La famille Tournemouche est une famille de la noblesse française originaire de Morlaix, en Bretagne. Enrichie par le commerce maritime, et figurant parmi les nobles bourgeois de la ville de Morlaix aux et , elle fut maintenue noble en 1671.
Elle compte parmi ses membres un maire de Morlaix et plusieurs officiers de la sénéchaussée de Morlaix-Lanmeur. Cette famille s'est éteinte dès 1684 à Morlaix.
Histoire Les aventures d'un riche armateur (1529-1530)
Célèbre armateur, Mathurin Tournemouche, sieur de Kergueff (Plougasnou), est cité en 1532 parmi les marchands de Saint-Pol-de-Léon travaillant avec le port d’AnversChroniques d'histoires publiées dans le Bulletin paroissial de Roscoff. Par l’abbé Jean Feutren. Page 413..
Il commerce aussi avec le Brésil. En 1529, trois navires dont un lui appartenant, sont pris par une escadre portugaise. François Ier (roi de France), en soutien aux marchands du duché de Bretagne, écrit alors à Jean III (roi de Portugal), pour réclamer une indemnité de 600.000 écusHistoire du Brésil français au seizième siècle, de Paul Gaffarel. Page 96. à la suite du pillage des navires et au massacre des équipagesAngo et ses pilotes, d'après des documents inédits. Eugène Guénin. Page 193..
Il .
Une famille bourgeoise et d'officiers à Morlaix (-) Jacques Tournemouche, bailli de Morlaix Jacques Tournemouche, fils de Mathurin Tournemouche, est bailli de Morlaix en 1552. Il acquiert en 1558, pour 674 livres, la coutume et ferme des toiles de la ville de MorlaixInventaire-sommaire des Archives départementales antérieures à 1790. Page 284.. En 1566, le baron du Pont lui vend le lieu et manoir noble du Bodon (Lanmeur)Héraldique et Généalogie, 2000. Page 203, Tournemouche.. .
Martin Tournemouche, procureur-syndic de Morlaix Né en 1548 à Morlaix, Martin Tournemouche, sieur du Bodon, fils de Jacques Tournemouche, reçoit une instruction au collège, à Paris, et des leçons d’un pédagogue privéLa Revue de Paris – 1908. Page 581.. En 1585, procureur-syndic de Morlaix, il achète pour sa mère, au prix de 2.725 écus, le manoir de Penlan (Plourin-lès-Morlaix). Il figure parmi les capitaines du château du Taureau.
thumb|Manoir de Trogriffon (Henvic)
Sa sœur, Margueritte Tournemouche, dame de Penlan et de Keralsy (Lanmeur) est mariée avec l’écuyer Jan Le Bihan, sieur de Kerallo. Ils font l’acquisition en 1578, pour 6.000 écus, du manoir de Trogriffon (Henvic).
Jan Tournemouche, grand archidiacre de Tréguier Né en 1586, Jan Tournemouche, sieur de Kersaudy, fils de Martin Tournemouche, devient chanoine, grand archidiacre et promoteur de Tréguier, prieur de l’église Saint-Mathieu de Morlaix, chapelain de LambaderLa Résistance 1934/07/01. Page 10..
Son frère, François Tournemouche, sieur de Kerezrou, meurt en 1626 sans héritiers.
Jacques Tournemouche, sénéchal de Lanmeur et bailli de Morlaix Jacques Tournemouche, sieur du Bodon, troisième fils de Martin Tournemouche, hérite en 1600 du lieu et manoir noble du BodonRépertoire des Archives Départementales de Loire-Atlantique – série B – Chambre des comptes de Bretagne, Sommaire. Page 586.. L’année suivante, il devient sénéchal de Lanmeur et ajoute en 1607 l’office de bailli de la cour royale de MorlaixArchives départementales d’Ille-et-Vilaine. Parlement de Bretagne, greffe. Références 1 B A/11 et 1 B A/13.
thumb|Ancienne maison Tournemouche à Morlaix (ancien quai de Tréguier)
Parmi ses enfants : Margueritte Tournemouche, née en 1613, se marie en 1641 avec Alexandre Quintin de Kerscao. Ils héritent du manoir de Trogriffon. Louise Tournemouche, née en 1614, épouse en 1632 Vincent Partevaux de Porzboden. François Tournemouche, sieur de Kerallo, né en 1616, meurt à l’âge de 22 ans.
Jacques Tournemouche, dernier sieur du Bodon Né en 1617, Jacques Tournemouche, sieur du Bodon, deuxième fils de Jacques Tournemouche, est le dernier représentant de cette famille. Il épouse demoiselle Marie L’HaridonArmorial général de France, Vol. 8 : Duché de Bretagne, première partie. Page 711. en ligne de Landerneau (siège de la principauté de Léon dont Charles L’Haridon est le bailli et second magistrat de la Cour).
Le à Rennes, lors de la réformation de la noblesse en Bretagne, il est reconnu noble d'extraction, sur preuves de 4 degrés d'ascendance (y compris le maintenu)Nobiliaire de Bretagne, chevalier de Beauregard, p.347Lorant & Floury, Catalogue généalogique de la noblesse bretonne, tome 2, éd. sajef, Rennes, 2000NNF, tome 3, 1998.
En 1677, il déclare résider à Morlaix dans une maison au bas du quai de TréguierTerriers du Domaine de Bretagne. AN P1654. Pages 261-262.
Il meurt en 1684 et sa veuve en 1700 sans hoirs de corpsActes de décès, Morlaix Saint-Melaine, archives départementales du Finistère, en ligne.
Armes D’argent à une ruche de sable, accompagnée de sept abeilles de même en orleNobiliaire et armorial de Bretagne, 1890, tome 3, Pol Potier de Courcy, p.168
Jacques Tournemouche, bailli de Morlaix en 1552, anobli en 1600, adopte la devise : Plus mellis quam messis (Plus de miel que de moisson) Cette devise fait allusion à leur nom Tournemouche, ainsi qu’à la ruche et aux abeilles figurant sur leur blasonRevue historique de l’Ouest, 1893, p.344.
Généalogie
Notes et références
Pour approfondir
Bibliographie Hubert de Langle, Généalogies entre Léon et Tréguier, chapitre Tournemouche, éd. Mémodoc, Versailles, 2002, Hubert de Langle, Ces Messieurs de Morlaix, tomes I et II, 1993 Pol Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne, tome 3, édition de 1890, , Tournemouche Armorial général de France, Vol. 8 : Duché de Bretagne, première partie, , lire en ligne
Articles connexes Armorial des familles de Bretagne
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