Pierre Marius L'officier ou Lofficier, né le à Périgueux, dans le manoir de Preyssac et mort le à Verdun, est un officier de marine du régiment d'infanterie coloniale ( RIC ou RIMa) de l'armée française du TonkinJournal officiel de la République Française, , 18 mars 1903, p 1720 et cartographe français.
Biographie
Origine et famille Héritier d'une famille de militaires, au service de la France depuis le siècle, Il est le fils de Pierre François L'officier, officier de la Garde Impériale de Napoléon III lors de la guerre de Crimée et de la Campagne d'Italie, et de Elize Théodora Espagnoux-Desilles, descendante d'André Desilles. Il épouse le Mairie de Plaisance; Registre des mariages, code source TD 1903/1912., Henriette , héritière d'une des plus anciennes famille de la noblesse de robe de Gascogne et de Bigorre. Il est le gendre d'Alfred Sabail, homme politique et notaire.
Carrière militaire en Indochine et en Afrique Il a participé à la première guerre du Tonkin entre le (au 1er régiment de tirailleurs tonkinois, (ou RTT)) et le (au régiment de tirailleurs tonkinois (ou RTT)), puis à la deuxième entre le et (au régiment de tirailleurs tonkinois (ou RTT). Il rejoint l'Afrique occidentale française au sein de l'état major du Général Alfred Dodds entre 1903 et 1907 lors des campagnes du Royaume du Dahomey (actuel Bénin), et fut chargé en tant que cartographe de faire de nombreux relevé du royaume à partir de Cotonou, relevés qui ont servi à délimiter les frontières du futur État du Bénin. Il est membre de la société de géographie de Paris.
Nommé en France, à l'état major particulier de Georges Clemenceau, il est rattaché au régiment d'infanterie coloniale et est nommé commandant et responsable du ravitaillement de l'infanterie coloniale, située à Bordeaux (1908-1911). thumb|180px|left|Insigne régimentaire du R.I.Ma. Il revint en Indochine française à partir du , à l'état major, et est fait chevalier de la Légion d'honneur le . Rattaché au régiment des tirailleurs Tonkinois, le , il commença la Première Guerre mondiale avec l'armée du Tonkin.
Volontaire pour partir en France sur le front, il passe au régiment d'infanterie colonial du Maroc et du Sénégal le . Très proche de ses hommes, il mourra à Verdun lors d'une attaque où il sauva trois de ses tirailleurs sénégalais pris sous un feu croisé et fut tué lorsqu'il essaya de récupérer le quatrième. Il est croix de Guerre 1914-1918, avec palme de bronze et deux étoiles, chevalier de l'ordre souverain de Malte et de l'Ordre de Sainte-Anne.
Descendance Il a deux enfants, Jean Charles L'officier (1913-1974) né à Hanoï, lieutenant et Cadet de Saumur lors de la Seconde Guerre mondiale, vice-président du Groupe Lafarge et Charlotte Chapelain L'officier (1910-2001), égérie des années folles à Paris. Ayant à peine connu leur père, c'est leur grand-père, Alfred Sabail, qui les éleva, avec sa fille, Henriette Sabail-L'officier. Il est l'arrière grand-père de Christophe Chapelain L'officier.
Décorations
Notes et références
Catégorie:Naissance en octobre 1872 Catégorie:Naissance à Périgueux Catégorie:Décès en septembre 1916 Catégorie:Décès à Verdun Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Décès à 43 ans Catégorie:Militaire français mort au combat lors de la Première Guerre mondiale Catégorie:Chevalier de l'ordre souverain de Malte