Louis-Alexandre Expilly de La Poipe, né le à Brest et mort guillotiné le à Brest, est un ecclésiastique français, évêque constitutionnel du Finistère en , le premier évêque français choisi selon la procédure prévue par la Constitution civile du clergé.

Biographie Il est le fils d'un capitaine d'une compagnie franche de la marine. Sa sœur est l'épouse de Michel Behic, maire de Morlaix, et l'une de ses petites-nièces la belle-sœur du général Moreau.

Prêtre et député Ordonné prêtre, il est nommé recteur de la paroisse Saint-Martin de Morlaix dans le Léon.

Auteur d'analyses de la sociétéFrançois Furet et Denis Richet, La Révolution Française, Pluriel, p. 34, c'est l'un des deux députés élus par l'assemblée du clergé du Léon en pour la représenter aux États généraux de 1789.

À l'Assemblée constituante, il préside la commission des travaux relatifs à la constitution civile du clergé, promulguée le , réorganisant l'Église de France, notamment en créant un diocèse par département.

Évêque du Finistère Le , l'évêque de Cornouaille, Toussaint Conen de Saint-Luc, meurt.

Alors, pour la première fois, la nouvelle législation est appliquée. Le corps électoral du Finistère, établi en , est convoqué à la cathédrale de Quimper pour le , malgré la fronde du chapitre qui, conformément au droit canonique, supplée l'évêque pendant la vacance du siège. Au troisième tour, Louis-Alexandre Expilly de La Poipe obtient sur (alors que Jean-François de La Marche, évêque de Léon, réfractaire réfugié à Londres et non-candidat, obtient ). D'après René Kerviler, ce fut une élection préparée d'avance. Il est le premier à être élu évêque constitutionnel. Il est sacré évêque en à l'Oratoire du Louvre, à Paris, par Talleyrand, ancien évêque d'Autun.

Avant même l'Assemblée, le Finistère, à l'instigation d'Expilly, a décrété le bannissement des prêtres réfractaires entassés dans la prison de Brest. Malgré tout, le Finistère s'élève contre les excès de la Montagne en et ordonne une levée de afin de lui faire barrage.

Arrêté en , impliqué dans l'affaire des Girondins, il compte parmi les 26 administrateurs du Finistère guillotinés le à Brest. Le siège épiscopal reste ensuite vacant jusqu'à l'élection d'un autre évêque, en .

Notes et références

Annexes Bibliographie Pilven (J.-M.), Le premier évêque constitutionnel français : Expilly, évêque du Finistère (1790-1794), Quimper, A. de Kerangal, 1912. Sillons et sillages en Finistère, publié en 2000 par Minihi Levenez. Kerviler, René (1842-1907). Recherches et notices sur les députés de la Bretagne aux Etats-généraux et à l'Assemblée nationale constituante de 1789, p277, T1.

Articles connexes Liste des évêques de Léon Liste des évêques de Quimper et Léon Diocèse de Léon Église constitutionnelle

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