Belle-Isle-en-Terre (prononcer ) est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.
Ses habitants sont appelés les Bellilois ; à noter que les habitants de Belle-Île-en-Mer partagent le même gentilé.
La commune est labellisée Village étape depuis 2017.
Géographie La commune est située au milieu d'une région pittoresque dans le Trégor, de forêts, de collines et de ravins, au confluent du Guer et du Guic, lesquels forment le Léguer quand ils se rejoignent à la sortie de Belle-Isle. La richesse du site se prête à de nombreuses activités de promenade et de découverte (flore et faune) ainsi qu'à la pêche aux salmonidés et à la pratique du canoë-kayak. Au sud de la commune se trouve la forêt de Coat-an-Noz.
vignette|none|Le Guic au bourg de Belle-Isle.
Communes proches
La commune de Belle-Isle-en-Terre est formée de nombreux hameaux, situés aux alentours du bourg : Run ar manac'h, Loguellou, Lesléo, Coat-Malouarn, Locmaria, Pen-an-Nec'h, la Boissière, le Foz, Penquer, Galvezan, Kerguiguès-Angall, Penbleiz, Panfourby, la Bosse, etc.
Géologie
Le gisement ferrifère de Belle-Isle-en-Terre s'étend du nord de Lohuec à l'ouest jusqu'à Gurunhuel à l'est en passant par Loc-EnvelLouis Chauris, "Minéraux de Bretagne", éditions du Piat, 2014, ..
Cette zone ferrifère se trouve dans la partie orientale du synclinal des Monts d'Arrée ; le minerai de fer est interstratifié dans des couches dévoniennes. Il a été exploité par le passé, à des dates indéterminées, entre Lohuec et Plougras, dans des lieux-dits comme Pengalet, le Rocher, Landeven, ainsi que dans la forêt de Beffou et à La Chapelle-Neuve. C'est ce minerai qui a alimenté les anciennes forges situées à l'entrée de la forêt de Coat-an-Noz, au sud de Belle-Isle-en-Terre..
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Léguer et le Guic.
Le Léguer, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Bourbriac et se jette dans la baie de Lannion en limite de Lannion et de Trédrez-Locquémeau, après avoir traversé .. Les caractéristiques hydrologiques du Léguer sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 622 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/09/1972 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le ..
Le Guic, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Botsorhel et se jette dans le Léguer sur la commune, après avoir traversé ..
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Belle-Isle-en-TerreLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lannion à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Belle-Isle-en-Terre est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (46,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (45,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (46,8 %), zones agricoles hétérogènes (36,3 %), zones urbanisées (7 %), terres arables (6,7 %), prairies (2,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018.
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Belle Isle, Belisle, Belile en 1224, Belle Isle en 1235, Benisse en 1235, Benigla en 1330, Bella Insula en 1391, Belille en 1444, Belleisle et Bellile en 1477. Le nom de la ville, au , est Bellisle. Au siècle suivant, le qualificatif « en terre » est ajouté. La forme définitive du nom de « Belle-Isle-en-Terre » date apparemment de 1776.
Le nom en breton de la commune est Benac'h. Selon Bernard Tanguy, la transcription de la forme bretonne parlée est Benah. Il propose cette forme comme nom breton officiel de la commune. L'origine du nom breton Benac'h pourrait se baser sur le breton ben-nec'h, qui signifie « au pied de la colline », puis mal compris a fini par « Belle-île »..
Histoire
Une occupation préhistorique y est attestée, une voie gallo-romaine et quelques traces de cette période (bornes, soubassements de petits fanums) y furent découverts.
À l'époque des croisades, on y fait construire un hospice afin de soigner les croisés et les pèlerins.
Le
La Belle Époque
L'inventaire des biens d'église fut effectué à Belle-Isle-en-Terre le sans incident notable..
La Première Guerre mondiale
Le monument aux morts porte les noms de 83 soldats morts pour la Patrie pendant la Première Guerre mondiale..
La Seconde Guerre mondiale
Le monument aux morts de Belle-Isle-en-Terre porte les noms de 13 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale.
Henri Prual, brigadier de police né à Belle-Isle-en-Terre en 1918, rejoint le maquis de Pont-Melvez au début de 1944. Alors que son groupe venait d'exécuter des sabotages sur les lignes téléphoniques, il fut arrêté en même temps que ses camarades, sur dénonciation. le . Incarcéré à la maison d'arrêt de Guingamp, il subit d'affreuses tortures. Jugé et condamné à la peine de mort pour attentats et attaques à main armée contre l'occupant, il fut fusillé le au camp de Servel (Côtes-du-Nord). Il avait 26 ans.
Plombier né en 1924 à Belle-Isle-en-Terre, Jean-Baptiste Le Tallec rejoint un groupe d'une vingtaine de jeunes résistants, des étudiants rennais pour la plupart. Basés à Senven-Léhart, peu armés, ils furent rapidement repérés par les autorités d'Occupation. Le , Jean-Baptiste Le Tallec fut arrêté avec onze autres maquisards et transféré à la prison de Guingamp où il fut torturé en même temps que ses camarades. Il fut fusillé le . Au moment de son exécution, son père, Ange-Marie, était détenu dans la même prison pour aide active à deux résistants. Jean-Baptiste Le Tallec avait 20 ans.
L'après Seconde Guerre mondiale Trois soldats originaires de Belle-Isle-en-Terre sont morts durant la guerre d'Algérie.
Politique et administration
Administration municipale Élections de 2026 Le conseil municipal de Belle-Isle-en-Terre est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 500 et , le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15. et 1 au conseil communautaire.
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par François Le Marrec (60,42 %), maire sortant., et Emmanuel Lutton (39,58 %). 12 sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de François Le Marrec et trois à celle de Emmanuel Lutton. Un siège au conseil communautaire est alloué à la liste gagnante. François Le Marrec est réélu maire pour un troisième mandat le .La liste officielle des maires du département des Côtes-d'Armor en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.. Liste des maires
Démographie
Langue bretonne L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le . Le elle a reçu le label de de la charte.
Lieux et monuments Bâtiments et lieux publics remarquables
Kastell Mond (ou château de Lady Mond) - 1939, qui abrite la mairie et la bibliothèque.vignette|Le Kastell Mond, réplique du château de Coat-an-noz. Ce château abrite également le Centre d'initiation à la rivière depuis 2000. Château de Coat-an-Noz.
Bâtiments religieux Église Saint-Jacques-le-Majeur (), sous le coup d'un arrêté de péril depuis 2018Ils espèrent rouvrir l'église Saint-Jacques-le-Majeur de Belle-Isle-en-Terre, 2 décembre 2023. Ancienne église Saint-Jacques. Chapelle de Locmaria et son jubé polychrome du . Mausolée de Lady Mond. Chapelle du Bois.
Musées L'Aquarium des Curieux de nature, qui se trouve au château de Lady Mond (dans les locaux du Centre régional d'initiation à la rivière), présente une dizaine d'aquariums contenant des spécimens représentatifs de la faune des rivières de Bretagne.
Autres Forêt de Coat-an-Noz et Coat-an-Hay. Fontaine Itron-Varia Pendreo (en breton : notre dame de Pendreo). Fontaine Saint-Jean Baptiste.
Soniou (chanson traditionnelle en breton) Soniou Coat an Noz ha Coat an De (« Coat-an-Noz et Coat-an-De ») recueilli par François-Marie Luzel en 1890.
Personnalités liées à la commune Lady Mond (1869-1949), épouse du « roi du nickel », Sir Robert Mond, née et morte à Belle-Isle-en-Terre ;