Elle n'est pas morte ! est une chanson d'Eugène Pottier (l'auteur de L'Internationale), écrite en , et mise en musique sur l'air de T'en fais pas Nicolas de Victor Parizot.

Elle fut écrite en souvenir de la Commune de Paris, Aux survivants de la semaine sanglante.

Elle fait mention d'une part des combattants de la Commune Eugène Varlin, Raoul Rigault, Gustave Flourens, Théophile Ferré, Tony Moilin et Duval, fusillés lors de la semaine du 21 au ; et des anti-communards comme Maxime Du Camp, et Alexandre Dumas fils.

Interprètes Germaine Montero, Album Chants pour la liberté dans la collection Histoire de France par les chansons de Vernillat/Barbier 1967. Marc Ogeret, Album Autour de la Commune, 1968 Simone Bartel, Album Chante la Commune de Paris, 1970 Le groupe 17, Album Chants de la Commune, 1971 Francesca Solleville, Album La Commune en chantant, 1971 Les Quatre Barbus, Album La commune de Paris, 1971 Serge Kerval, Album Chansons révolutions, 1988 Catherine Perrier, Album L'histoire en Chansons dans L'anthologie de la Chanson Française éditée par EPM, 1994 Les Amis d'ta femme, Album Noir... et rouge aussi un peu, 2003 Francesca Solleville, Album Le Cri du Peuple, 2005 Serge Utgé-Royo, Album Contrechants de ma mémoire, (Volume 3) : La Commune n'est pas morte, 2007 (Prix Académie Charles Cros (Mémoire enregistrée) en ). L'Orchestre Poétique d'Avant-guerre Yves Daunès : CD "Chansons Républicaines" (13 titres)

Musique Sur l'air de T'en fais pas, Nicolas de Victor Parizot.

Paroles Elle n'est pas morte

On l'a tuée à coups d'chassepots, À coups de mitrailleuses, Et roulée avec son drapeau Dans la terre argileuse ! Et la tourbe des bourreaux gras Se croyait la plus forte.

Tout ça n'empêche pas, Nicolas, Qu'la Commune n'est pas morte ! (2 fois)

Comme faucheurs rasant un pré, Comme on abat des pommes, Les Versaillais ont massacré Pour le moins cent-mille hommes ! Et les cent-mille assassinats, Voyez c'que ça rapporte...

On a bien fusillé Varlin, Flourens, Duval, Millière, Ferré, Rigault, Tony Moilin, Gavé le cimetière. On croyait lui couper les bras Et lui vider l'aorte.

Ils ont fait acte de bandits, Comptant sur le silence, Achevé les blessés dans leur lit, Dans leur lit d'ambulance ! Et le sang inondant les draps Ruisselait sous la porte !

Les journalistes, policiers, Marchands de calomnies, Ont répandu sur nos charniers Leurs flots d'ignominies ! Les Maxime Du Camp, les Dumas Ont vomi leur eau-forte.

C'est la hache de Damoclès Qui plane sur leurs têtes : À l'enterrement de Vallès, Ils en étaient tout bêtes, Fait est qu'on était un fier tas À lui servir d'escorte !

C'qui prouve en tout cas, Nicolas, Qu'la Commune n'est pas morte. (2 fois)

Bref, tout ça prouve aux combattants Qu'Marianne a la peau brune, Du chien dans l'ventre et qu'il est temps D'crier : « Vive la Commune ! » Et ça prouve à tous les Judas Qu'si ça marche de la sorte,

Ils sentiront dans peu, nom de Dieu, Qu'la Commune n'est pas morte ! (2 fois)

Catégorie:Chanson de la Commune de Paris Catégorie:Chanson de 1886 Catégorie:Chanson libertaire