Thomas Langmann, né le à Paris, est un producteur de cinéma, acteur, réalisateur et scénariste français. Il a notamment produit The Artist qui remporte l’Oscar du meilleur film.

Il est le fils du producteur et réalisateur Claude Berri, le frère de l'acteur Julien Rassam, le neveu des producteurs Jean-Pierre Rassam et Paul Rassam, ainsi que de la monteuse et scénariste Arlette Langmann, et le cousin du producteur Dimitri Rassam.

Biographie Jeunesse et famille Thomas Langmann est le fils du producteur et réalisateur Claude Berri et d'Anne-Marie RassamInterview de Thomas Langmann par Isabelle Morizet, émission « Il n’y a pas qu’une vie dans la vie » sur Europe 1, 13 janvier 2013.... Il est le neveu des producteurs Jean-Pierre Rassam et Paul Rassam.. Son frère Julien Langmann, mort en 2002, était acteur sous le nom de Julien Rassam ; il a un demi-frère, Darius, doctorant en philosophieSophie des Déserts, « Thomas Langmann - L'affranchi », in Obsession , supplément du Nouvel Observateur, mai 2013, pages 64-71..

Révélation critique en tant qu'acteur (années 1990) Après des études à l'École des Roches, Thomas Langmann fait, dans son enfance, une première apparition en tant qu'acteur dans le film Je vous aime, réalisé par son père. Il poursuit ensuite une carrière de comédien, accédant directement aux premiers rôles. À l'âge de dix-sept ans, il tient la vedette du film Les Années sandwiches, qui lui vaut une nomination au César du meilleur espoir masculin. Dans Bille en tête, il interprète un adolescent qui tente de séduire une femme mariée, interprétée par Kristin Scott Thomas. On le voit en 1991 dans les rôles principaux des films Nuit et Jour, de Chantal Akerman, et Paris s'éveille, réalisé par Olivier Assayas. Ce dernier rôle lui vaut une seconde nomination au César du meilleur espoir masculin.

Au cours des années 1990, Thomas Langmann raréfie sa présence devant la caméra, puis abandonne le métier d'acteur pour celui de producteur. D'abord collaborateur de son père, il vole ensuite de ses propres ailes en créant à 24 ans sa propre société de production, La Petite Reine (en référence à Renn Productions, la société de son père)Biographie sur allocine..

Percée en tant que producteur (années 2000) vignette|droite|Le producteur à la des César, pour L'Instinct de mort. Ses premières productions sont des comédies populaires : Le Boulet, d'Alain Berberian (2001) et Double Zéro, de Gérard Pirès (2002). Les deux films sont des échecs critiques.

Parallèlement, il collabore avec son père en tant que producteur associé sur Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, un énorme succès critique et commercial de l'année 2002.

Le producteur enchaîne avec des comédies cette fois plus personnelles et expérimentales : en 2005, Foon, de Les Quiches et, en 2007, Steak, de Quentin Dupieux. Ces deux films déçoivent commercialement. En 2006, il est producteur associé du succès critique et commercial, Nos jours heureux, deuxième réalisation d'Éric Toledano et Olivier Nakache.

L'année 2008 lui permet de défendre deux gros projets, lui valant d'être considéré en France comme un « poids lourd du art » : tout d'abord le polar en deux parties L'Instinct de mort et L'Ennemi public . Réalisé par Jean-François Richet et consacré au gangster Jacques Mesrine, incarné par Vincent Cassel. Ce diptyque vaut à Langmann le prix Daniel-Toscan-du-Plantier 2009, décerné en marge des César du cinéma.

Parallèlement, sort le blockbuster comique Astérix aux Jeux olympiques, l'un des plus gros budgets de l'histoire du cinéma français. Langmann produit, co-écrit et co-réalise cette suite avec Frédéric Forestier, confiant chaque rôle du film à une personnalité médiatique. Le film coûte 78 millions d'euros et réunit plus de 6 millions de spectateurs français, quand le précédent opus signé Alain Chabat en coûte 50,3 et réunit 14 millions de français. Par ailleurs, les critiques sont très mauvaises et en font un échec commercial.

Consécration et confirmation (2011-2012) vignette|droite|Le producteur de The Artist au déjeuner des nommés des César du cinéma 2012. En 2009, il travaille sur un projet expérimental de Xavier Gens, Vanikoro, qui ne se concrétisera pas. En revanche, il produit en 2010 une comédie potache avec José Garcia, Le Mac, qu'il co-écrit, et dont la réalisation est confiée à Pascal Bourdiaux.

L'année 2011 marque un autre tournant de sa carrière de producteur : sort le remake, La Nouvelle Guerre des boutons, dont il confie la réalisation à Christophe Barratier. Il réunit un casting de stars autour des enfants : Laetitia Casta, Guillaume Canet, Kad Merad, Gérard Jugnot et Marie Bunel. Le film bat de peu la version sortie la même année réalisée par Yann Samuell.

Surtout, il accède à la reconnaissance critique avec un projet risqué : un film en noir et blanc intitulé The Artist, réalisé par Michel Hazanavicius. Grand succès international, ce film remporte l'année suivante l'Oscar, le BAFTA et le César du meilleur film ainsi que le Golden Globe de la meilleure comédie.

La même année, la comédie dramatique Mon père est femme de ménage, première réalisation de la romancière Saphia Azzeddine, passe inaperçue dans les salles, malgré le prix du public au Festival international du film de comédie de l'Alpe d'Huez et la présence de François Cluzet en tête d'affiche.

En 2012, il produit un projet ouvertement commercial, la comédie populaire Stars 80, qu'il co-réalise avec Frédéric Forestier. Comme Astérix 3, le film est un joli succès commercial, à défaut de convaincre la critique.

Projets récents (depuis 2013) Les années suivantes sont marquées par des échecs : en 2013, le thriller horrifique Maniac, de Franck Khalfoun, au casting mené par Elijah Wood et Nora Arnezeder, passe inaperçu.

L'année 2014 est marquée par trois déceptions : la comédie populaire Les Francis, de Fabrice Begotti, est un échec critique et commercial ; le thriller Colt 45, de Fabrice Du Welz, passe inaperçu et enfin sa seconde collaboration très attendue avec Michel Hazanavicius, The Search, déçoit la critique.

En 2015, d'autres retrouvailles : Jean-François Richet dirige Vincent Cassel et François Cluzet pour la comédie dramatique Un moment d'égarement. Et en 2016, la comédie d'action À fond, de Nicolas Benamou, a pour tête d'affiche José Garcia.

En 2017, une autre comédie, Stars 80, la suite, est un échec critique et commercial.

Début 2018, ses sociétés en difficulté, La Petite Reine SAS et La Petite Reine Production SAS, sont placées en procédure de sauvegardeLes sociétés de production de Thomas Langmann placées en procédure de sauvegarde, Le Figaro, 5 mars 2018..

Vie privée Thomas Langmann a eu avec sa compagne d'alors Frédérique Bauer, chorégraphe et productrice de spectacle vivant, une fille, LouPauline Delassus, « Thomas Langmann, la fête est finie », Paris Match, semaine du 26 avril au 2 mai 2018, p. 76-81., née en 2002.

En 2008, il est condamné à quatre mois de prison avec sursis pour des violences commises sur la mère de sa fille, deux années de mise à l’épreuve et obligation de soin pour ses addictions. Revenant en 2013 sur cette condamnation en justice, il déclare : .

Entre 2012 et 2017, il est en couple avec la journaliste et mannequin Céline Bosquet. Il l'épouse le à la mairie de Sartène, en Corse-du-Sud.. En , une enquête préliminaire est ouverte contre Thomas Langmann pour « messages malveillants réitérés » et « menaces » contre Céline Bosquet, laquelle a porté plainte pour violences et harcèlement. Ils ont un fils et une fille. Le couple est alors en instance de divorceJean-Marc Ducos, « L’épouse du producteur Thomas Langmann porte plainte pour violences et harcèlement », leparisien.fr, 2 avril 2018.Jean-Marc Ducos, « Une enquête préliminaire ouverte contre Thomas Langmann pour «menaces» », leparisien.fr, 3 avril 2018.. À la suite de cette plainte, Thomas Langmann est placé en garde à vue le . Le , il est condamné à dix mois de prison avec sursis, avec une obligation de soins pour harcèlement moral, au versement de de dommages et intérêts, ainsi qu'à de frais de justice..

Faits divers En 2005, Thomas Langmann agresse François Samuelson, l'agent de Benoît Magimel, acteur qui s'était désisté au dernier moment pour incarner le rôle de Jacques Mesrine dans le film qu'il produit. Finalement, Vincent Cassel récupère le rôle et le producteur est condamné à verser un euro de dommages-intérêts à François Samuelson et payer euros au titre des frais de justice.

Après avoir été exclu du film Rien à déclarer, il attaque Jérôme Seydoux en justice pour ne pas avoir respecté le contrat de préférence signé entre le réalisateur Dany Boon et son père, Claude Berri. Jérôme Seydoux est condamné à lui verser 2 millions d'euros.

Lors du tournage d'Astérix aux Jeux olympiques, Thomas Langmann fait appel à une société d'escort girls pour lui fournir héroïne et des services d’escort girl. Cette affaire a été mise sur le devant de la scène lors du procès en 2008 de la directrice de la société d'escort girls Maïté qui avait été mise sous écoute judiciaires et dont les communications avec Langmann sont ainsi devenues publiques. Celle-ci a été emprisonnée un temps pour incitation à la prostitution, extorsion de fonds, chantage et infraction à la loi sur les stupéfiants. Elle est finalement acquittée par la justice concernant l'affaire Langmann.

En , lors d'une perquisition menée dans son immeuble, des armes de poing sont retrouvées dans un local situé au rez-de-chaussée. Une troisième arme est ensuite retrouvée chez l'une de ses anciennes compagnes, qui sera également interrogée par la police. Cette perquisition a lieu dans le cadre de l'enquête menée suite à l'assassinat de Samy Souied, l'un des pontes de l'escroquerie à la TVA sur les droits carbone. Les frères Khider, alors soupçonnés d'en être les auteurs avaient résidé chez le producteur. Les expertises montreront que ce ne sont pas celles qui été utilisées pour abattre Samy Souied.

Engagement politique En 2012, il signe, avec dix-sept autres personnalités, une tribune dans la presse pour défendre Nicolas Sarkozy, lors de l'élection présidentielle., par amitié pour Carla Bruni qui fut l’amour de jeunesse de son frère défunt Julien Rassam, mais surtout par conviction"Portrait. Thomas Langmann, l'affranchi", Le Nouvel Obs, 28 mai 2013, https://www.nouvelobs.com/pop-life/20130528.OBS0900/portrait-thomas-langmann-l-affranchi.html..

Filmographie Acteur

Producteur

Producteur associé 1998 : Astérix et Obélix contre César de Claude Zidi 2001 : Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre d'Alain Chabat 2006 : Nos jours heureux d'Éric Toledano et Olivier Nakache

Producteur délégué 2002 : Blueberry, l'expérience secrète de Jan Kounen 2019 : Quand on crie au loup de Marilou Berry

Réalisateur 2008 : Astérix aux Jeux olympiques, coréalisé avec Frédéric Forestier 2012 : Stars 80, coréalisé avec Frédéric Forestier 2017 : Stars 80, la suite

Scénariste 2002 : Le Boulet d'Alain Berbérian et Frédéric Forestier 2008 : Astérix aux Jeux olympiques de Thomas Langmann et Frédéric Forestier 2017 : Stars 80, la suite

Présentateur 2014-2015 : Frères d'armes, série télévisée historique de Rachid Bouchareb et Pascal Blanchard : présentation du Général Dumas

Théâtre 2000 : Show Business de George Huang, mise en scène Thomas Langmann, Théâtre de la Gaîté-Montparnasse

Distinctions Les informations ci-dessous proviennent du site Internet Movie Database Awards for Thomas Langmann - Internet Movie Database.

Récompenses Oscars 2012 : meilleur film pour The Artist (en tant que producteur)

Nominations En tant que producteur César 2009 : meilleur film pour L'Instinct de mort et L'Ennemi public Brutus 2009 : meilleur film pour Astérix aux Jeux olympiques En tant qu'acteur César 1992 : meilleur espoir masculin pour Paris s'éveille César 1989 : meilleur espoir masculin pour Les Années sandwiches

Notes et références

Liens externes

.