Alphonse Marie Bedeau est un général et homme politique français, né le à Vertou (Loire-Inférieure) et mort à Nantes le .
Il effectue l'essentiel de sa carrière militaire en Algérie, dont il devient brièvement gouverneur général. Il accède ensuite à diverses responsabilités politiques et ministérielles.
Biographie Jeunesse et formation Selon son acte de naissance il s'appelle Bedeau. Certains documents officiels font état de « de Bedeau ». Son père, Marie Mathurin Rémi Bedeau, est un ancien capitaine de vaisseau ; Sa mère est Michelle Prudence Chalumeau, dame de La Roberdière.
Le général Bedeau entre, à l'âge de , le à l'école militaire de Saint-Cyr, et en sort le , en qualité de sous-lieutenant-élève, à l'école d'application d'état-major. Il sert successivement au de cuirassiers, et dans les lanciers de la Garde royale.
Carrière militaire Le , il est promu au grade de lieutenant aide-major au d'artillerie à cheval, capitaine au léger le . Il est détaché auprès du général Ferrier, dont il devient l'aide de camp. Attaché, en cette qualité, aux généraux Gérard et Schramm, il fait sous leurs ordres les campagnes de Belgique de 1831 et 1832. Proposé pour la Croix pendant la campagne de Belgique, il est décoré le .
Lorsque, en 1836, à la réorganisation de l’armée, il devient loisible aux officiers d’état-major d’entrer dans les nouveaux corps, il obtient de passer chef de bataillon à la Légion étrangère, en formation à Pau, qu'il est chargé de mener à Alger. Il ne tarde pas à s'y distinguer dans les combats auxquels son corps prend part. Lieutenant-colonel au léger le , il combat en Algérie au cours de plusieurs expéditions. Il fait partie des deux expéditions de Sétif, 16 et et mai 1839. Il est promu le au grade de colonel au léger. Il est blessé par deux fois dans l’expédition de Cherchell. Le , au célèbre passage du col de Mouzaïa, il est chargé de repousser les attaques de l’ennemi sur les arrières de l’armée et résiste aux troupes d’Abd el-Kader dans la gorge du marabout de Sidi-Moussa. Il se signale encore dans les ravitaillements de Miliana. L’année suivante, le , le colonel est nommé maréchal de camp et mis à la disposition du gouverneur général de l’Algérie, qui le charge d’opérer sur la frontière du Maroc.
En 1844, il prend part à la bataille de l'Isly, à la suite de laquelle il est nommé lieutenant général, puis commandant supérieur de la province de Constantine. Il fait deux campagnes au printemps et à l’automne de 1845, et se distingue en 1847 dans l’expédition dirigée contre les Kabyles de Bougie. Le , il est nommé gouverneur général par intérim et remplacé par le duc d’Aumale.
Carrière politique vignette|gauche|Alphonse Bedeau Il est à Paris en février 1848. Le 24, à la tête des troupes, il parcourt les rues de Paris, s'efforçant d'y rétablir l'ordre. Les premiers régiments qui défilent sur les boulevards, la crosse en l'air en face de l’émeute populaire, sont guidés par lui, chap. 10.. Il commande les chasseurs d'Orléans au moment de l'attaque du poste de l'allée Gabrielle. Sa conduite en cette occasion lui vaut d’être proposé comme ministre de la guerre du nouveau régime. Il décline la proposition, mais accepte le poste de Gouverneur militaire de Paris et le mandat de représentant de la Loire-Inférieure à l'Assemblée constituante, dont il devint vice-président. Il est nommé représentant de la Seine à la Législative.
Blessé en combattant l'insurrection de Juin, il est membre de la droite à l'Assemblée législative, et occupe brièvement le poste de ministre des Affaires étrangères du gouvernement Cavaignac ( - )Bulletin des lois de la République française.. Hostile au coup d'État du , il est arrêté dans la nuit du par le maréchal de Saint-Arnaud et incarcéré à la prison Mazas. Mis à la retraite le , il se retire en Belgique où il réside jusqu’à l’amnistie de 1859.
Alphonse Bedeau meurt le , et est enterré au cimetière La Bouteillerie à Nantes..
En 1883 le village de Bedeau, actuellement Ras El Ma, est baptisé en son honneur. Cette ville algérienne se situe dans la wilaya de Sidi-Bel-Abbès.
Distinctions Décorations () Commandeur de la Légion d'honneur le Officier de la Légion d'honneur le Chevalier de la Légion d'honneur Citations Cité à l’ordre de l’armée à Constantine le Cité à l’ordre, environs de Bougie du 12 au Cité à l’ordre de l’armée le puis le Cité à l’ordre le Épée d’honneur par les habitants de Guérande (1841)
Références
Bibliographie
Émilien Maillard, Nantes et le département au : littérateurs, savants, musiciens, & hommes distingués, 1891.
Voir aussi Articles connexes Képi blanc Division histoire et patrimoine de la Légion étrangère Camp de Bedeau
Liens externes
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