Les élections au Parlement d'Andalousie de () se tiennent le dimanche , afin d'élire les de la du Parlement d'Andalousie pour un mandat de quatre ans. Le scrutin se tient le même jour que les élections aux Cortes Generales.

Les résultats du scrutin voient le Parti socialiste, au pouvoir depuis 18 ans, arriver de nouveau en tête sans remporter de majorité absolue. Contrairement au souhait du président de la Junte Manuel Chaves, c'est en effet le Parti populaire de Teófila Martínez qui tire profit de la simultanéité des élections en brisant le plafond de verre de 1994. La Gauche unie subit de son côté une défaite en perdant la moitié de ses députés.

Après avoir confirmé sa coalition avec le Partido Andalucista, Manuel Chaves est reconduit au pouvoir six semaines après la tenue du scrutin pour un quatrième mandat.

Contexte Le Parti socialiste (PSOE-A) du président de la Junte Manuel Chaves remporte les élections régionales anticipées du 3 mars 1996 avec une majorité relative de 52 députés sur 109. À seulement trois sièges de la majorité absolue, Manuel Chaves est le seul capable de gouverner, mais a besoin de conclure un accord avec Gauche unie Les Verts – Appel pour l'Andalousie (IULV-CA), en fort recul, ou le Partido Andalucista (PA). Bien que vainqueur des élections générales anticipées organisées en parallèle, le Parti populaire (PP) de Javier Arenas échoue à provoquer l'alternance..

Le , Manuel Chaves signe avec le président du Partido Andalucista, , un accord de législature qui entérine l'entrée des nationalistes au gouvernement régional., bien que le chef de file électoral du PA, , s'était initialement dit ouvert à des ententes ponctuelles..

Manuel Chaves est investi le pour un troisième mandat par 56 voix pour et 53 contre, le Parti populaire et la Gauche unie lui refusant leur confiance.. Il constitue son gouvernement quatre jours plus tard, dans lequel les nationalistes obtiennent deux sièges..

Mode de scrutin vignette|Hémicycle du Parlement, dans l'ancien hôpital de las Cinco Llagas. Le Parlement d'Andalousie () est une assemblée parlementaire monocamérale constituée de (), élue pour une législature de quatre ans au suffrage universel direct selon les règles du scrutin proportionnel d'Hondt par l'ensemble des personnes résidant dans la communauté autonome où résidant momentanément à l'extérieur de celle-ci, si elles en font la demande.

Convocation du scrutin Conformément à l'article 26 du statut d'autonomie, le Parlement est élu pour un mandat de quatre ans.. L'article 14 de la loi électorale andalouse du , combiné aux dispositions l'article 42 de la loi électorale nationale, précise que les élections sont convoquées au moyen d'un décret du président de la Junte d'Andalousie, signé avant la fin du mandat et publié au Journal officiel, le scrutin devant se tenir le suivant la publication du décret mais pas entre le et le . Cette interdiction a été instaurée en , suivant des débats préalables aux élections de , afin d'éviter une chute de la participation causée par la combinaison des vacances et des fortes chaleurs habituelles en Andalousie à cette période.

Nombre de députés par circonscription Puisque l'article 26 du statut d'autonomie prévoit que , l'article 17 de la loi électorale indique que le nombre de parlementaires est fixé à 109 et attribue à chaque circonscription d'office, les restant étant distribués en fonction de la population provinciale.. L'article 28 du statut énonce effectivement que et précise qu'aucune circonscription ne peut avoir plus du double de représentants qu'une autre.

Le décret de convocation des élections, publié le , dispose que les sièges sont répartis ainsi. : CirconscriptionsDéputésCarte Séville18300px|Nombre de députés par circonscription. Malaga16 Cadix15 Cordoue et Grenade13 Jaén12 Almería et Huelva11

Présentation des candidatures Peuvent présenter des candidatures : les partis ou fédérations politiques enregistrées auprès du registre des associations politiques du ministère de l'Intérieur ; les coalitions électorales de ces mêmes partis ou fédérations dûment constituées et inscrites auprès de la commission électorale au plus tard après la convocation du scrutin ; et les électeurs de la circonscription, en nombre d'au moins 1 % des inscrits.

Répartition des sièges Seules les listes ayant recueilli au moins 3 % des suffrages valides peuvent participer à la répartition des sièges à pourvoir dans une circonscription, qui s'organise en suivant différentes étapes : les listes sont classées en une colonne par ordre décroissant du nombre de suffrages obtenus ; les suffrages de chaque liste sont divisés par 1, 2, 3... jusqu'au nombre de députés à élire afin de former un tableau ; les mandats sont attribués selon l'ordre décroissant des quotients ainsi obtenus.

Lorsque deux listes obtiennent un même quotient, le siège est attribué à celle qui a le plus grand nombre total de voix ; lorsque deux candidatures ont exactement le même nombre total de voix, l'égalité est résolue par tirage au sort et les suivantes de manière alternative.

Campagne Principales forces politiques Force politiqueChef de fileIdéologieRésultats en 1996Parti socialiste ouvrier espagnol d'Andalousie PSOE-AManuel Chaves(Président de la Junte)Centre gaucheSocial-démocratie, progressisme, nationalisme44,1 % des voixParti populaire PPTeófila Martínez(Maire de Cadix)Centre droit à droiteConservatisme, démocratie chrétienne, libéralisme34,0 % des voixGauche unie Les Verts – Appel pour l'Andalousie IULV-CAGaucheCommunisme, écologisme, nationalisme14,0 % des voixPartido Andalucista PA(Maire de Jerez)Centre gaucheSocial-démocratie, fédéralisme, nationalisme6,7 % des voix

Sondages centre|1000px

Résultats Total régional +Résultats des élections au Parlement d'Andalousie de 2000Fichier:Parlement d'Andalousie 2000.svgPartiVoix%+/-Sièges+/-Parti socialiste ouvrier espagnol d'Andalousie (PSOE-A)44,3252Parti populaire (PP)38,0246Gauche unie Les Verts – Appel pour l'Andalousie (IULV-CA)8,116Partido Andalucista (PA)7,435Gauche andalouse (IA)0,250Nation andalouse (NA)0,120Parti humaniste (PH)0,110Assemblée d’Andalousie (A)0,110Autres partis0,23 -0 -Vote blanc1,29Suffrages exprimés99,34Votes nuls0,66Total100 -109Abstention31,29Inscrits / Participation68,71

Par circonscription CirconscriptionAlmeríaCadixCordoueGrenadeSièges11151313Nombre%Nombre%Nombre%Nombre%Inscrits100,00100,00100,00100,00Abstentions31,8737,0025,3130,48Votants68,1363,0074,6969,52Nuls0,620,680,680,73Exprimés99,3899,3299,3299,27PartisVoix%Sièges+/−Voix%Sièges+/−Voix%Sièges+/−Voix%Sièges+/−PSOE-A43,005666PP637,43638,35540,866IULV-CA4,4806,33112,2817,371PA3,69014,5026,9015,190Autres1,141,160,630,71Blanc1,291,061,201,17

CirconscriptionHuelvaJaénMálagaSévilleSièges11121618Inscrits100,00100,00100,00100,00Abstentions33,5823,2835,0530,26Votants66,4276,7264,9569,74Nuls0,760,690,680,58Exprimés99,2499,3199,3299,42PartisVoix%Sièges+/−Voix%Sièges+/−Voix%Sièges+/−Voix%Sièges+/−PSOE-A6640,10710PP37,78538,245732,326IULV-CA6,9607,3218,9218,611PA6,5204,8507,3217,211Autres0,610,461,150,70Blanc1,080,911,411,63

Analyse vignette|Parti arrivé en tête par circonscription et intensité de son score. Le Parti socialiste (PSOE-A) remporte une sixième victoire consécutive, après 18 ans passés à la présidence de la Junte d'Andalousie.. Il conserve les 52 députés obtenus en 1996 et reste le premier parti de la communauté autonome, profitant de la posture d'opposant de Manuel Chaves au gouvernement national, présidé par José María Aznar, du Parti populaire (PP).. Le PSOE-A échoue toutefois à reconquérir la majorité absolue à laquelle il aspirait, n'étant pas capable de mobiliser les abstentionnistes ou les électeurs du Partido Andalucista (PA) en sa faveur..

Le Parti populaire, qui avait désigné Teófila Martínez comme cheffe de file, bénéficie du succès national du parti aux élections générales organisées en parallèle, et brise le plafond de verre des résultats de 1994 en remportant six députés supplémentaires en quatre ans. Alors que le PSOE espérait que la coïncidence entre les élections générales et autonomiques lui serait favorable, elle est au contraire profitable au principal parti d'opposition régionale.

Seul parti clairement défait au soir du scrutin, la Gauche unie Les Verts – Appel pour l'Andalousie (IULV-CA) divise par deux sa représentation parlementaire et recule de plus de dix points de pourcentage en dix ans. La fédération de gauche radicale souffre à la fois de ses divisions internes relatives à l'accord national conclu entre le PSOE et IU, que Manuel Chaves a refusé de soutenir, et de la forte abstention qui atteint les électeurs de gauche..

En dépit d'une campagne catastrophique selon El País, le Partido Andalucista parvient à progresser d'un siège, rentabilisant sa participation au gouvernement. Au soir du scrutin, Manuel Chaves laisse d'ailleurs entendre son intention de rééditer leur coalition, ayant besoin d'un exécutif stable et majoritaire face à un gouvernement national de droite disposant d'une majorité absolue au Congrès des députés.

Suites Le Parti socialiste et le Partido Andalucista concluent le , après à peine deux jours de négociations, un accord pour renouveler leur coalition. À cette occasion, les nationalistes conservent leurs deux sièges au Conseil de gouvernement et les deux départements exécutifs qu'ils détenaient, celui des Relations avec le Parlement étant renommé en « département des Relations institutionnelles » avec des compétences élargies..

Le , Manuel Chaves est investi pour un quatrième mandat, par 57 voix favorables sur 109 et 52 contre : il bénéficie comme prévu du soutien des socialistes et des nationalistes, tandis que le Parti populaire et la Gauche unie lui refusent leur confiance.. Il présente son nouveau gouvernement trois jours plus tard, composé de dix socialistes, deux nationalistes et deux indépendants proches du PSOE et qui comprend six femmes, conformément à une promesse électorale de Chaves de favoriser la parité..

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Articles connexes Président du Parlement d'Andalousie Junte d'Andalousie

Liens externes .

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