoes.. Il obtient un score de 52/100, sur la base de 42 critiques, sur le site Metacritic.. En 2008, le magazine Empire l'a classé à la dans sa liste des 500 meilleurs films de tous les temps .

En France, les critiques sont totalement divisés. Le site Allociné propose une note moyenne de à partir de l'interprétation de critiques provenant de de presse.. Le Figaroscope évoque un défi relevé , L'Écran fantastique une , Paris Match , Ouest-France , Première , Rolling Stone , Le Parisien , L'Humanité , Les Inrockuptibles un résultat , Libération , et Positif un film .

Box-office Le film a rapporté dans le monde entier dont rien que sur le territoire américain. Il a réalisé en France, au Québec et en Suisse..

Il détient le record de fréquentation en Grèce avec en 4 jours.

+ Box-office mondial par pays du film 300 (par ordre décroissant) Pays Box-office Pays Box-office Pays Box-office $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $ $

Controverse Critiques iraniennes Le film, bien que non diffusé en Iran, a soulevé des critiques de la part du gouvernement et des intellectuels iraniens......

La critique porte sur le travestissement de la réalité, associé à une critique plus politique : celle de tenter de porter atteinte à l'image de l'Iran dans un contexte politique tendu entre ce pays et les États-Unis.

En effet, la représentation qui est faite des Perses à la période achéménide est fausse. Cette période est considérée comme un âge d'or dans l'histoire de l'Iran, avec en particulier l'écriture sur le Cylindre de Cyrus de ce qui est considéré comme la première charte des droits de l'homme. Dans le roman graphique dont est inspiré le film, les Perses sont dépeints comme une horde barbare, décadente, opposés aux nobles grecs. De manière générale, le film ne respecte ni les costumes ni les coiffures perses de l'époque achéménide.

D'un point de vue plus politique, Javad Shamghadri, conseiller culturel du président Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré que les États-Unis essayaient de modifier la réalité historique afin d'humilier l'Iran, présentant l'empire comme une contrée barbare et stupide.

Le quotidien Āyande No a dit dans ses pages que « le film dépeint les Iraniens comme des démons sans culture, sans sentiments et sans humanité, qui ne pensent à rien d'autre qu'à attaquer les autres nations et à tuer », ce que le journal assimile à « un nouvel effort pour discréditer le peuple iranien et sa civilisation vis-à-vis de l'opinion publique internationale à un moment où les menaces américaines contre l'Iran s'intensifient »Nasser Karimi, « Iranians Outraged by ‘300’ Movie », Guardian Unlimited, 13 mars 2007.

Autres critiques D'autres critiques ont été émises sur divers aspects de ce film :

Le journal The Arab American News parle d'« une propagande guerrière irréfléchie » (mindless war propaganda)..

Ephraim Lytle, professeur d'histoire hellénique à l'université de Toronto, écrit que « la manière dont le film idéalise sélectivement les Spartiates est troublante »Sparta? No. This is madness, Toronto Star, 11 mars 2007, notamment sur le fait que Xerxès est dépeint comme bisexuel ; et que les Perses sont montrés sous un aspect monstrueux, tandis que les Spartiates sont des hommes au physique avantageux (sauf le traître Éphialtès, un monstre difforme aussi). Les Éphores, qui s'opposent à l'action héroïque de Léonidas, sont eux aussi hideux.

L'idéalisation de certains éléments dans le film est également critiquée par Touraj Daryāi, professeur d'histoire antique à l'Université de Californie à Fullerton. Il critique le thème central du film, à savoir l'opposition entre le monde « libre » et « aimant la démocratie », représenté par les Spartiates, et le monde guerrier perse..

On peut ajouter que les Athéniens, que le film décrit comme des philosophes pédérastes, ont également joué un rôle majeur dans les guerres médiques, aspect qui est laissé dans l'ombre.

D'autres critiques s'attardent sur l'aspect fascisant du film. Pour Kyle Smith, du New York Post, . Dana Stevens, dans Slate, compare 300 au film de propagande national-socialiste Der ewige Jude (Le Juif éternelA Movie Only a Spartan Could Love Dana Stevens, Slate). Roger Moore, critique de cinéma à l'Orlando Sentinel, considère que le film correspond à la définition que donne Susan Sontag de l'art fasciste..