Suzanne Carr, née Suzanne Nicole le dans le et morte le à Nîmes, est une militante associative des œuvres sociales protestantes et une figure française du scoutisme féminin.
Biographie
Enfance et famille Suzanne Nicole naît en 1879 à Paris, fille de Paul Alexandre Nicole (1832-1904), directeur des chambres syndicales et promoteurNotice, base Léonore., et de Marguerite Désirée Marie Vallin, son épouseActe de naissance , , Paris , Archives de Paris (avec mention marginale de mariage). Ses parents, tous deux nés à Fécamp, ont d'abord été établis au Havre, où ils se sont mariésActe de mariage , , Le Havre, Archives de Seine-Maritime.
En 1902, Suzanne Nicole épouse le journaliste et homme d'affaires britannique , mais il meurt quelques mois plus tard durant un séjour à Hyères, à l'âge de 61 ansActe de mariage , , Paris , Archives de ParisActe de décès , , Hyères, Archives du Var.
Elle a une sœur aînée, Pauline Marguerite Françoise, née en 1863, qui épouse en 1883 l'artiste Émile Mas (1853-1923)Archives de Paris , mariages année 1883, acte n° 825, vue 11/31..
Promotion de la vie familiale et de la citoyenneté des femmes Au début du , Suzanne Carr est engagée dans plusieurs associations protestantes unionistes, notamment les Unions chrétiennes de jeunes filles (UCJF). Elle s'engage particulièrement sur des thématiques liées à la vie familiale et ce qui était alors nommé l'hygiène sociale.
Elle milite au sein de l'Association protestante pour l'étude pratique des questions sociales (APEPQS), puis dans la ligue L'Étoile blanche, fondée en 1899 par Élie Gounelle et Aquilas Quiévreux, qui veut lutter contre par . Elle y est secrétaire déléguée à partir de 1910.
Elle dirige une revue d'éducation familiale, l'Ami du foyer, qui intègre l'hebdomadaire féministe réformiste La Française en 1927. Elle tient des causeries sur la vie familiale sur Radio-Paris dans L'Émission du foyer en 1937 et 1938.
Attachée au développement des femmes comme citoyennes, et à la promotion de la solidarité féminine, elle publie en 1919 le manuel pratique Réunions de mères et fraternités féminines : organisation, fonctionnement. Elle s'engage aussi pour le vote des femmes et milite à l'Union française pour le suffrage des femmes, dont elle est membre du comité central à partir de 1931.
À la naissance du scoutisme féminin en France En 1912, elle tente d'introduire le scoutisme féminin dans les Unions chrétiennes de jeunes filles (UCJF), pour ouvrir ce mouvement mondial initialement masculin, né en 1907, aux jeunes filles françaises. Elle écrit un projet d'adaptation française des Girl Guides qu'elle publie dans Le Journal de la jeune fille, mensuel des UCJF et qu'elle présente lors de différentes commissions. Alors qu'Élisabeth Fuchs réalise en les premières sorties d'éclaireuses, dans une perspective non confessionnelle, Suzanne Carr est nommée la même année, présidente de la première commission éclaireuse des UCJF, où des activités débutent dans une perspective protestante unioniste.
Elle intègre par la suite, dès sa création en 1921, le comité d'honneur de la Fédération française des éclaireuses, première association de scoutisme féminin, qui réunit les éclaireuses de différentes sensibilités confessionnelles.
Suzanne Carr meurt veuve en 1948, à la maison de retraite Château-Silhol à NîmesNicole Isabelle, veuve Carr, Tables des successions et absences, Nîmes, (feuillet 113), Archives départementales du Gard .
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Féministe française du XXe siècle Catégorie:Personnalité liée au scoutisme en France Catégorie:Pionnière dans son domaine Catégorie:Personnalité liée au monde associatif Catégorie:Personnalité française du protestantisme Catégorie:Naissance en février 1879 Catégorie:Naissance dans le 4e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en février 1948 Catégorie:Décès à Nîmes Catégorie:Décès à 69 ans