Sainte-Geneviève est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.
Géographie Description La commune de Sainte Geneviève est située au sud du département de l'Oise et fait partie du pays de Thelle.
Le bourg s'étire le long de la route nationale 1 (Paris - Calais) qui place Sainte-Geneviève à une vingtaine de kilomètres de Beauvais et à une cinquantaine de kilomètres de Paris.
La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Paris, dans la zone d'emploi de Beauvais et dans le bassin de vie de Méru.
Communes limitrophes
Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .
Le territoire communal est formé d'un haut plateau, d'une altitude moyenne de , entaillé profondément par des vallées sèches au nord-ouest et au sud-est et la Falaise du Thelle, colline crayeuse qui va des bords de l'Oise, au niveau de Boran-sur-Oise, jusqu'à Gournay..
Hydrographie vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Sainte-GenevièveLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie.
Elle n'est drainée par aucun cours d'eau.
Fin 2025, la préfecture de l'Oise alerte les habitants de Sainte-Geneviève et de villages des alentours sur une importante pollution aux PFAS de la nappe phréatique qui pourrait provenir de l'activité industrielle ancienne de l'entreprise Draka Fileca, et recommande de ne pas y utiliser l’eau des puits privés pour la consommation et l’irrigation des jardins ou vergers .
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Tillé à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Sainte-Geneviève est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..
Elle fait partie de l'unité urbaine de Sainte-GenevièveUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée..
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne..
Occupation des sols vignette|redresse=1.4 |alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (61,4 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (60 %), zones urbanisées (19,4 %), forêts (16,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,9 %), zones agricoles hétérogènes (0,2 %)..
L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Lieux-dits, hameaux et écarts La commune comptait quatre hameaux : le Petit Fercourt, la Fusée, la Croix et le Camp du Puits. Seuls les deux premiers subsistent, les deux derniers ayant été progressivement intégrés au village.
Habitat et logement En 2023, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2017 et de en 2012..
Parmi ces logements, 91,2 % étaient des résidences principales, 1,4 % des résidences secondaires et 7,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 79,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 20,7 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Sainte-Geneviève en 2023 en comparaison avec celle de l'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1,4 %) par rapport au département (2,5 %) et à la France entière (9,7 %).
+ Le logement à Sainte-Geneviève en 2023. Typologie Sainte-Geneviève. Oise. France entière. Résidences principales (en %)91,290,582,4 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)1,42,59,7 Logements vacants (en %)7,477,8
Voies de communication et transports L'ancienne route nationale 1 (actuelle RD 1001) constitue l'axe principal du bourg et lui donne un accès aiés à l'agglomération parisienne et à Beauvais.
La commune est desservie, en 2023, par les lignes 620, 621, 622, 6108, 6121, 6138, 6141, 6142 et 6202 du réseau interurbain de l'Oise..
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Sancte Genovefe (vers 1104) ; Godoinus de sancta Genevefa (vers 1220) ; in domo de Sa Genovefa (1227) ; de Sancta Genovefa (1237) ; in granchia Sce genevefe (XIIIe) ; Johannes de sancta Genovefa (1268) ; Sainte Geneviefve (1375) ; Ste Geunevefve (1400) ; eccl. Sa Genovefa (XVe) ; Saincte Geneviefve (1532) ; Ste Geneviefve (1667) ; Sainte Geneviève Petit Fercourt (XVIIIe) ; Montcailloux (1794) ; Sainte-Geneviève (1840)..
La paroisse était dénommée en 1104 Sancta Genovefa, prénom latinisé d'origine germanique, en référence à Geneviève de Paris.
Durant la Révolution française, la commune porte le nom de Montcailloux en 1793, avant de reprendre le toponyme de Sainte-Genevière en 1801.
Histoire Antiquité Sainte-Geneviève s'est implantée à proximité d'un ancien site acheuléen. La voie romaine Paris - Beauvais passait à l'emplacement du hameau de la Croix.
Moyen Âge Fondation au Moyen Âge en 1333 d'un Hôtel-Dieu par Jean d'Osmont et sa femme Jeanne de Maignier, avec une chapelle dédiée à sain Hubert.
Temps modernes En 1579, alors que le hameau de Novilliers dépendait encore de la paroisse de Sainte-Genevière, le curé de Sainte-Geneviève fut privé d'une redevance annuelle, au bénéfice de son vicaire établi à Novilliers. De cette animosité, une fracture s'établit entre ces deux communautés, toujours administrativement liées. Au moment de la Révolution, Novilliers tenta d'obtenir la reconnaissance de son autonomie de Sainte-Geneviève, profitant de la création des communes et des élections municipales décrétées par l'Assemblée nationale constituante pour former illégalement une municipalité dissidente.
Révolution française et Empire La commune de Sainte-Geneviève, instituée lors de la Révolution française, absorbe entre 1790 et 1794 celle de La Croix.
Époque contemporaine En 1835, Novillers est détaché de Sainte-Geneviève et prend son autonomie communale.
Sainte-Geneviève a connu une importante activité de tabletterie, puis s'est spécialisé dans la fabrication de corne et d'éventails, puis à partir de 1835 dans la production de brosses à dents et de boutons.
La commune de Sainte-Geneviève, réputée pour avoir été l'un des premiers et des principaux centres de tabletterie de la région au début du , n'a laissé que peu de témoignages architecturaux significatifs de cette industrie, notamment en raison de l'organisation dispersée, particulière, et donc quasi artisanale des nombreux ateliers.
L'usine Lesieur-Lesbroussart est l'un des rares témoins industriels de cette activité. L'étude archéologique et stylistique permet de dater les bâtiments du du , notamment le grand atelier de fabrication et les bureaux attenants, ainsi que le logement patronal, dont le vocabulaire ornemental s'inscrit dans le courant néo dix-huitième de l'époque. Il semble que l'usine appartienne d'abord à Pascal Lesbroussart, dont les initiales sont sculptées au sommet de la lucarne du logement patronal. Mais en 1882, l'entreprise suit le mouvement économique de concentration amorcé quelques années plus tôt. Elle devient alors la société Lesieur-Lesbroussart et Cie, spécialisée dans la fabrication d'éventails en nacre, ivoire et bois des îles. L'activité se poursuit jusque vers 1935. L'année suivante, la cheminée est démontée. Par la suite, le site est occupé par une usine d'emboutissage avant d'être désaffecté. Les bâtiments industriels sont actuellement loués à diverses activités de service..
1893 : présence d'une machine à vapeur. vignette|droite| Carte postale de la gare au début du . La commune a été desservie de 1880 à 1949 par le chemin de fer de Hermes à Beaumont, une ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique. vignette|centre|redresse=2|Horaires du service d'hiver 1936. Du temps de la vapeur, il fallait deux heures pour faire le trajet total de la ligne. En 1936, avec la mise en place d'autorails, le temps de trajet était réduit à une heure environ.
Vers 1927, un ex-prisonnier de guerre, M. Magnien, fit venir d'Allemagne trois souffleurs de verre spécialistes en thermométrie médicale. Ces souffleurs formèrent les ouvriers français au soufflage ainsi qu'à la gravure. À cette époque, les pompes à vide n'étaient pas utilisées et le remplissage des réservoirs de mercure se faisait par le " bouillage" qui consistait à porter le métal à ébullition afin qu'il grimpe dans la colonne prismatique et atteigne un réservoir supplémentaires provisoire. Chaque thermomètre était gravé à la main et les divisions entre 35 et 42° étaient tracées au tire-ligne. L'usine a employé jusqu'à une trentaine d'ouvriers (souffleurs, graveurs, fermeuses). On y fabriquait des thermomètres à usage vétérinaire, pour des souris ou des animaux plus gros. On y fabriqua aussi des thermomètres au centième de degré pour mesurer la température au moment de l'ovulation féminine. L'usine a définitivement cessé de fonctionner en .
En 1934, la commune comptait onze cafés.