vignette|500x500px|Situation juridique de l'avortement dans différents pays du monde. Légal :
Légal pour ou illégal sauf pour :
Remarque: *Ne s'applique pas dans chaque pays ou territoire cité Remarque: Dans la majorité des pays et des cas cités, l'intervention doit s'effectuer avant des échéances établies.
Le débat sur l'avortement, en lien avec l'interruption volontaire de grossesse, se rapporte au débat, controversé et polémique, sur sa pratique, ainsi que le contexte social et économique dans lequel il entre en scène. Les parties impliquées dans le débat sont les mouvements « pro-choix » et « pro-vie »Norm Goldstein (ed.), The Associated Press Stylebook Philadelphie: Basic Books, 2007.. Le premier souligne le droit des femmes à décider de mettre fin ou non à la grossesse, le second souligne le droit de l'embryon ou fœtus à terminer sa gestation et à naître.
Pour certaines personnes, l'avortement se résume à un problème moral lié à la question de savoir à partir de quand il faut considérer que le fœtus acquiert un tel «degré d'humanité» au point qu'il soit assimilé à un meurtre et qu'il devient immoral d'arrêter son développement.
Le débat a pris la forme d'un problème politique et légal dans quelques pays où sont très présents des activistes anti-avortement désirant promulguer, maintenir et développer les lois anti-avortement, alors que les activistes du droit à l'avortement cherchent au contraire à faire révoquer ou assouplir ces lois. Les lois sur l'avortement varient considérablement entre les juridictions, partant de l'interdiction totale jusqu'à son financement public. L'accès à l'avortement varie dans le monde entier.
Environ d'avortements ont lieu chaque année dans le monde, dont environ 45 % pratiqués de manière précaire.
Terminologie
Avortement induit
La définition de l'avortement induit comme simple mise à terme de la grossesse est inappropriée puisqu'elle inclurait la naissance d'un prématuré et même d'un bébé totalement développé avant la fin de la gestation normale. La différence entre un avortement et une naissance prématurée est la viabilité que l'OMS a fixée à complètes ou de poids du fœtus. En dessous de cette limite, l'interruption de grossesse est considérée comme un avortement, au-delà c'est une naissance prématuréeAníbal Faúndes, José Barzelatto, El drama del aborto, Santiago de Chile, 2007 , pp. 42-3.
Pratique de l'avortement induit
Il existe aujourd'hui deux types d'avortement : avortement avec des médicaments et avortement chirurgical. Il peut être sûr ou précaire, selon les conditions médicales dans lesquelles il se pratique.
Avortement sûr et précaire
L'avortement sûr On appelle « avortement sûr » l'avortement qui se pratique avec des garanties sanitaires suffisantes et avec une assistance médicale qualifiée. Lorsque la loi le permet, l'avortement dans les pays développés est une procédure sûre, plus qu'une chirurgie plastique ou une procédure dentaire.
L'avortement médicamenteux L'avortement médicamenteux ou pharmacologique consiste en une interruption du développement de l'embryon et à son élimination par la voie de l'accouchement, induit par une combinaison de médicaments. Il peut seulement être pratiqué dans les premières semaines de la grossesse..
Avortement chirurgical On appelle avortement chirurgical l'ensemble des techniques chirurgicales qui ont pour but de provoquer l'avortement, c'est-à-dire d'arrêter volontairement le processus de gestation. L'avortement chirurgical doit être pratiqué par un personnel médical qualifié et autorisé, dans des cliniques ou des hôpitaux autorisés. Il faut d'abord, comme dans le cas de l'avortement médicamenteux, réaliser et étudier un diagnostic initial. Les procédures du premier trimestre peuvent se réaliser généralement avec anesthésie locale, alors que les méthodes du deuxième trimestre requièrent une sédation profonde ou une anesthésie générale.
L'avortement précaire
L'avortement précaire est la pratique de l'avortement induit, l'interruption de grossesse par des personnes qui n'ont pas les habilités nécessaires, ou dans un environnement qui manque de standards médicaux minimums, ou les deuxAborto sin riesgos: guía técnica y de políticas para sistemas de salud, OMS, Departamento de Salud Reproductiva e Investigaciones Conexas, 2012Henry Espinoza, Lizbeth López-Carrillo, El embarazo no deseado y el aborto como problema de salud pública. Aborto inseguro en América Latina y el Caribe: definición del problema y su prevención, Gac Méd Méx, vol.139, supplément , 2003. Par exemple, un avortement précaire peut désigner une procédure extrêmement dangereuse pour la vie qui est auto-induite dans de mauvaises conditions d'hygiène, ou peut désigner un avortement beaucoup plus sûr réalisé par un médecin qui n'apporte pas les soins appropriés après l'avortement.
Mortalité maternelle
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Quelques sources indiquent qu'il s'agirait d'un problème de premier plan en Amérique latine et dans les Caraïbes, et selon les chiffres, en Amérique latine meurent annuellement à cause des pratiques d'avortement précaires et clandestins, et quelque doivent être hospitalisées à cause des problèmes dérivés desdites pratiques. Outre ces coûts en vies et sanitaires, ces pratiques provoquent des grands coûts sociaux en termes d'orphelins, de destruction du noyau familial (lorsqu'il s'agit d'une femme qui a déjà des enfants)Embarazo no deseado y aborto inseguro: dos problemas de salud persistentes en América Latina, Henry Espinoza, Rev Panam Salud Pública/Pan Am J Public Health 11(3), 2002.. C'est aussi un problème de première importance aux Philippines, où l'on calcule qu'en 2011 plus de ont avorté de façon clandestine, dont beaucoup avec, à la clé, de graves complications et desquelles, selon les Nations unies, chaque jour sont mortes au moment de mettre au monde.. Nereo Odchimar, ancien président de la Conférence des évêques catholiques des Philippines, a remis en question ces statistiques puisqu'il est impossible de connaître leur exactitude l'avortement étant illégal aux Philippines.
En Argentine, pays où l'avortement est permis seulement pour des cas spécifiques, Marianne Mollmann, représentante de Human Rights Watch, invitée à l'audience du des commissions de Législation Pénale, Famille et Santé de la Chambre des députés, a centré son exposé sur le rapport élaboré par HRW sur l'avortement en Argentine, qui affirme que le dénommé « avortement illégal » a une incidence décisive sur le nombre des morts maternelles, en affirmant qu'« en 2008 plus de 20 % des cas enregistrés par les urgences obstétriques ont été pour cause d'avortements (…), l'illégalité de l'avortement est la principale cause de mort des femmes dans le pays ». Une étude commandée par le ministère de Santé en 2005 et conduite par les démographes Edith Pantelides et Silvia Mario a conclu, en utilisant deux méthodes d'estimation différentes, que se produisent annuellement entre et induits, légaux et illégaux. En 2016 un rapport de la direction de statistiques et d'information sur la santé, dépendante du ministère de Santé, a lancé le chiffre de de femmes cette année-là en raison de tous les types d'avortement, en étant la principale cause de mortalité maternelle dans le pays selon des fonctionnaires, divers médias et la Société argentine de médecine..
Législation sur l'avortement dans le monde
La législation sur l'avortement dans le monde est très variée, allant du libre accès à l'avortement dans des services sanitaires publics gratuits, à la sanction par des années de prison pour les femmes et ceux qui pratiquent l'avortement induit. Par conséquent, la pratique de l'avortement, comprise aussi bien que l'avortement induit ou l'interruption volontaire de grossesse, est sujette à l'ordonnance juridique en vigueur dans chaque pays, où il peut aussi bien relever du droit que du délit punissable.
Dans des pays comme la Russie, le Canada, les États-Unis, la Chine, l'Inde, et la plupart des pays d'Europe, l'avortement est légal à la demande de la femme pendant une certaine période de gestation. D'autre part, dans bien des pays d'Afrique, Amérique latine, Moyen-Orient, Océanie et de l'Asie du Sud-Est, l'avortement est illégal et puni dans certains contextes. Six pays autour du monde interdisent l'interruption de la grossesse, quelles qu'en soient les circonstances et prévoient des peines de prison à la femme demandeuse, ainsi qu'à toute personne qui le réalise, essaie de le réaliser ou facilite sa réalisation : l'Algérie, le Vatican, le Salvador, Malte, le Nicaragua et la République dominicaine.
Certains pays, réunis dans la coalition de la Déclaration du Consensus de Genève, tentent, depuis 2020, d'influencer l'ONU pour réduire l'usage du droit à l'avortement.
Principaux mouvements sociaux en lien avec l'avortement Les deux principaux courants impliqués dans le débat sur l'avortement sont les mouvements qui défendent la légalisation de l'avortement et les mouvements contraires à sa dépénalisation, ou favorables aux restrictions maximales de la pratique de l'avortement. Chaque mouvement essaye d'influencer l'opinion publique et les pouvoirs politiques et institutionnels pour promouvoir ses propositions et changements dans la législation, dans un sens ou dans l'autre. Pourtant, tous deux ont l'habitude de se baser sur des arguments historiques, médecins et légaux pas toujours corrects.
Mouvements en faveur de la légalisation de l'avortement Mouvements en faveur de la légalisation de l'avortement, connus aussi comme pro-choix ou pro-avortement, qui réclament sa dépénalisation (généralement revendiquent des lois de termes face à des lois de suppositions) et la couverture médicale publique pour les femmes qui veulent librement interrompre leur grossesse.
Mouvements à l'encontre de la légalisation de l'avortement Mouvements contraires à la légalisation de l'avortement, connus aussi comme pro-vie ou mouvements anti-avortement, contraires à la dépénalisation de l'avortement et défenseurs de la vie de l'embryon et du fœtus comme être humain doté de ses pleins.
L'opposition à l'avortement peut aussi être motivé par l'idée que l'humain ne peut pas mettre fin à la vie d'un autre humain, quel que soit son stade de développement, en ce compris, par conséquent, le stade embryonnaire ou fœtal.
Zones tampons pour l'interdiction de faire campagne contre l'IVG
En Grande-Bretagne
En Angleterre et au Pays de Galles, des « zones tampons » de 150 mètres autour des cliniques pratiquant l’IVG ont été mises en place le , où les activistes anti-IVG ne sont plus autorisés à faire campagne. Ces zones tampons existaient déjà légalement en Écosse depuis le mois précédent, et depuis en Irlande du Nord. Elles demeuraient en revanche des exceptions en Angleterre. La première avait été introduite en dans la municipalité londonienne d’Ealing. Les activistes pro-IVG avaient depuis demandé leur généralisation en raison des cas de «harcèlements sérieux» autour des cliniques existantes par les opposants à l’avortement. La législation avait été adoptée en , mais son entrée en vigueur avait été retardée après le lancement en d’une consultation par le gouvernement conservateur de Rishi Sunak pour déterminer les conditions précises de son applicationLe Royaume-Uni instaure des zones tampons autour des cliniques d’avortement, 24 heures, 31.10.2024.
Aspects bio-éthiques D'un point de vue bioéthique, il existe une divergence d'opinions entre : les positions pro-avortement n'envisagent pas que l'embryon soit un individu ou personne depuis la fécondation. Dans ce groupe, il y a diverses positions selon le moment dans lequel on envisage qu'un être humain commence à exister « Declaración del Colegio de Bioética » ; les positions anti-avortement soutiennent et défendent que la vie humaine existe depuis le moment de la fécondation« Existe sobrada evidencia científica de que la vida empieza en el momento de la fecundación », Manifeste de Madrid. ;