thumb|Le pigeon biset est un animal liminaire. Ni sauvage, ni domestique, un animal liminaire est un animal qui vit en liberté dans l'espace urbain à proximité des humains. Cette catégorie rassemble des espèces animales très différentes (rats, moineaux, pigeons, lapins, cygnes, canards, fouines...) qui sont toutes implantées par l'urbanisation.

La notion a été inventée en 2011 par les philosophes canadiens Sue Donaldson et Will Kymlicka dans leur livre Zoopolis, avant d'être popularisée par les médias et l'association française PAZ (Projet Animaux Zoopolis), qui tire son nom de l'ouvrage éponyme.

Toutefois la notion d'animal liminaire est avant tout philosophique. En effet d'un point de vue naturaliste quand une espèce domestique reprend une existence sauvage, elle est nommée espèce « férale » ou issue du marronage.

Notion En 2011, dans Zoopolis, Sue Donaldson et Will Kymlicka plaident en faveur d'une conception politique des droits des animaux différenciée selon le groupe. S'appuyant sur la théorie de la citoyenneté, les auteurs font valoir que, même si tous les animaux devraient être protégés par les mêmes droits fondamentaux, les animaux individuels devraient avoir des droits différents en fonction de l'appartenance à certains groupes. Les animaux domestiqués doivent être conçus comme des , tandis que ceux qui vivent en bordure des sociétés humaines, comme les écureuils et les ratons-laveurs, nommés , doivent être conçus comme des résidents permanents. Les animaux sauvages, qui vivent totalement ou principalement séparés des sociétés humaines, devraient être considérés comme sur leur propre territoire. Une intervention visant à réduire les souffrances des animaux sauvages serait donc acceptable si elle est compatible avec le respect de leur souveraineté..

Espèces

Parmi les espèces d'animaux liminaires, on retrouve les écureuils, les raton laveurs, les pigeons, les lapins et les rats.

Popularisation dans les médias

Plusieurs polémiques traitent des animaux liminaires. Par exemple en 2016, Georges Salines, chef des services parisiens de santé environnementale soutient dans Le Parisien que les rats constituent une

Vers la citoyenneté animale

En 2019, le travail de l'association Projet Animaux Zoopolis est reconnu comme particulièrement efficace par l'organisme international . Cet évaluateur spécialiste de la cause animale est particulièrement impressionné par la présence de l'association dans les médias et souligne l'importance de son plaidoyer pour les individus habituellement négligés que sont les poissons et les animaux liminaires.

Références

Voir aussi

Domestication Animal domestique en droit français Commensalisme Animal domestique Animal sauvage

Bibliographie Astrid Guillaume, "Faire entrer dans tous les dictionnaires «animal liminaire» et «liminarité animalière»", in Revue de la Fondation Droit animal, Ethique et Sciences, n°111, , Supplément Faune sauvage, pp.8-10.

Pierre Madelin, Après le capitalisme. Essai d’écologie politique, aux éditions Ecosociétés, 2017. Cité par la revue Terrestre,

Liens externes Astrid Guillaume, Animaux liminaires: un point de vue linguistique, Projet Animaux Zoopolis, conférence en ligne, . « Protection animale : des ONG veulent la sanctuarisation de la Darse du Rouvray à Paris », Le Figaro, , « Donner des droits aux animaux ne réduit pas ceux des êtres humains », Slate, ,

Catégorie:Appellation animale Catégorie:Comportement animal Catégorie:Nouveauté en 2011