Jean-Louis Verger, né le à Neuilly-sur-Seine, est un prêtre de l’archidiocèse de Paris. Hostile au dogme de l'Immaculée Conception, frappé d'interdit, il assassina l’archevêque de Paris Sibour dans l’église Saint-Étienne-du-Mont le . Condamné à mort le Hippolyte Fouquier, Annuaire historique universel, année 1857, ., il est guillotiné le à Paris.
Dans une lettre envoyée à son père douze jours avant son crime, il écrivait encore :
Au moment de poignarder l'archevêque, il aurait crié : , ou selon d'autres versions, .
Dans son ouvrage La Clef des grands mystères, Éliphas Lévi narre cet évènement, attestant qu'il était lui-même présent dans l'église lors de l'assassinat. L'occultiste signale surtout avoir fait connaissance de Jean-Louis Verger un an plus tôt, ce dernier étant alors à la recherche d'un exemplaire du Grimoire du pape Honorius.
Biographie En 1852, Jean-Louis Verger est curé de Bailly-Carrois.
Nous n'avons que peu de renseignements sur luiOn trouvera cependant un compte-rendu assez détaillé du procès avec quelques renseignements sur Jean-Louis Verger dans l'édition du 19 janvier et celle du 20 janvier 1857 du Journal de Toulouse que la mairie a eu l'heureuse idée de numériser. On se rappellera cet avertissement : « Politiquement, le journal suivait une ligne en général favorable aux gouvernements en place. ». Renan, qui fut son condisciple au séminaire de Saint-Nicolas-du-Chardonnet dirigé par l'abbé Dupanloup, a écrit ces lignes dans ses Souvenirs d'enfance et de jeunesse :
Ce n'est pas l'opinion de Pierre Michel (qu'on peut lire dans la préface de L'Abbé Jules). L’écrivain spécialiste d’Octave Mirbeau voit en Verger un homme loyal et passionné, révolté contre l'hypocrisie de son Église et n'acceptant pas les dogmes nouveaux. Selon lui, Sibour, en le frappant d'interdit, le jeta dans la misère puisqu'il n'avait jamais appris d'autre métier que celui de prêtre. Pierre Michel ajoute :
On lit tout au contraire chez un éditeur catholiqueMonseigneur Marie-Dominique-Auguste Sibour, archevêque de Paris, 1848-1857, par Jean Manceau, Éditions Beauchesne, p. 91. :
Sylvain Larue, dans son ouvrage Les Nouvelles Affaires criminelles de France, nous apprend que Verger avait déjà eu plusieurs problèmes avec la justice. (condamnations pour vols), et qu'il avait été cause de plusieurs scandales dans sa fonction de prêtre, qui lui ont valu plusieurs condamnations de la part de ses autorités religieuses, jusqu'au retrait de la prêtrise.. Lors d'un précédent procès en justice, un médecin avait déclaré . Son procès, qui se conclura par sa condamnation et son exécution, le , donnera lieu à de nouveaux esclandres de sa part.. Juste avant son exécution, il demandera pardon pour son crime et ses fautes, et se confessera à l’aumônier..
Notes et références
Articles connexes Liste d'affaires criminelles françaises jusqu'en 1900
Catégorie:Naissance en août 1826 Catégorie:Naissance à Neuilly-sur-Seine Catégorie:Naissance dans le département de la Seine Catégorie:Prêtre catholique français du XIXe siècle Catégorie:Personnalité française condamnée pour meurtre Catégorie:Prêtre catholique condamné Catégorie:Condamné à mort guillotiné Catégorie:Condamné à mort exécuté en France au XIXe siècle Catégorie:Décès en janvier 1857 Catégorie:Décès dans l'ancien 8e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 30 ans