La colline du crack est le nom donné à un campement de consommateurs et de trafiquants de crack situé près de la porte de la Chapelle, dans le nord de Paris., depuis le début des années 2000.
Son nom provient d'un séparateur un peu escarpé, situé sur l'échangeur de la porte de la Chapelle, où de nombreux toxicomanes trouvèrent refuge après avoir été chassés de la place Stalingrad.
Historique Emblème de la crise du crack à Paris, ce terrain vague était devenu le point de rendez-vous principal des dealers et des consommateurs de crack.Paris : au carrefour du crack, Emilie Blachère, 10 mars 2019, Paris Match., où des centaines de toxicomanes squattaient nuit et jour. et où, en 2023, après avoir été évacués une dernière fois en 2019, certains squattent à nouveau et tiennent un marché de la drogue.
Évacuations incessantes et déplacement continuel du problème Évacués plus d’une quinzaine de fois depuis leur installation au début des années 2000., les « crackers » déplacés une dernière fois en 2019 par les forces de l'ordre migrèrent un temps autour de la gare Rosa-Parks. En , les conflits les opposant aux riverains devenant de plus en plus nombreux, la Mairie de Paris et l’État les transférèrent dans les jardins d'Éole, un parc du . Après plusieurs mois d'échauffourées avec les voisins, ils furent une fois de plus délogés et se regroupèrent cette fois rue Riquet, de l'autre côté des grilles des mêmes jardinsCrack à Paris : l’Etat bâtit un mur pour bloquer les consommateurs, Denis Cosnard, 26 septembre 2021, Le Monde., jusqu’à ce qu'en septembre de la même année, ils soient évacués une fois de plus, et que la Préfecture de police les emmène en bus au square de la Porte-de-la-Villette, un espace vert qui longe le périphérique« C’était devenu un enfer » : à Paris, les toxicomanes quittent la rue Riquet pour le square de la porte de la Villette, Florent Hélaine et Elodie Soulié, 24 septembre 2021, Le Parisien.Crack à Paris : colère et inquiétudes des riverains de la porte de la Villette, Emmanuelle Hunzinger, 25 septembre 2021, France 3.. Dans la foulée, pour s'opposer à ce que des toxicomanes puissent se rendre directement vers les quartiers proches d'Aubervilliers et de Pantin, les autorités bloquèrent le tunnel qui permettait de s'y rendre en y bâtissant un mur, bientôt baptisé « le mur de la honte ».
Bien que selon Marc Guillaume, le préfet de la région Ile-de-France et Didier Lallement, le préfet de police, le mur constitue , cette mesure fut critiquée car elle nuit à la circulation des habitants de ces quartiers, sans pour autant que ceux-ci soient efficacement protégés des nuisances des toxicomanes, ces derniers pouvant toujours franchir le périphérique par d'autres itinéraires.
En 2023, après l'évacuation de nouveaux lieux de consommation, , notent les habitants du nord-est parisien, les consommateurs de crack revenant vers leurs anciens points de dealCrack à Paris : "On est revenu au point de départ". Les toxicomanes de retour dans les rues du Nord-Est parisien, France TV, 15 novembre 2022..
Toutefois, en 2024, dans la perspective des Jeux olympiques, il semblerait que certains consommateurs soient relogés dans des villes de province comme Orléans.
« Porosité » avec les migrants vignette|gauche|Campements de migrants sur la colline du crack, en juin 2017. Par le passé, pendant la crise migratoire en Europe, certaines associations d'aide aux migrants se sont inquiétées de la proximité de la « colline du crack » avec les campements de migrants, constatant entre les deux publics..
La situation de grande précarité de certains migrants les expose à une première prise de stupéfiants , entraînant une dépendance rapide.
Références
Voir aussi Articles connexes Place de la Bataille-de-Stalingrad, autre lieu important de vente et consommation de crack à Paris Crise du crack à Paris. Camps de migrants en région parisienne ; des milliers de migrants ont transité par les campements de la porte de la Chapelle
Liens externes
Catégorie:Trafic de stupéfiants en France Catégorie:18e arrondissement de Paris