Le de chasseurs alpins ( BCA) est une unité militaire des troupes de montagne françaises (chasseurs alpins) qui participa notamment aux deux conflits mondiaux.
En 2025, il devient le d'instruction de montagne (), rattaché à la .
Création et différentes dénominations 1840 : création du de chasseurs à pied ( BCP), 1842 : devient de chasseurs d'Orléans, 1844 : redevient de chasseurs à pied ( BCP), 1888 : devient le alpin de chasseurs à piedPar la loi du 24 décembre 1888, publiée au journal officiel le 27 décembre 1888. ( BACP), 1914 : le , il met sur pied le de chasseurs alpins, 1916 : devient le de chasseurs alpins ( BCA), 1942 : dissolution du bataillon, 1944 : nouvelle formation du bataillon, 1994 : dissolution du bataillon, 2019 : création du Centre de formation initiale des militaires du rang de la brigade d'infanterie de montagne (CFIM de la BIM - de chasseurs alpins), 2025 : devient le Groupement d'instruction de Montagne ( GIM).
Historique des garnisons, campagnes et batailles Monarchie de Juillet Les 10 bataillons de chasseurs prennent le nom de « Chasseurs d'Orléans » à la suite de la mort du Duc d'Orléans en 1842. 1841 : Expéditions de ravitaillement à Blidah, Médéa et Miliana (avec les et de chasseurs) 1843 : Expéditions dans l'Ouarsenis avec le 3e bataillon de chasseurs à pied 1845 : 6 compagnies à Alger et 2 compagnies et le dépôt à Toulouse En 1850, le régiment est en garnison à Paris et son dépôt est à Douai.
Second Empire thumb|Pierre commémorative à la mémoire d’Admête Tonnelier, capitaine au B.C.P., tué à la bataille de Solférino. Guerre de Crimée, Indépendance italienne en 1859.
De 1871 à 1914 thumb|Soldats du RI et du BCA devant la Caserne Riquier de Nice vers 1910.
Première Guerre mondiale vignette|Des chasseurs du décorés par le président Raymond Poincaré en 1919. Rattachements successifs Groupe de bataillons de chasseurs de la en d'infanterie d'août à Groupe Bordeaux de à d'infanterie (à la de chasseurs) de à d'infanterie (à la de chasseurs) de à d'infanterie (à la de chasseurs) de à d'infanterie (au de chasseurs) de à
1914 vignette|Reconstitution de l'uniforme du en 1914. Offensive de la armée dans le cadre de la Bataille de Lorraine (1914) : commandés par le chef de bataillon Lançon, ses débarquent tardivement les 10 et en gare de Vézelise car en manœuvre dans les Alpes lors de la mobilisation. Ne participe donc pas avec son corps d'armée (général Espinasse) à la victoire de Moncourt du : de Gelucourt à Guéblange-lès-Dieuze avec une patrouille envoyée à Dieuze évacué par l'ennemi : journée de repos à Guéblange-lès-Dieuze : à 7h30, prise d'assaut de Vergaville occupé avec son secteur nord : résiste d'abord à la contre-offensive de la armée allemande victorieuse. Puis, à , reçoit l'ordre de se replier en premier sur Gelucourt pour y organiser une position de défense protégeant ainsi la retraite ultérieure des unités du corps d'armée en résistant aux attaques ennemies jusqu'à De la nuit du au : conformément aux ordres, se replie en deux jours avec son corps d'armée sur le côté ouest de la nasse de Lunéville - entre le corps d'armée de Foch et le corps d'armée de Montpellier. Nasse de Lunéville organisée pour y piéger l'aile gauche de la armée allemande qui s'y engouffre le jusqu'à Rozelieures. À partir du , contre offensive victorieuse de la armée du général Édouard de Castelnau dans "sa" nasse piégeuse de la trouée de Lunéville : victoire de Landécourt jusqu'au Grand Bois : victoires de Lamath puis Xermaménil avec franchissement de la Mortagne : bois de Bareth à l'est de Xermaménil : cote 278 au nord-est du bois de Bareth puis repli vers Bayon d'où il part le Du au : avec son corps d'armée et en urgence absolue, il est envoyé rejoindre le secteur nord-ouest de Bar-le-Duc au sud de Verdun pour participer à la bataille de la Marne là où l'ennemi a ouvert une brèche entre la armée et la armée Bataille de la Marne du 6 au : Fains et Véel au nord-ouest de Bar-le-Duc avec le corps des soldats du Midi intégré à la armée française commandée par le général Maurice Sarrail : Participe ainsi à la victoire de la bataille de Revigny-Vassincourt puis à la poursuite des troupes en repli sur de la armée allemande qui se retranchent le sur le front Montblainville, Véry, Malancourt, Béthincourt et Forges en rive ouest de la Meuse Bataille de la Woëvre et des Hauts-de-Meuse : Bois de Forges Offensive de la armée en Artois Fin décembre: Carency
1915 De février à juillet il participe à la bataille du Reichsackerkopf.
Juin-octobre: Bataille du Linge: prise du Petit-Reichaker
1916 thumb|Alexandre de Serbie passe en revue, à Corfou, le de chasseurs alpins ; le commandant Meullé-Desjardins salue du sabre.
Février : le bataillon est impliqué dans l'évacuation des troupes serbes à Corfou Bataille de la Somme Septembre: Bouchavesnes
1917 du au et du au : Chemin des Dames du au , Aisne : La Malmaison
1918 Somme Bois des Brouettes le Gros Hêtre : Castel : Bois en Z Morisel : Moreuil Aisne Plateau de Moisy Mont des Singes
Entre-deux-guerres vignette|Chasseurs du BCA avec un policier allemand (au premier plan) à Boguszyce en 1919. campagne en Haute Silésie pendant les insurrections de Silésie (1919)
Seconde Guerre mondiale 1939-1940 Le BCA fait partie du corps expéditionnaire français en Scandinavie (CEFS) et participe à l'expédition de Narvik au sein de la de chasseurs. De retour de Norvège le bataillon reste en Angleterre. Fin , répondant à l'appel du 18 juin du général de Gaulle, 60 chasseurs alpins dont 31 volontaires sur un effectif de environ se rallient à la France libre. Les 670 autres rentrent en France et serviront dans l'Armée d'armistice. 1941-1942 dissolution en 1942 avec l'occupation de la zone libre.
Résistance progressivement reconstitué, sans existence officielle, par les maquisards (« Bataillon Vercors »), sous le commandement du Chef de Bataillon Roland Costa de Beauregard (alias "Durieu"), avec comme adjoint le capitaine de Nadaillac. Le Capitaine Louis Guillaut (alias "Renard") commandait la .
Armée de la Libération reformation officielle dans les Alpes, en 1944 - Chef de Bataillon : Roland Costa de Beauregard. Affecté à la alpine. En 1944, une partie du BCA resté en France rejoint les rangs de l'armée du général de Lattre de Tassigny et partent combattre jusqu'en Allemagne et jusqu'à la victoire finale de Alliés.
De 1945 à nos jours 1947 : occupation de l'Autriche, région d'Innsbruck 1952 : Indochine fournit des volontaires pour la compagnie de marche envoyée dans le centre Annam. Pendant la guerre d'Algérie, il combat en Kabylie. Pendant les de conflits, il perd 13 officiers, 17 sous-officiers et 42 caporaux et chasseurs. Au cessez-le-feu du en Algérie, le BCA crée comme 91 autres régiments, les 114 unités de la Force Locale, comme le prévoient les accords d'Évian. Le BCA forme une unité de la Force locale de l'ordre Algérienne, la UFL-UFO, composés de 10 % de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans, qui pendant la période transitoire devaient être au service de l'exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie. Le BCA retrouve sa garnison de Grenoble en . 1984 : fournit des appelés volontaires pour l'opération de la FINUL au sud Liban 1993 : fournit une compagnie de volontaires pour l'Opération des Nations unies en Somalie ONUSOM II dissolution en 1994 À l'été 2019, le centre de formation initiale des militaires du rang de Gap change d’appellation et devient le CFIM de la Brigade d'Infanterie de Montagne - bataillon de chasseurs alpins« De l’importance du patrimoine », sur le site de l'Armée de terre, le juillet 2019.. À l'été 2020, la compagnie d'instruction est créée à Varces en complément de la portion centrale de Gap et de la compagnie d'instruction. Le , le CFIM - BCA change d'appellation et devient le groupement d'instruction de montagne ( GIM). Il conserve le drapeau et les traditions du bataillon de chasseurs alpinsDÉCISION N° 504447/ARM/EMAT/SCPS/BORG portant changement d'appellation du centre de formation initiale des militaires du rang de la 27e brigade d'infanterie de montagne - 6e bataillon de chasseurs alpins. Du 11 juin 2025..
Il est chargé de la formation initiale des engagés volontaires des bataillons et régiments de la brigade d'infanterie de montagne ( BCA, BCA, BCA, RCH, RAM, CCTM, EM BIM et services de soutien).
Traditions
Insigne L'insigne du bataillon représente une hirondelle traversant un cor de chasseurs.L'origine de cet insigne date de la période où le bataillon stationnait à Nice. À l'automne, il quittait ses quartiers niçois pour passer l'hiver en montagne. Il revenait dans ses quartiers à Nice (caserne de RiquierCASERNE SAINT-JEAN-D’ANGELY) au printemps, en même temps que les hirondelles.
Devise Serrer les dents
Drapeau Comme tous les autres bataillons et groupes de chasseurs, le BCA ne dispose pas d'un drapeau propre. (Voir le Drapeau des chasseurs).
Sa Flamme : Bleu et Jonquille
Chant "Le est là, il est un peu là!" "Encore un carreau, encore un carreau" (variante et refrain de La Protestation). "La lune est claire, la ville dort"
Chefs de corps 1840 : chef de bataillon Forey 1845 : chef de bataillon Antoine Bauyn de Perreuse : chef de bataillon Armand Alexandre de Castagny 1859 : chef de bataillon de Potier 1883-1888 : chef de bataillon Sage 1888-1890 : chef de bataillon Durand 1890-1892 : chef de bataillon Levasnier 1892-1895 : chef de bataillon Henriot 1895-1897 : chef de bataillon Géraud François Gustave Reveilhac 1897-1906 : chef de bataillon F. J. J. Mirepoix 1906-1908 : chef de bataillon Jacquot 1908-1910 : chef de bataillon Chatillon 1910-1914 : chef de bataillon (puis lieutenant-colonel le ) Prosper Joseph Roux 1914 : chef de bataillon Lançon 1915 : chef de bataillon Meullé-DesjardinsBase Léonore, dossier LH du général de division Meullé-Desjardins. 1916 : chefs de bataillon Thévenot, Beauser, Barthelemy, Brisson 1917 : chefs de bataillon Chalumeau, Frère 1918 : chefs de bataillon Ance, Petitpas . 1940 : chef de bataillon Celerier 1940 : chef de bataillon de Reynies 1942 : chef de bataillon Alain Le Ray 1943 : chef de bataillon Roland Costa de Beauregard ("bataillon Vercors") 1944 : chef de bataillon Roland Costa de Beauregard 1947 : chef de bataillon lieutenant-colonel Pierre Tanant 1947 : chef de bataillon Paillot 1960 : Chef de bataillon, lieutenant-colonel Guy Silve 1963 : chef de bataillon Laurens 1967 : lieutenant-colonel Di Dominico 1969 : lieutenant-colonel Dupoux 1971 : colonel Imbert 1972-1974 : chef de bataillon Stephen Gonzalez de Linares 1974-1976: chef de bataillon Joret 1976-1978 : Lieutenant-colonel Parisot 1978-1980: Lieutenant colonel Charpe 1980-1982: Lieutenant colonel de Saint-Foy 1982-1984: Lieutenant colonel Lanthier 1984-1986: Lieutenant colonel Rostaing 1986-88 : colonel Marc Allamand 1988-90 : lieutenant-colonel Baudry 1990-92 : lieutenant-colonel de Giuli 1992-94 : colonel Neveux 2019-2022 : lieutenant-colonel Ricard. Le , le CFIM/ BIM reçoit la garde du fanion et maintien des traditions du BCA, au château de Vincennes, lors de la commémoration de la Sidi-Brahim et passation de l'Unique Drapeau des Chasseurs à Pied. 2022-2024 : lieutenant-colonel WEST 2024- : lieutenant-colonel VERDINO
Personnalités ayant servi au sein du bataillon
Compagnons de la Libération
Jean Silvy (1910-1971) Charles Hausberger (1911-1943) André Lalande (1913-1995) André Genet (1914-1945) Pierre Dureau (1915-2006) François Martin (1916-1944) François Bolifraud (1917-1942) Paul Schmidt (1917-1983) Joseph de Ferrières de Sauvebœuf (1918 - 1944)
Autres personnalités
Marie-Georges Picquart (1854-1914), lieutenant au B.C.P. en 1880, puis protagoniste de l'affaire Dreyfus et ministre de la Guerre Jean Renoir (1874-1979), réalisateur et scénariste