Jean-Gabriel Thiébault, né le à Montmédy (Meuse) et mort le à Paris, est un militaire du génie, polytechnicien qui commence sa carrière sous le Consulat, la poursuit sous l’Empire et devient général sous la monarchie de Juillet.
Biographie Enfance Jean-Gabriel Thiébault né le à Montmédy, est le fils de Charles Gabriel Thiébault et de Josèphe Rosalie Urbain. Son père est avocat en parlement, conseiller du roi et lieutenant en la prévôté royale et bailliagère de Montmédy. Son parrain est son grand-père paternel Jean Thiébault (époux de Barbe Ursule Carmouche). En 1792, Charles-Gabriel est l'un des deux juges de paix du district de Montmédy, chargé pour sa part de la ville de Montmédy.
Son frère, Joseph Charles Auspice Thiébault sera maire de Thionville (1844-1861) et chevalier de la Légion d'Honneur en 1852. Sa sœur Louise-Joseph-Madeleine-Victoire, deviendra l'épouse du général de division vicomte Jean-Baptiste Jamin, et le neveu du général Thiébault, Paul-Victor Jamin, sera le commandant de l'expédition de Chine.
Son éducation fut prise en charge par son oncle, le curé de Montmédy, Gilles Urbain et par l'abbé Bergnier, curé de Ville-es-Cloye.
Sous l'Empire Ses bons résultats scolaires lui ont permis, à l'âge de seize ans et par dispense d'âge, d'être admis à l’École polytechnique (Promotion de l'an 10) le . Il en sort en 1803 et rejoint le l'école de Metz. À l'issue de ces quatre années, il s’engage dans le génie. D'abord affecté en 1806 comme lieutenant à Luxembourg, il passe en 1809 en Espagne. Il sert notamment au siège de Valence (où il est major du génie et chef d’attaque). Dans le corps du général Dupont, il est fait prisonnier à la bataille de Bailén (). Il sera libéré peu après.
vignette|gauche|Siège de Tarragone Passé capitaine, il est aide de camp du général Rogniat, et participe à plusieurs des plus célèbres sièges de la guerre d'Espagne : siège de Sagonte (1811), Tortosa, Tarragone et Valence. Le au siège de Tarragone (1811), le capitaine Thiébault, placé à la tête de 50 grenadiers et formant une des cinq colonnes d'assaut parvient à s'emparer d'une demi-lune puis en l'escaladant, du Fort Royal et pourchassant les fuyards parvient à entrer dans le bastion San Domingo. Cet acte lui vaudra d'être nommément cité dans le Moniteur Universel mais aussi de recevoir une gratification de deux mois de solde. Peu après, il recevra aussi un brevet de Chef de bataillon du génie et pour son courage encore démontré lors du siège de Sagonte en , il reçoit à nouveau un mois de solde en gratification soit 333 francsArchives Nationales, 384 AP 175, État des gratifications d'un mois de solde accordées par le maréchal Suchet aux officiers du génie qui ont été employés aux sièges d'Oropesa et de Sagonte, s.d.(cité par Colson 2006). Au siège de Valence, le général Rogniat demande aux chefs de bataillons Pinot et Thiébault de remplacer le colonel du génie Henry tué en ouvrant des parallèles. Il se distingue ensuite à Bautzen, et devient lieutenant-colonel. Il dirige ensuite la défense de l’Elbe à Dresde, et fait prisonnier par les Russes lors de la prise de cette ville, est emmené en Hongrie. Il rentre en France en 1814.
Il est alors nommé chef du génie à Sedan le . Durant les Cent-Jours, il se rallie à l’empereur, et participe à la bataille de Waterloo en tant que chef d'état-major du génie au Corps.
Restauration Il reste ensuite dans l’armée et en 1816, il est nommé ingénieur en chef de la place de Verdun. Il y propose un nouveau plan de fortifications qui est bien accueilli par les autorités supérieures, et il est nommé colonel en 1825. Il prend le commandement du régiment du Génie. En , le roi Charles X passe en revue à Arras le régiment de Chasseurs commandé par le comte de Maillé et à la citadelle le régiment du Génie sous les ordres du colonel Thiébault S.M. pouvait jouir le plus avantageusement du spectacle militaire qui lui avait été préparé par le régiment du génie, sous les ordres de M. le colonel Thiébault. On avait exécuté sur le terrain tous les travaux d'attaque d'un des fronts de la citadelle. Il y a eu successivement treize explosions tant de fougasses que de fourneaux et de globes de compression, qui pouvaient donner une idée de la guerre souterraine, dont l'action est si puissante dans les sièges. L'assiégeant et l'assiégé ont successivement cherché à réussir, l'un à crever les rameaux de mines de son adversaire, l'autre à faire sauter les travaux dont on couronnait les entonnoirs produits par les diverses explosions. . En , il quitte ce commandement pour prendre la direction de la place de Verdun comme directeur du Génie en remplacement du colonel de Beaufort d'Hautpoul, décédé. Il prend ensuite la direction du Génie de la Place de Metz le . À ce titre, il a sous sa responsabilité, les directions de Metz et de Mézières, l'école régimentaire du génie et l'arsenal du génie à Metz, le régiment du Génie et une compagnie d'ouvriers.
Sous la monarchie de Juillet, il est envoyé en Algérie, et participe au siège de Constantine. Le , il est remplacé à son poste de directeur des fortifications en Afrique par le colonel Vaillant, à sa demande pour pouvoir remplir un poste équivalent en métropole. La même année, il est nommé aux fortifications de Lyon qu'il commence à construire. Il fait ensuite un passage comme directeur de la Direction des fortifications, celle de Paris, alors que la construction des nouvelles fortifications voulues par Thiers et dirigée par le général Dode de la Brunerie débute. Nommé général le , il est presque aussitôt () affecté au Comité des fortifications. Il sera remplacé à la tête de la division des fortifications de Paris par le colonel Gilberton à titre provisoire, en attendant l'arrivée du colonel Cathala. Deux ans plus tard, il est admis dans le cadre de réserve le et mis à la retraite le .
Second Empire Le , il est, conformément au décret de l'Empereur Napoléon III, relevé de la retraite et remis dans le cadre de la réserve ( section de l'État-major général de l'armée)..
Il meurt à l'âge de à son domicile, 23 rue de Miroménil à Paris. Il est inhumé le , son cercueil étant porté par les généraux Prudhon, Dubost, Durand-Devillers et le colonel Merlin (du régiment du Génie).
États de services 1808 : capitaine 1813 : lieutenant-colonel 1825 : colonel 1843 : général
Décorations Base Léonore. 50px|Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis Chevalier ribbon Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. 50px|Médaille de Sainte-Helene ribbon Médaille de Sainte-Hélène.
Notes et références
Annexes Bibliographie Biographies
Nécrologie avec notice biographique
Mentions, actions ou notices simples
Articles connexes Général baron Paul Thiébault
Liens externes
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