Les élections au Parlement d'Andalousie de () se tiennent le dimanche , afin d'élire les de la du Parlement d'Andalousie pour un mandat de quatre ans.
Pour la première fois depuis 1996, elles n'ont pas lieu en même temps que les élections générales.
Le Parti populaire de Javier Arenas remporte les élections régionales pour la première fois en Andalousie, mais échoue à mobiliser une partie de son électorat des élections générales, ce qui le prive de la majorité absolue que les sondages annonçaient. Au pouvoir depuis 30 ans, le Parti socialiste du président de la Junte José Antonio Griñán peut envisager de conserver la présidence s'il s'entend avec la Gauche unie, qui double son score de 2008 après avoir fait campagne contre l'austérité.
Trois semaines après la tenue du scrutin, le Parti socialiste et la Gauche unie signent un accord de coalition. José Antonio Griñán est investi pour un second mandat au début du mois de et constitue alors un gouvernement de coalition.
Contexte Majorité absolue du PSOE Pour la huitième fois consécutive, le Parti socialiste (PSOE-A) remporte la victoire à l'occasion des élections régionales du 9 mars 2008. Il s'impose pour la cinquième fois avec la majorité absolue des sièges, offrant au président de la Junte Manuel Chaves son sixième succès électoral avec 56 sièges de député. Le Parti populaire (PP) de Javier Arenas fait élire 47 parlementaires, un de plus que son record historique de 2000, en captant la majorité du vote du Partido Andalucista (PA), qui disparaît du Parlement. La Gauche unie (IULV-CA) conserve ses six élus...
Le suivant, Manuel Chaves est investi pour un sixième mandat par le Parlement. Il remporte 56 voix favorables sur 109, seul le Parti socialiste lui accordant sa confiance.. Il présente son nouveau gouvernement de 15 conseillers dès le lendemain.. L'exécutif est assermenté le ..
Changement de président de la Junte Le , la presse espagnole dévoile que le président du gouvernement espagnol José Luis Rodríguez Zapatero a l'intention de nommer Manuel Chaves, au pouvoir depuis 19 ans, comme vice-président et ministre de la Politique territoriale dans le cadre d'un important remaniement ministériel.. Bien que Zapatero ait choisi depuis longtemps Mar Moreno comme successeure de Manuel Chaves., ce dernier impose José Antonio Griñán comme futur président de la Junte..
Désigné formellement candidat à la présidence par le Parti socialiste à la suite d'une réunion entre les secrétaires généraux provinciaux et Manuel Chaves le ., José Antonio Griñán est investi président de la Junte par le Parlement le par 56 voix pour et 53 voix contre, le Parti populaire et la Gauche unie lui refusant leur confiance.. Il annonce le lendemain la composition de son gouvernement, dont la principale surprise réside dans la nomination de la maire de Cordoue Rosa Aguilar, provenant de la Gauche unie.. Le nouvel exécutif prête serment le ..
Élections municipales de 2011 Les élections municipales du 22 mai 2011 constituent un tournant dans l'histoire électorale andalouse. Pour la première fois, le Parti populaire l'emporte en voix au niveau de l'ensemble de la communauté autonome.. Avec 7 points d'avance sur le Parti socialiste, le PP s'adjuge la majorité absolue dans les huit capitales de province, ainsi que dans cinq députations provinciales sur huit.. La grande nouveauté de ce scrutin réside dans le succès du PP dans les villes moyennes de l'Andalousie intérieure, où il devance pour la première fois le PSOE-A, alors qu'il avait bâti sa force depuis 15 ans sur les grandes villes littorales..
S'il obtient plus de maires, de conseillers municipaux et de majorités absolues que le PP, le PSOE-A n'a la certitude de conserver que trois des 29 villes les plus peuplées, toutes situées dans la province de Séville où son avance sur le PP se limite à seulement deux points de pourcentage : Dos Hermanas, Alcalá de Guadaíra et Utrera. En sus des capitales provinciales, le PP obtient la majorité absolue dans les grandes villes de Jerez de la Frontera, Marbella et Algésiras. Il conquiert des fiefs historiques d'autres formations, comme Antequera pour le PSOE-A ou Écija pour le Partido Andalucista.
Distinction des élections générales Le , le président du gouvernement espagnol José Luis Rodríguez Zapatero annonce que les élections générales prévues en auront lieu le .. Si José Antonio Griñán avait déclaré quatre jours auparavant que « les élections sont très bien en mars »., la secrétaire à l'Organisation du PSOE d'Andalousie Susana Díaz avait au préalable indiqué « ne pas envisager d'autre scénario » qu'une concomitance des élections générales et régionales..
Peu après l'annonce de la décision de Zapatero, la conseillère à la Présidence de la Junte, Mar Moreno, indique que l'intention du président de la Junte est « d'aller au terme de la législature », soit de maintenir les élections autonomiques en .. Le , José Antonio Griñán annonce que les élections au Parlement d'Andalousie se tiendront le suivant.. Il signe 19 jours plus tard le décret de dissolution du Parlement..
Mode de scrutin vignette|Hémicycle du Parlement, dans l'ancien hôpital de las Cinco Llagas. Le Parlement d'Andalousie () est une assemblée parlementaire monocamérale constituée de (), élue pour une législature de quatre ans au suffrage universel direct selon les règles du scrutin proportionnel d'Hondt par l'ensemble des personnes résidant dans la communauté autonome où résidant momentanément à l'extérieur de celle-ci, si elles en font la demande.
Convocation du scrutin Conformément à l'article 101 du statut d'autonomie, le Parlement est élu pour un mandat de quatre ans.. L'article 14 de la loi électorale andalouse du , combiné aux dispositions l'article 42 de la loi électorale nationale, précise que les élections sont convoquées au moyen d'un décret du président de la Junte d'Andalousie, signé avant la fin du mandat et publié au Journal officiel, le scrutin devant se tenir le suivant la publication du décret mais pas entre le et le . Cette interdiction a été instaurée en , suivant des débats préalables aux élections de , afin d'éviter une chute de la participation causée par la combinaison des vacances et des fortes chaleurs habituelles en Andalousie à cette période.
Nombre de députés par circonscription Puisque l'article 101 du statut d'autonomie prévoit que , l'article 17 de la loi électorale indique que le nombre de parlementaires est fixé à 109 et attribue à chaque circonscription d'office, les restant étant distribués en fonction de la population provinciale.. L'article 104 du statut énonce effectivement que et précise qu'aucune circonscription ne peut avoir plus du double de représentants qu'une autre..
Le décret de convocation des élections, publié le , dispose que les sièges sont répartis ainsi. : CirconscriptionsDéputésCarte Séville18Fichier:Diputados por circunscripción (elecciones al Parlamento de Andalucía, 2012, 2015, 2018, 2022).svg Malaga17 Cadix15 Grenade13 Almería et Cordoue12 Huelva et Jaén11
Présentation des candidatures Peuvent présenter des candidatures : les partis ou fédérations politiques enregistrées auprès du registre des associations politiques du ministère de l'Intérieur ; ceux n'ayant pas obtenu de représentation lors du scrutin précédent doivent recueillir les parrainages d'au moins 0,1 % des inscrits ; les coalitions électorales de ces mêmes partis ou fédérations dûment constituées et inscrites auprès de la commission électorale au plus tard après la convocation du scrutin ; et les électeurs de la circonscription, en nombre d'au moins 1 % des inscrits.
Répartition des sièges Seules les listes ayant recueilli au moins 3 % des suffrages valides peuvent participer à la répartition des sièges à pourvoir dans une circonscription, qui s'organise en suivant différentes étapes : les listes sont classées en une colonne par ordre décroissant du nombre de suffrages obtenus ; les suffrages de chaque liste sont divisés par 1, 2, 3... jusqu'au nombre de députés à élire afin de former un tableau ; les mandats sont attribués selon l'ordre décroissant des quotients ainsi obtenus.
Lorsque deux listes obtiennent un même quotient, le siège est attribué à celle qui a le plus grand nombre total de voix ; lorsque deux candidatures ont exactement le même nombre total de voix, l'égalité est résolue par tirage au sort et les suivantes de manière alternative.
Campagne Principales forces politiques Force politiqueChef de fileIdéologieRésultats en 2008Parti socialiste ouvrier espagnol d'Andalousie PSOE-AJosé Antonio Griñán(Président de la Junte)Centre gaucheSocial-démocratie, progressisme, nationalisme48,4 % des voixParti populaire PPJavier ArenasCentre droit à droiteConservatisme, démocratie chrétienne, libéralisme38,5 % des voixGauche unie Les Verts – Appel pour l'Andalousie IULV-CAGaucheCommunisme, écologisme, nationalisme7,1 % des voixPartido Andalucista PACentre gaucheSocial-démocratie, fédéralisme, nationalisme2,8 % des voix
Sondages centre|1000px
Résultats Participation +Taux de participation aux élections.Taux de participationEn 2008En 2012Différenceà 14 heures39,07 %29,29 %à 18 heures59,51 %47,21 %à 20 heures73,65 %62,23 %final72,67 %60,77 %
Total régional +Résultats des élections au Parlement d'Andalousie de 2012Fichier:Parlement d'Andalousie 2012.svgPartiVoix%+/-Sièges+/-Parti populaire (PP)40,6750Parti socialiste ouvrier espagnol d'Andalousie (PSOE-A)39,5647Gauche unie Les Verts – Appel pour l'Andalousie (IULV-CA)11,3512 Union, progrès et démocratie (UPyD)3,350Partido Andalucista (PA)2,510 EQuo0,530 Parti animaliste contre la maltraitance animale (PACMA)0,230 Escaños en Blanco (EB)0,150 HARTOS.org y Voto en Blanco (Hartos)0,130Autres partis0,64 -0 -Vote blanc0,91Suffrages exprimés99,42Votes nuls0,58Total100 -109Abstention39,23Inscrits / Participation60,77
Par circonscription CirconscriptionAlmeríaCadixCordoueGrenadeSièges12151213Nombre%Nombre%Nombre%Nombre%Inscrits100,00100,00100,00100,00Abstentions43,0346,7833,5037,56Votants56,9753,2266,5062,44Nuls0,460,470,600,59Exprimés99,5499,5399,4099,41PartisVoix%Sièges+/−Voix%Sièges+/−Voix%Sièges+/−Voix%Sièges+/−PP7756PSOE-A35,37435,58638,93539,516IULV-CA7,08112,68213,3329,971UPyD2,9303,3102,6603,440PA0,9604,9002,8701,140Autres1,602,071,521,68Blanc0,831,000,990,81
CirconscriptionHuelvaJaénMalagaSévilleSièges11111718Inscrits100,00100,00100,00100,00Abstentions39,9530,4443,6736,00Votants60,0569,5656,3364,00Nuls0,700,610,520,64Exprimés99,3099,3999,4899,36PartisVoix%Sièges+/−Voix%Sièges+/−Voix%Sièges+/−Voix%Sièges+/−PP38,63541,085835,297PSOE-A5535,2779IULV-CA10,8918,77112,18212,172UPyD2,5302,2904,3003,740PA2,3001,5701,9902,880Autres1,371,041,651,84Blanc0,880,740,910,96
Analyse vignette|Parti arrivé en tête par circonscription et intensité de son score. Si le Parti populaire (PP) de Javier Arenas remporte pour la première fois les élections régionales en Andalousie, ce résultat se révèle insuffisant pour gouverner.. Alors que les sondages lui accordaient entre 7 et 12 points de pourcentage d'avance sur le Parti socialiste (PSOE-A) du président de la Junte José Antonio Griñán, il ne le devance finalement que d'un point.. L'écart entre les deux formations passe ainsi de aux élections générales du 20 novembre 2011 à seulement au soir des élections autonomiques..
Le taux de participation recule à 60 %, mais la forte abstention semble cette fois-ci favoriser la gauche, alors qu'elle lui était traditionnellement défavorable., le PP échouant à mobiliser ses électeurs. Là où le PSOE-A obtient globalement le même nombre de voix qu'aux élections générales, le PP perd près de . Progressant de par rapport aux dernières régionales, la Gauche unie (IULV-CA) double sa représentation, faisant élire au moins un député dans chaque circonscription.