Villers-Écalles est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Elle appartient à une agglomération d'environ en 2013, l'unité urbaine de Barentin.

Elle fait partie de l'intercommunalité de CC-Austreberthe avec Pavilly (siège), Barentin, Blacqueville, Bouville, Émanville, Goupillières, Limésy, Sainte-Autreberthe.

Géographie Localisation Commune du Rouennais voisine de Barentin, et de Pavilly, Villers-Écalles est située entre Rouen et Yvetot.

Communes limitrophes

Géologie et relief

Hydrographie La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Austreberthe..

L'Austreberthe, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Sainte-Austreberthe et se jette dans la Seine à Duclair, après avoir traversé .. Les caractéristiques hydrologiques de l'Austreberthe sont données par la station hydrologique située sur la commune de Saint-Paër. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 28/07/2024 à 11:01 TU à partir des 326 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/03/1997 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le .

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Villers-ÉcallesLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement () ; forte humidité de l’air (plus de avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Jumièges à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Villers-Écalles est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de BarentinUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Barentin comprend une ville-centre et deux communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (65,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (50 %), forêts (21,7 %), prairies (14,5 %), zones urbanisées (13,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports La commune de la vallée de l'Austreberthe est dominée par le viaduc de l’Austreberthe ouvrage majeur de du prolongement concédé de l'autoroute A150 entre Barentin et Yvetot entrée en service début .

Un échangeur de cette autoroute donne un accès aisé à Villers-Écalles.

Toponymie Villers, attesté sous une forme latinisée Villaris vers 1023, d’après le bas-latin villare, domaine.. Jadis « Villers-Chambellan », en usage jusqu'à la Révolution française, car les seigneurs de Tancarville qui le tenaient en fief, avaient la charge de chambellans héréditaires du duc de Normandie.

Écalles, Escalis () de skáli, terme norrois ou de scala son équivalent vieil-anglais, signifiant habitation secondaire, à l'accusatif pluriel. Scales, Grande-Bretagne et Escalles (Pas-de-Calais). Jadis Escalles-sur-Villers.

Les deux anciennes communes ont fusionné.

Histoire Les premières traces d’occupation humaine sur le territoire remontent à l’époque gallo-romaine. À la fin du XIXe siècle, des sépultures et des objets datant des IVe et Ve siècles y ont été découverts. Au IXe siècle, un château fort est attesté sur une butte encore visible aujourd’hui. En 1137, un seigneur de Tancarville, en conflit avec son suzerain, perd ses biens, dont le château de Villers. Un second château est reconstruit au XVe siècle au même emplacement, avant d’être détruit en 1776.

Au fil du temps, par regroupement de fiefs et d’enclaves, se constituent deux entités distinctes : Villers-le-Chambellan, située dans la vallée, et Écalles-sur-Villers, implantée sur le plateau. Un projet de réunion des deux communes apparaît dès 1804. En 1816, une école est ouverte sous l’impulsion de l’administration d’Écalles-sur-Villers, accueillant également les enfants de Villers-le-Chambellan.

La fusion des deux communes est officialisée en 1831, donnant naissance à Villers-Écalles, nom formé à partir de chacune des anciennes entités anciennement Villers-sous-Barentin au cours de la Révolution française. Le premier conseil municipal de la commune unifiée se tient le .

Au XIXe siècle, la commune connaît un développement industriel important, notamment grâce à l’essor des activités de filage et de tissage dans la vallée de l’Austreberthe, où s’implantent plusieurs manufactures textiles. L’une de ces usines sera occupée, à la fin du XXe siècle, par les sociétés Burroughs et Unisys.

Par ailleurs, Villers-Écalles disposait d’une gare sur la ligne ferroviaire de Barentin à Caudebec-en-Caux, en service de à 1949, facilitant les déplacements des habitants et le développement économique local.

Sur le plan administratif, la commune a été rattachée au canton de Duclair jusqu’en 1967, puis à celui de Pavilly. Depuis le redécoupage territorial du , elle appartient désormais au canton de Barentin.

Politique et administration Liste des maires

Jumelages ..

Équipements et services publics Eau et déchets

Déchetterie ouverte aux membres de la CC Caux-Austreberthe.

Espaces publics Enseignement

École Prevost-Freinet.

Postes et télécommunications Santé Justice, sécurité, secours et défense

Population et société Démographie

Manifestations culturelles et festivités

Salle Pasteur Salle André-Raimbourg

Sports et loisirs

Sport Taekwondo : Imoogi Taekwondo Normandie Karaté : Karaté club Danse orientale : Hathor Randonnée : Les Pas pressés Majorette : Majos stars Canoë : C.N.V.A – Canoë Nature Vallée de l’Austreberthe Pétanque : Boulodrome Tennis : Terrain de tennis

Artistique et culturelle

Art vivant : Burlesque ME Musique : Musique Emotions Culturelle : A.C.V.E – Association Culturelle Villers-Écalles Comité de jumelage Radio : Horizon Travaux manuels : Les mains agiles

Humanitaire et sociale

Humanitaire : E.L.R.E. - Enfants Lao les Rizières de l’Espoir : aider les enfants et les familles du village de Ban Vang Mao au Laos Enfance : R.E.V.E – Relais Enfance de Villers-Écalles Anciens combattants : Association du souvenir Anciens élèves : Association des Anciens élèves et amis des écoles de Villers-Écalles Santé : CAPITAL S Santé, Sérénité & Soutien Formation : Asso Récré&Cie Aire de jeu

Vie associative Cultes Médias

Radio : Horizon

Économie Revenus de la population et fiscalité Emploi Entreprises et commerces Ferrero a installé sa fabrique de Nutella et de Kinder Bueno dans ce village.. En 1959, Ferrero s'implante en France en rachetant par sa filiale Dulcea SA l'ancienne usine textile Prevost & Grenier située à Villers-Écalles. La production débute en 1960 avec des Mon Chéri. Elle produit un quart de la production mondiale de Nutella, la pâte à tartiner composée à 56,3% de sucre et à 30,9% de matière grasse, avec par jour en 2013 et ..

Il s'agit de la plus grosse usine de production de Nutella au monde. du groupe Ferrero qui compte un total 22 sites de production et plus de 30 000 employés.

Marché local en plein air Boulangerie : Au fournil de Villers

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments

Lieux Voie Claude Lemesle (voie verte) CERT - Centre Eau Risque et Territoire (lieu de sensibilisation aux risques d'inondation) Salle André-Raimbourg Salle Pasteur

Monuments Église Saint-Jean-Baptiste, elle a été reconstruite par l'architecte Jacques Eugène Barthélémy vers 1863 pour remplacer l'église du XVIe siècle détruite. La chapelle du Sacré-Cœur, couramment appelée « Ferrero », représente un témoignage architectural particulier au cœur de la commune de Villers-Écalles, en Seine-Maritime. Construite afin de répondre aux besoins spirituels d’une population ouvrière en pleine expansion lors du développement industriel de la vallée de l’Austreberthe, elle illustre l’enracinement profond de la foi catholique dans le paysage normand. Son architecture sobre, s’inscrit dans les traditions locales du département et a longtemps constitué un lieu de rassemblement pour les familles de Villers-Écalles. Au-delà de sa vocation religieuse, cet édifice a également joué un rôle social majeur, structurant la vie de la communauté tout au long du XXe siècle. Intégrée au patrimoine religieux normand, la chapelle témoigne de la capacité d’adaptation des paroisses rurales face aux évolutions de la société contemporaine. Monument aux morts (1922).. Mémorial des Aviateurs. Hôtel de ville.

Personnalités liées à la commune

Jumelage

Beelen (Allemagne)

Héraldique

Pour approfondir

Bibliographie

Articles connexes Liste des communes de la Seine-Maritime