, né à Sakata le et mort à Yamagata le , est un des plus célèbres photographes japonais du ..
Biographie Jeune homme, Ken Domon est particulièrement influencé par les écrits philosophiques de Tetsurō WatsujiWatanabe (1998), .. Il étudie le droit à l'université Nihon de Tokyo dont il est exclu en 1932 à cause de son activité politique au sein de la contestation paysanne.. Il passe de la peinture à la photo de portrait et en 1933 devient assistant-photographe du studio photographique de Kotaro Miyauchi. En 1935, il intègre l'agence Nippon-Kobo pour travailler sur son magazine Nippon. Ses opinions politiques lui valent d’être placé sous surveillance policière sous prétexte d’être un danger « pour la paix et l'ordre »Y. Doi, Famed lensman Domon viewed as dangerous in prewar Japan, The Asahi Shimbun (12 mars 2019).. Quatre ans plus tard il se rapproche de la Kokusai Bunka Shinkōkai« KBS », Société pour les relations culturelles internationales., organisation nationale de propagande, comme Ihei Kimura et de nombreux autres photographes japonais notables afin de participer à l'effort de guerre.
À partir de 1950, ses idées humanistes le conduisent à photographier les « symptômes » de la réalité sociale. À travers plusieurs reportages, notamment sur la vie des enfants de mineurs au chômage, il souhaite que la société exprime « la colère, le plaisir ou la tristesse des hommes de ce temps ». En 1958, le réalisme de Domon se concrétise dans Hiroshima, ouvrage dans lequel il photographie les survivants de la bombe atomique. Parallèlement, il photographie l'art traditionnel japonais, architecture, sculpture.
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Domon travaille en indépendant et documente les lendemains de la guerre en se concentrant sur la société et la vie des gens ordinaires. Il s'affirme comme un partisan du réalisme de la photographie qu'il décrit comme « un instantané absolu qui n'est absolument pas dramatique ». Il est un contributeur prolifique de magazines photographiques, relancés ou nouvellement créés au début des années 1950. Avec Kimura, Hiroshi Hamaya et d'autres, il rejette la pose et autres artifices photographiques ; dans ses polémiques dans les magazines photographiques, Domon est le représentant le plus vigoureux de ce point de vue dont il définit de manière fameuse le but comme « le lien direct entre la caméra et le motif ».
Parmi les images les plus puissantes de Domon figurent celles prises durant la première décennie après la guerre, en particulier celles des survivants du bombardement atomique d'Hiroshima, la vie et en particulier les enfants dans une pauvre communauté de mines de charbon à ChikuhoQui n'est pas une pour « Chikuho » mais un autre endroit ; voir :ja:筑豊のこどもたち) Kyūshū., et les jeux improvisés des enfants dans l'arrondissement de Kōtō à Tokyo.
En 1958, Domon reçoit le prix Mainichi de photographie et celui du photographe de l'année de l'Association des critiques du Japon. Il reçoit le prix des arts décerné par le ministère de l’Éducation en 1959 et le prix du Congrès des journalistes du Japon en 1960. Domon souffre accidents vasculaires cérébraux en 1960 et 1968 qui finalement l'empêchent de tenir une caméra et le laissent confiné dans un fauteuil roulant. Cela ne l'empêche pas de photographier et de documenter la culture traditionnelle du Japon. Il voyage intensément à travers le pays et photographie ses temples bouddhistes dans ce qui va devenir une série imposante de livres luxueusement produits.
En 1963, il commence à travailler sur l'œuvre majeure de sa vie, Koji junrei (1963–1975). En ce qui concerne ses photographies de la culture traditionnelle du Japon, Domon écrit: « Je suis impliqué dans les réalités sociales d'aujourd'hui en même temps que je suis impliqué dans les traditions et la culture classique de Nara et Kyoto, et ces deux implications sont liées par leur commune recherche du point où elles sont liées au sort du peuple, à la colère, la tristesse et à la joie du peuple japonais »Domon, Ken. "Demo shuzai to koji junrei [Demonstration shooting and pilgrimage to ancient temples], Asahi Shimbun, 11 mars 1968. Cité dans Watanabe (1998), ..
La méthode de Domon pour photographier ces temples consiste à rester sur un emplacement pendant un certain temps avant de prendre la première photo. Il commence alors à photographier non pas à partir d'une approche systématique, scientifique du sujet mais sur la base de la façon dont ses sentiments envers les sujets l'ont amené à les enregistrerWatanabe (1998), .. Domon préface ainsi le premier volume de Koji Junrei : « Ceci est donc conçu comme un livre bien-aimé, un livre qui permet à l'individu japonais de réaffirmer la culture et les gens qui l'ont formée »Watanabe (1998), p. 5..
En 1976, Domon est complètement frappé d'incapacité par une troisième crise cardiaque.
Il meurt à Tokyo le .
Postérité En 1981, Mainichi Newspapers fonde le prix Ken-Domon à l'occasion de la célébration du anniversaire du Mainichi Shinbun et, en 1983, est inauguré le musée photographique Ken-Domon à Sakata, sa ville natale.
Albums de Domon
Nihon no chōkoku (日本の彫刻). Tokyo : Bijutsushuppansha, 1952 2. Asuka jidai (飛鳥時代) 5. Heian jidai (平安時代) Fūbō (風貌). Tokyo : Ars, 1953 Murōji (室生寺). Tokyo : Bijutsushuppansha, 1955 The Muro-ji, an eighth century Japanese temple: Its art and history. Tokyo : Bijutsu Shuppansha, c. 1954. Texte de Roy Andrew Miller With 渡辺勉. Gendai geijutsu kōza (現代芸術講座 写真). 1956 Murōji (室生寺). Tokyo : Bijutsushuppansha, 1957 Domon Ken sakuhinshū (土門拳作品集). Gendai Nihon shashin zenshū 2. 創元社, 1958 Hiroshima (ヒロシマ) / Hiroshima. 研光社, 1958 Chūsonji (中尊寺). Nihon no Tera 4. Tokyo : Bijutsushuppansha, 1959 Saihōji, Ryūanji (西芳寺・竜安寺). Nihon no tera 10. Tokyo : Bijutsushuppansha, 1959 Chikuhō no kodomotachi: Ken Domon shashinshū (筑豊のこどもたち:土門拳写真集). Patoria Shoten, 1960. 築地書館, 1977 Chikuhō no kodomotachi: Ken Domon shashinshū. Zoku: Rumie-chan ha otōsan ga shinda (筑豊のこどもたち:土門拳写真集 続 るみえちゃんはお父さんが死んだ). Patoria Shoten, 1960 Hōryūji (法隆寺). Nihon no Tera 6. Tokyo : Bijutsushuppansha, 1961 Murōji (室生寺). Nihon no Tera 13. Tokyo : Bijutsushuppansha, 1961 Kyōto (京都). Nihon no Tera. Tokyo : Bijutsushuppansha, 1961 Nara (奈良). Nihon no Tera. Tokyo : Bijutsushuppansha, 1961 Masterpieces of Japanese sculpture Tokyo : Bijutsuhuppansha; Rutland, Vt.: Tuttle, 1961. Texte de J. E. Kidder Kasuga (春日). Nihon no Yashiro 4. Tokyo : Bijutsushuppansha, 1962 Koji junrei (古寺巡礼). 5 vols. Tokyo : Bijutsushuppansha, 1963-75. Édition internationale (texte anglais ajouté au texte en japonais) : A Pilgrimage to Ancient Temples. Tokyo : Bijutsushuppansha, 1980 Tōji: Daishinomitera (東寺: 大師のみてら). Tokyo : Bijutsushuppansha, 1965 Shigaraki Ōtsubo (信楽大壷). Tokyo : Chūnichi Shinbun Shuppankyoku, 1965 Sōfū; his boundless world of flowers and form. Tokyo : Kodansha International, 1966. Texte de Teshigahara Sōfu Nihonjin no genzō (日本人の原像). Tokyo : Heibonsha, 1966 Yakushiji (薬師寺). Tokyo : Mainichi Shinbunsha, 1971 Bunraku (文楽). Kyoto: Shinshindō, 1972 Tōdaiji (東大寺). Tokyo : Heibonsha, 1973 Nihon meishōden (日本名匠伝). Kyoto : Shinshindō, 1974 Koyō henreki (古窯遍歴). Tokyo : Yarai Shoin, 1974 Shinu koto to ikiru koto (死ぬことと生きること). 築地書館, 1974 Watakushi no bigaku (私の美学, My aesthetics). Kyoto : Shinshindō, 1975 Nihon no bi (日本の美). Nishinomiya : Itō Hamu Eiyō Shokuhin, 1978 Shashin hihyō (写真批評). Daviddosha, 1978 Nyoninkōya Murōji (女人高野室生寺). Tokyo : Bijutsushuppansha, 1978 Fūkei (風景). Tokyo : Yarai Shoin, 1976. Popular edition, Tokyo : Yarai Shoin, 1978 Gendai chōkoku: Chōkoku no Mori Bijutsukan korekushon (現代彫刻: 彫刻の森美術館コレクション) / Sculptures modernes : Collection de The Hakone Open-air Museum. Tokyo : Sankei Shinbunsha, 1979 Shashin zuihitsu (写真随筆). Tokyo : Daviddosha, 1979 Domon Ken Nihon no Chōkoku(土門拳日本の彫刻). Tokyo : Bijutsushuppansha 1. Asuka, Nara (飛鳥・奈良). 1979 2. Heian zenki (平安前期). 1980 3. Heian kōki, Kamakura (平安後期・鎌倉). 1980 Domon Ken: Sono shūi no shōgen (土門拳:その周囲の証言). Tokyo : Asahi Sonorama, 1980 Nihon no bien (日本の美艶). Gendai Nihon Shashin Zenshū 7. Tokyo : Shūeisha, 1980 Domon Ken Nihon no kotōji: Tanba, Imari, Karatsu, Eshino, Oribe, Tokoname, Atsumi, Shigaraki, Kutani, Bizen (土門拳日本の古陶磁:丹波・伊万里・唐津・絵志野・織部・常滑・渥美・信楽・九谷・備前). Tokyo : Bijutsushuppansha, 1981 Domon Ken (土門拳). Shōwa Shashin Zenshigoto 5. Tokyo : Asahi Shuppansha, 1982 Domon Ken zenshū (土門拳全集). Tokyo : Shōgakukan 1. Koji junrei 1 Yamato-hen jō (古寺巡礼 1 大和篇 上). 1983 2. Koji junrei 2 Yamato-hen ge (古寺巡礼 2 大和篇 下). 1984 3. Koji junrei 3 Kyōto-hen (京都篇) 4. Koji junrei 4 Zenkoku-hen (古寺巡礼 4 全国篇). 1984 5. Nyonin Kōya Muroji (女人高野室生寺). 1984 6. Bunraku (文楽). 1985 7. Dentō no katachi (伝統のかたち). 1984 8. Nihon no fūkei (日本の風景). 1984 9. Fūbō (風貌). 1984 10. Hiroshima (ヒロシマ). 1985 11. Chikuhō no kodomotachi (筑豊のこどもたち). 1985 12. Kessakusen jō (傑作選 上). 1985 13. Kessakusen ge (傑作選 下). 1985 Domon Ken no koji junrei (土門拳の古寺巡礼). Tokyo : Shōgakukan, 1989-90 1. Yamato 1 (大和1). 1989 2. Yamato 2 (大和2). 1990 3. Kyōto 1. (京都1). 1989 4. Kyōto 2. (京都2). 1990 5. Murōji (室生寺). 1990 Bessatsu 1. Higashi Nihon (東日本). 1990 Bessatsu 2. Nishi Nihon (西日本). 1990 Domon Ken Nihon no butsuzō (土門拳日本の仏像). Tokyo : Shōgakukan, 1992 Murōji (室生寺). Nihon Meikenchiku Shashinsenshū 1. Tokyo : Shinchōsha, 1992 Domon Ken no Shōwa (土門拳の昭和). Tokyo : Shōgakukan, 1995 1. Fūbō (風貌) 2. Kodomotachi (こどもたち) 3. Nihon no fūkei (日本の風景) 4. Dokyumento Nihon 1935-1967 (ドキュメント日本 1935-1967) 5. Nihon no butsuzō (日本の仏像) Koji junrei (古寺巡礼). Tokyo : Mainichi Shinbunsha, c. 1995 Domon Ken Koji Junrei (土門拳古寺巡礼). Tokyo : Bijutsu Shuppansha, 1996 Shashin to jinsei: Domon Ken esseishū (写真と人生:土門拳エッセイ集). Dōjidai Raiburarī. Tokyo : Iwanami, 1997 Domon Ken (土門拳). Nihon no Shashinka. Tokyo : Iwanami, 1998 Koji junrei (古寺巡礼). Tokyo : Shōgakukan, 1998 風貌 愛蔵版 Tokyo : Shōgakukan, 1999 Domon Ken kottō no bigaku (土門拳骨董の美学). Korona Bukkusu 69. Tokyo : Heibonsha, 1999 Domon Ken no tsutaetakatta Nihon (土門拳の伝えたかった日本) Tokyo : Mainichi Shuppansha, 2000 Domon Ken Nihon no chōkoku (土門拳日本の彫刻 Tokyo : Mainichi Shinbunsha, c. 2000 Kengan (拳眼). Tokyo : Sekai Bunkasha, 2001 Kenshin (拳心). Tokyo : Sekai Bunkasha, 2001 Kenkon (拳魂). Tokyo : Sekai Bunkasha, 2002 逆白波のひと・土門拳の生涯 / 佐高信∥ Āto Serekushon. Tokyo : Shōgakukan, 2003 Domon Ken tsuyoku utsukushii mono: Nihon bitanbō (土門拳強く美しいもの:日本美探訪) Shōgakukan Bunko. Tokyo : Shōgakukan, 2003
Albums comportant des œuvres de Domon (Par ordre alphabétique) Association to Establish the Japan Peace Museum, ed. Ginza to sensō (銀座と戦争) / Ginza and the War. Tokyo : Atelier for Peace, 1986 (Joint work) Bunshi no shōzō hyakujūnin (文士の肖像一一〇人, Portraits de dix figures littéraires). Tokyo : Asahi Shinbunsha, 1990 Kaku: Hangenki (核:半減期) / The Half Life of Awareness: Photographs of Hiroshima and Nagasaki. Tokyo : Musée métropolitain de photographie de Tokyo, 1995 Mishima Yasushi (三島靖). Kimura Ihee to Domon Ken: Shashin to sono shōgai (木村伊兵衛と土門拳:写真とその生涯, Ihei Kimura and Ken Domon: Photography and biography). Tokyo : Heibonsha, 1995 . Réimpression. Heibonsha Library. Tokyo : Heibonsha, 2004 Dokyumentarī no jidai: Natori Yōnosuke, Kimura Ihee, Domon Ken, Miki Jun no shashin kara (ドキュメンタリーの時代:名取洋之助・木村伊兵衛・土門 拳・三木淳の写真から) / The Documentary Age: Photographies de Natori Younosuke, Kimura Ihei, Domon Ken et Miki Jun, musée métropolitain de photographie de Tokyo, 2001 Hiraki, Osamu, and Keiichi Takeuchi. Japan, a Self-Portrait: Photographs 1945-1964. Paris : Flammarion, 2004 Kindai shashin no umi no oya: Kimura Ihee to Domon Ken (近代写真の生みの親:木村伊兵衛と土門拳) / Kimura Ihei and Domon Ken. Tokyo : Asahi Shinbunsha and Mainichi Shinbunsha, 2004 Sengo shashin / Saisei to tenkai (戦後写真・再生と展開) / Twelve Photographers in Japan, 1945-55. Yamaguchi : Yamaguchi Prefectural Museum of Art, 1990En dépit du titre alternatif en anglais, presque tout le texte est en japonais (bien que chacun des douze dispose d'une chronologie en anglais).