Le , le président vénézuélien, Hugo Chávez, prononce devant l'Assemblée générale des Nations unies un discours condamnant le président américain George W. Bush, en le comparant au diable et en mettant l'accent sur sa politique étrangère. Le discours reçoit les éloges de la communauté internationale, en partie à cause de la forte impopularité mondiale de la politique de l'administration Bush. Bien que le discours ait été accueilli avec des applaudissements soutenus au cours de l'Assemblée générale, même de la part de certains américains (en particulier chez les Démocrates), il a suscité de vives critiques bipartites de la part de nombreux représentants publics et élus aux États-Unis. Le discours eut lieu alors que le taux d’approbation du président George W. Bush était au plus bas auprès du public américain.

Description S'exprimant au lendemain de la prise de parole de Bush devant la même session de l'Assemblée générale, Chávez déclare: . À ce moment-là, Chávez fait un signe de la croix, place ses mains comme s'il priait et lève brièvement les yeux vers le haut comme s'il invoquait Dieu. Chávez déclare également que le président Bush .

Chávez commence son discours en recommandant le livre Dominer le monde ou sauver la planète ? de Noam Chomsky: . En citant le livre de Chomsky, Chávez explique que Chavez: Bush 'devil;' U.S. 'on the way down'. CNN (20 September 2006)..

À l'exception de la phrase d'introduction (), le discours a été prononcé en espagnol avec interprétation en voix off de l'ONU.

Réactions

Au Venezuela Un sondage réalisé par John Zogby en , un mois après le discours de Chávez, a révélé que 36 % des Vénézuéliens interrogés considéraient que ce discours les rendaient fiers de Chavez, tandis que 23 % les avaient rendus honteux. 15 % étaient indifférents et 26% déclarèrent ne pas connaître le discours ou ne pas savoir quoi en penser Chavez has strong support ahead of Venezuela vote, poll says The Associated Press. 24 October 2006. Accessed 25 October 2006.

Aux États-Unis De nombreux politiciens américains, issus des deux chambres du Congrès, publièrent des communiqués de presse en réponse aux déclarations de Chavez:

John Bolton (ambassadeur américain aux Nations unies) dénonça un discours . Nancy Pelosi (parti démocrate, Californie), nouvelle présidente de la Chambre des représentants (et ardente critique du président Bush), qualifie Chávez de "voyou ordinaire" par opposition au . Elle affirme également que et . Le Représentant Charles Rangel (parti démocrate, New-York) déclare dans un communiqué de presse que . Le sénateur Tom Harkin (parti démocrate, Iowa) a qualifié les propos de Chávez d ' mais a déclaré qu'il les comprenait : . Harkin poursuivit en critiquant la politique étrangère du président Bush, L'ancien président Bill Clinton (parti démocrate, Arkansas) qualifia la d' qui ne fait que nuire à Chávez et à son pays.

En réponse aux critiques politiques américaines dans l'édition du du magazine Time, Chávez affirme à Tim Padgett qu'il n'a pas attaqué Bush, mais contre-attaqué, déclarant que Bush avait dit des choses bien pires sur lui, et que . Il mit en avant qu'il réagissait à ce qu'il percevait comme la et qu'il voulait .

En Équateur Rafael Correa, alors candidat à la présidence équatorienne et élu par la suite en , déclare qu'appeler George Bush le diable était une . Correa, critique récurrent de la politique étrangère américaine, décrit George W. Bush comme .

Références

* Catégorie:Incident diplomatique Catégorie:Septembre 2006 Catégorie:Hugo Chávez Catégorie:Relations entre les États-Unis et le Venezuela Catégorie:Discours