250px|vignette|droite|Timbre albanais illustrant la légende de Constantin et Doruntine

Constantin et Doruntine () ou Le Serment de Constantin () est une ballade et une légende albanaise. Elle a sa version en prose. et fut aussi contée par Ismail Kadaré dans Qui a ramené Doruntine ?Fayard : https://www.fayard.fr/litterature-etrangere/qui-ramene-doruntine-9782213017082. Ce roman fut mis en scène en 1988 au Théâtre national dans une adaptation d'Edmond Budina et de Pirro Mani.

Trame Doruntine est la seule fille d'une fratrie de treize enfants, et quand elle est demandée en mariage par un prince étranger lointain, personne n'est d'accord pour la laisser partir, à part Constantin, le plus jeune des douze frères, qui la souhaite heureuse et qui promet à leur mère qu'il ramènera Doruntine à chaque fois qu'elle voudra la revoir. Sur cette promesse, leur mère consent au mariage, suivie des douze frères, avant qu'ils ne meurent tous à la guerre.

La mère a du mal à supporter la mort de tous ses garçons, surtout qu'elle n'a plus sa fille près d'elle, et dans son chagrin et sa détresse elle maudit Constantin de lui avoir fait une promesse qu'il ne peut plus tenir.

Ayant entendu la malédiction, Constantin se réveille de sa tombe et en sort pour ramener Doruntine, car la malédiction d'une mère, même après la mort, est pire que tout. Il retrouve Doruntine en train de danser lors de Pâques, et lui apprend la mort de tous ses frères, ce qu'elle ignorait. Constantin lui dit de revenir immédiatement et la prend sur son cheval. Elle l'observe et lui trouve l'air fatigué et plein de poussière, mais il lui répond que c'est à cause du long voyage qu'il a dû faire pour la retrouver, et elle ne peut savoir qu'il est déjà mort. Lorsqu'ils arrivent à la maison, il la laisse à la porte et lui dit qu'il doit aller à l'église, mais au lieu de cela, il retourne dans sa tombe.

Lorsqu'elle dit à sa mère que c'est Constantin qui l'a ramenée, elle lui apprend qu'il est mort, et toutes deux sont sous le choc.

Version de Kadaré La version de Kadaré et la version théâtrale sont beaucoup plus complexes et font intervenir un enquêteur et la mort qui est aussi le narrateur. Il analyse toutes les hypothèses de cet étrange phénomène, car personne ne peut accepter la résurrection des morts. Après de nombreux entretiens avec de nombreuses personnes, il finit par arriver à la conclusion que le besa peut surmonter la vie et la mort des humains.

Pour Kadaré, la légende est pré-chrétienne, d'où le motif de la résurrection des morts.

Galerie

Traduction depuis l'anglais Robert Elsie en a fait une traduction depuis la version de Margëlliç (aujourd'hui Margaríti, en Épire) Kostandini e DhoqinaRobert Elsie : https://web.archive.org/web/20170211080151/http://www.albanianliterature.net/oralverse/verse_04.html, ballade toujours chantée dans la région de nos joursZoto, Vladimir (2006). Balada shqiptare (in Albanian). Dasara. pp. 57–59. ..

Articles connexes Kanun

(roman)

Notes et références

Catégorie:Légende albanaise Catégorie:Fiction se déroulant en Albanie Catégorie:Chanson albanaise Catégorie:Créature fantastique du folklore des Balkans Catégorie:Mort dans la mythologie Catégorie:Résurrection dans la fiction Catégorie:Ballade Catégorie:Mythologie albanaise Catégorie:Frères et sœurs dans la mythologie