Le Cinq mai est une cantate composée par Hector Berlioz, entre 1831 et 1835, pour basse, chœur et orchestre. La création a lieu le dans la salle du Conservatoire, sous la direction de Narcisse Girard, la partie de basse étant tenue par vingt chanteurs.
Composition Hector Berlioz entreprend de composer une cantate pour Basse, chœur et orchestre, consacrée à la mort de Napoléon (le ) entre 1831 et 1835. Le texte est un poème de Béranger .
Pierre Citron n'ignore pas que . La partition, qui avait été proposée au roi des Français Louis-Philippe en 1840, est finalement dédiée au peintre Horace Vernet, ancien directeur de la villa Médicis à Rome.
Création La première audition publique du Cinq mai a lieu lors d'un « Concert Berlioz », le dans la salle du Conservatoire, sous la direction de Narcisse Girard, la partie de basse étant tenue par vingt chanteurs. Le , dans la même salle, le compositeur dirige lui-même la deuxième audition, avec dix basses pour la partie de soliste.
Le Cinq mai va connaître une carrière importante en Allemagne : la première audition pour basse soliste, chœur et orchestre a lieu à Dresde le avec Johann Michael Wächter, qui chante naturellement en allemand : selon Berlioz, qui dirige ce concert, le public et les artistes en sont . Par la suite, l'œuvre est présentée en concerts à Hambourg, le , par Joseph Reichel, qui interprète à nouveau la cantate le à Darmstadt. L'œuvre est encore à Hanovre le .
Berlioz dirige le premier concert de la nouvelle saison de la Société Philharmonique avec la création de Sara la baigneuse dans sa version pour trois chœurs et une dernière audition du Cinq mai, le : il ne fera plus figurer cette cantate dans ses programmes de concert, à partir de cette date.
Présentation Publiée sous le numéro d', Le Cinq mai est référencée H74 dans le catalogue des œuvres de Berlioz établi par le musicologue américain Dallas Kern Holoman.
La partition, en ut majeur, à quatre temps (noté 12px), réclame un chœur à six voix (SATTBB) et un grand orchestre : 2 flûtes, 2 clarinettes en Ut et 4 bassons, pour les pupitres des vents, 4 cors (2 en Mi, 2 en Ut grave), 2 trompettes en Fa et 3 trombones, pour les pupitres de cuivres. La percussion se limite à la grosse caisse . Le quintette à cordes classique est des premiers violons, seconds violons, altos, violoncelles et contrebasses.
Analyse Dans ses Mémoires, Berlioz témoigne d'une estime limitée pour son :
Néanmoins, .
Discographie
Ruud van der Meer (basse), Dutch Radio Choir & Radio Symphony Orchestra, dirigés par Jean Fournet (1988, Denon CO-72886) avec La Mort d'Orphée, L'Impériale et la Scène héroïque — concert public du . Hector Berlioz : The Complete Works (27 CD, Warner Classics 0190295614447, 2019) Le Cinq mai (H 74) par Laurent Naouri (basse), le chœur Les Éléments, l'Orchestre national du Capitole de Toulouse et Michel Plasson (dir.), CD 10
Bibliographie Biographie présentés et annotés par Pierre Citron, . Monographies
Articles et analyses
Notes discographiques
Références
Liens externes
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