Le Lignage Sleeus est l'un des sept Lignages de Bruxelles.

Armes Ce lignage portait : de gueules, au lion d'argent. Cimier : un lion issant. Supports : un sauvage avec la massue levée à dextre et un lion à sénestre..

Histoire Ce Lignage Sleeus Roel Jacobs, Lignages de Bruxelles, Coudenberg, t’Serroelofs, lignage, Sleeus, lignage, Steenweghs, lignage, Serhuygs, lignage, Sweerts, lignage, Rodenbeke, lignage, dans : Dictionnaire d’Histoire de Bruxelles, sous la direction de Serge Jaumain, Bruxelles, 2013, sub verbis., le Lignage du Lion, portait bien sûr un lion dans ses armoiries.

On notera que la plupart des personnes inscrites dans le lignage Sleeus appartenaient à la noblesse brabançonne , soit en ligne directe (parfois illégitime), soit par les femmes (...)Dr Emile Spelkens, Le Lignage Sleeus, Recueil VIII des Tablettes du Brabant, 1983, p.4..

Il existait, au XIIIe siècle, près de l'emplacement actuel de l'église des Riches-Claires, une porte (ou un viquet) dite du LionUn bien est dit, en 1297, ante portam Leonis interius in d'Ouden Borgh. En 1358, on trouve in loco dicto Oudenborgh prope Wiketum Leonis pour l'emplacement actuel de l'église des Riches-Claires., probablement dans le rempart d'une construction sur l'île Saint-Géry, et qui fut - plus ou moins remanié - par la suite intégré dans la première enceinte urbaine, qui était nommée la porta Leonis ou ' s LeeusportePaul Bonenfant, Les premiers remparts de Bruxelles, dans Annales de la Société royale d'archéologie de Bruxelles, t. XL (1936), pp. 7-47, et spécialement pages 20 et 21., mais rien ne permet cependant encore de relier avec certitude absolue cette porte aux premiers Sleeus.

Le Lignage Sleeus descend, d'après le Dictionnaire d'Histoire de BruxellesDictionnaire d'histoire de Bruxelles (Dir. Serge Jaumain), Prosopon, 2013, V° Sleeus (Lignage), p.737. et les auteurs de BrabanticaHenry-Charles van Parys (Dir.), Généalogie des familles inscrites au lignage Sleeus en 1376 d'après le Liber familiarum de Jean-Baptiste Houwaert, Brabantica, tome IV, 2ème partie, Bruxelles, Genealogicum Belgicum, pp. 217 à 340., d'un certain Henricus LeoPaulo Charruadas, Aux origines de l'aristocratie bruxelloise, Répertoire prosopographique (), Studia Bruxellæ, 2012, n° 53 Leo / Leonis, pages 80 à 82. qui fut échevin de Bruxelles en 1208. De lui descendent quatre branches, dont trois donnèrent des échevins à Bruxelles, deux aux lignages Sleeus et un au lignage Steenweeghs :

- la branche dite de Cantere, - la branche dite Versophien, - la branche dite Coniers, - la branche dite van der Trappen.

Les familles inscrites au Sleeus en 1376 sont principalement les familles Sleeus (avec ses branches telles Sleeus dit Versophien, Sleeus dit de Cantere, etc.), van den Spieghele (ou de Speculo), Hinckaert, van Linckenbeke, van Buyseghem dit Buys, de Goudsmet, de Cliever, Goddyn (ou Godyn), Scotelvoet, Labus, Swaef, Schalie, de Maerschalck, van Sinte-Goericx, van Woluwe, van der Hellen, ainsi que de Riddere dite de Scavey (ou van Scavay), auxquelles il faut ajouter la famille van Wansem (ou van Wanshem) dite Ingelrams, de Hertoghe et Taye (ces deux dernières familles étant plutôt du lignage Coudenbergh), de Pape et van Schelle, outre les familles Uselen et van der Gothen (ou van der Goeten)Henry-Charles van Parys (Dir.), Généalogie des familles inscrites au lignage Sleeus en 1376 d'après le Liber filiarum de Jean-Baptiste Houwaert, Brabantica, tome IV, 2ème partie, Bruxelles, Genealogicum Belgicum, 1959, pp. 220 et 221.. La généalogie de la plupart de ces familles est développée sur plusieurs siècles dans Brabantica. Ensuite, à partir de 1482, le chercheur pourra se référer aux registres du Lignage Sleeus, tels que transcrits dans la collection des Tablettes du BrabantDr Emile Spelkens, Le Lignage Sleeus, Recueil VIII des Tablettes du Brabant, Grandmetz, 1983. et également à l'ouvrage de Désiré van der Meulen sur les Lignages de BruxellesDésiré van der Meulen, Liste des personnes et des familles admises aux lignages de Bruxelles depuis le xive siècle jusqu'en 1792. Avec une introduction sur l'histoire des lignages, Anvers, 1869. tel que synthétisé dans la Liste et armorial des personnes admises aux Lignages de Bruxelles.

Un étude sur les origines de ces familles et sur la justification de leur présence au lignage Sleeus en 1376 est donnée dans BrabanticaHenry-Charles van Parys, Note sur les Lignages de Bruxelles en 1376, Brabantica, tome III, 2ème partie, Bruxelles, Genealogicum Belgicum, 1958, pp. 195 à 216. avec leurs armes. Cette étude mentionne qu'en 1376 vinrent s'inscrire au Lignage Sleeus trente-six personnes de vingt-quatre familles.

La Porte de Laeken, l'une des portes de la seconde enceinte de Bruxelles, fut défendue par le Lignage Sleeus, tâche partagée à partir de 1422 avec la nation de Notre-Dame.

Gravures anciennes

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Lignages de Bruxelles Lignage Coudenbergh Lignage Serroelofs Lignage Steenweeghs Lignage Serhuyghs Lignage Sweerts Lignage Roodenbeke Portes de Bruxelles

Liens externes Filiations lignagères contemporaines collationnées et éditées par l'Association royale des descendants des lignages de Bruxelles : Filiations lignagères contemporaines

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