Paru en , Rimes féminines est le second album studio de l'auteur-compositrice-interprète française Juliette, après Irrésistible.
Genèse Rimes féminines réunit à nouveau le parolier Pierre Philippe. et la compositrice Juliette Noureddine, qui signe ici toutes les musiques à l'exception d'une adaptation en français de I'm Still Here., tirée de la comédie musicale Follies de Stephen Sondheim, auteur américain de comédies musicales ; mais contrairement à l'album précédent, la chanteuse a convoqué un orchestre symphonique, l'Ensemble Orchestral des Hauts-de-Seine, dirigé par Laurent Brack, avec des arrangements de Didier Goret ou de Juliette elle-mêmeLivret de ..
Caractéristiques artistiques vignette|upright=0.65|left|Une religieuse en extase devant le corps du Christ en croix, thème qui inspirera le texte d'Oraison.|alt="Bienheureuse Serafina en prière" (XVIIIe siècle), tableau attribué à Gian Andrea Lazzarini. Avec ce disque, le parolier et son interprète ont voulu proposer aux auditeurs un « spectacle » à partir de nombreux personnages féminins très différents les uns des autres.., et non pas une simple suite de chansons.. Poursuivant le travail effectué de 1980 à 1985 avec Jean Guidoni, l'auteur Pierre Philippe continue de s'inspirer de thèmes variés comme la prostitution, l'histoire de l'art, la politique, et s'intéresse même à de vieux faits divers.
La chanson titre Rimes féminines. figure parmi les préférées de sa créatrice. Elle y énumère une liste de cinquante noms, liste rimée de personnages féminins éminents., en général trois par trois (cette liste peut se consulter dans l'annexe).
La seconde chanson, L'amour en pointillé évoque les souvenirs nostalgiques d'un modèle qui fut jadis la maîtresse d'un peintre pointilliste. La petite fille au piano nous montre la transformation d'une innocente jeune pianiste en une destructrice, le tout accompagné par une musique parodiant certaines pièces de Mozart ou Beethoven.
Par contraste, l'ironique Heureuse décrit la morne vie d'une femme dépressive isolée dans une maison de campagne. La chanson suivante, qui s'intitule La géante, figurait déjà sur Juliette chante aux Halles. Juliette y brosse un personnage de femme monstrueuse, tout à la fois géante protectrice, et dévorante qui manipule des amants lilliputiens.
Le morceau Revue de détail s'apparente au genre du comique troupier que Juliette affectionne à l'occasion. La chanson qui suit, Berceuse pour Carlitos, fait référence à la mère du célèbre chanteur de tango Carlos Gardel, qui imagine un avenir brillant pour son fils qu'elle surnomme affectueusement « Carlitos ».
La belle Abbesse décrit, quant à elle, la figure crasseuse mais fière d'une clocharde narguant les passants, sur un accompagnement musical rappelant les musiques de fêtes foraines. Le titre suivant, Consorama donne la parole à une caissière de supermarché, afin de se moquer, à travers elle, de la société de consommation. Tueuses déroule, à la manière de la chanson titre, une liste de femmes criminelles telles Violette Nozière, Marie Besnard ou Bonnie Parker. Remontrances fait le portrait d'une tenancière de bordel qui réprimande les gigolos qu'elle emploie, au son d'un jazz-band de style rétro.
Plus singulière, la musique d'Oraison est d'inspiration religieuse (selon l'universitaire Jean Viau : ), et ses paroles font référence à l'adoration amoureuse qu'une nonne porte au Christ. L'album se clôt par Un ange passe, une prière adressée à un ange.
Parution et réception L'album, réédité par Polydor en 2001 et 2016, s'est vendu à plus de 50 000 exemplaires. Il a valu à Juliette la Victoire de la révélation en 1997. lors de la 12e cérémonie des Victoires de la musique, dont elle relate l'épisode dans son livre Juliette, Mensonges et autres confidences.
Fiche technique Liste des chansons Toutes les chansons sont écrites par Pierre Philippe, en dehors de l'adaptation en français du standard I'm still here (tenir).
Crédits
Musiciens Juliette Noureddine : chant, piano, arrangements Didier Goret : piano, arrangements, orchestrations Franck Steckar : percussions, batterie Bruno Grare : percussions, trombone Thibaud Verbe: violoncelle solo Benoit Dunoyer de Segonzac : contrebasse Catherine Lamborot : hautbois solo Jean-Marc Dumontier : cor solo Thierry Kartagener : cornet solo Dominique Sucetti : bandonéon, accordéon
Avec la participation de l'Ensemble Orchestral des Hauts-de-Seine, dirigé par Laurent Brack.
Équipe de production Mysiane Alès (Le Rideau Bouge) : production Didier Goret : direction artistique Gérard Lhomme (assisté de Stéphane Bili) : enregistrement Philippe Leroux : photographie Mermon : réalisation du livret
Notes et références
Annexes Bibliographie . . . . . . .
Liens externes
Les figures féminines de la chanson titre
Catégorie:Album de Juliette Catégorie:Album musical sorti en 1996