Le botaniste français Jean Baptiste Christophe Fusée-Aublet a été le premier à décrire la flore de Guyane, selon le système moderne de la nomenclature binominale. Il a en effet décrit ( et ), en 1775, dans son ouvrage en quatre volumes Histoire des plantes de la Guiane françoise.

Ses échantillons d'herbier récoltés lors de son séjour en Guyane de 1762 à 1764 ont pour partie été intégrés ultérieurement à l'herbier de Jean-Jacques Rousseau conservé au MNHN (P) à Paris, ont servi à la réalisation des gravures, et sont pour la plupart devenus les types de ces espèces. D'autres parties des collectes d'Aublet sont localisées au Musée d'histoire naturelle de Londres (BM), dans les collections de la Linnean Society of London (LINN), à l'herbier de Madrid (MA ?), à l'herbier de De Candolle à Genève (G), à l'herbier du Musée d'Histoire Naturelle de Florence (FI ?), ou à l'herbier de l'Université de Montpellier (MPU).

À ce titre, il présente une grande importance dans le patrimoine historique de la botanique guyanaise amazonienne et sud-américaine et du fait de son antériorité, ses noms sont généralement prioritaires au vu du code international de nomenclature botanique.

Aublet s'inspire régulièrement de noms de lieux guyanais pour nommer ses espèces :

Il s'est aussi beaucoup inspiré de noms des peuples autochtones de Guyane et des noms vernaculaires locaux (ce qui était peu en usage à l'époque) :

Il a aussi rendu hommage à quelques personnalités :