Campinas (IPA: ) est une commune brésilienne de l'État de São Paulo. Elle est située environ au nord de la ville de São Paulo. Sa population de au recensement de 2010Première IBGE données du recensement de 2010 - Données: São Paulo - Institut brésilien de géographie et de statistiques - 30 novembre 2010 en fait l'une des quinze plus grandes villes du pays. La municipalité s'étend sur Institut brésilien de géographie et de statistiques. Campinas est formée de cinq régions (Centre, Nord, Est, Sud et Ouest) et de quatre districts plus éloignés du centre (Joaquim Egídio, Sousas, Barão Geraldo et Nova Aparecida).

C'est la ville la plus importante d'une région métropolitaine formée de 19 communes qui concentre près de 2,8 millions d'habitants (6,78 % de la population de l'État). Proches de Campinas sont condensées les autres grandes régions métropolitaines de l'État de São Paulo : Jundiaí, São Paulo, Sorocaba, Santos et São José dos Campos, dont les populations additionnées à celle de Campinas dépassent , soit 80 % de la population de l'État.

Actuellement, la ville concentre environ un tiers de la production industrielle de l'État. On y trouve principalement des industries de haute technologie et du secteur métallurgique. C’est aussi un important centre économique - elle possède par exemple le plus long (on croit à tort qu'il s'agit du plus grand) centre commercial d’Amérique latine : le Shopping Parque Dom Pedro. Dans sa région métropolitaine, se trouve l'aéroport de Viracopos, aéroport brésilien majeur pour le transport de marchandises. Grâce à sa situation géographique sur un plateau, Campinas n'est pas une ville très polluée. La pollution provenant de ses usines et de sa grande circulation automobile affecte plus les communes voisines.

Les équipes de football les plus populaires sont le Guarani Futebol Clube et l'Associação Atlética Ponte Preta.

Histoire

Campinas fut fondée par les Portugais dans la première moitié du comme faubourg rural de la « Vila » de Jundiaí.

Elle est connue comme cité-phénix en raison de sa renaissance après la fièvre jaune, qui élimina un quart de sa population au .

La première culture fut la canne à sucre, rapidement remplacée par celle du café. Ainsi, l'économie du café généra un nouveau cycle de développement de la ville. Durant cette période (seconde moitié du ), la population de Campinas était surtout composée de travailleurs, esclaves et libres, employés dans les plantations et les activités productives rurales et urbaines.

Avec la crise du café des années 1930, Campinas s'industrialisa et développa le secteur des services. La ville commença à recevoir des immigrants du monde entier (surtout d'Italie), attirés par le développement de nouvelles industries.

Entre les années 1970 et 1980, la population de la ville a pratiquement doublé, en raison d'une forte immigration.

Campinas est devenu un important nœud routier avec : la Rodovia Anhanguera (1948) ; la Rodovia dos Bandeirantes (1978) ; la Rodovia Santos Dumont (années 1980) ; la Rodovia Dom Pedro I ; la Rodovia Jornalista Francisco Aguierre Proença ; la Rodovia General Milton Tavares de Souza, qui est un important accès à la REPLAN.

Le parc industriel moderne est le fruit de l'installation de pôles technologiques et d'institutions d'enseignements supérieurs renommées comme l'Université d'État de Campinas - UNICAMP et l'Université Pontifíciale Catholique - PUC.

Depuis 1998, la ville se vide de ses industries (avec le transfert des usines vers les municipalités voisines ou d'autres régions du pays , et le secteur tertiaire prend de l'ampleur (commerce, recherche, services de haute technologie et entreprises de logistique).

Maires

Démographie

Environnement

Campinas abrite l'aire de grand intérêt écologique (Área de Relevante Interesse Ecológico) Santa Genebra de 251 ha, créée en 1985 et administrée par l'IBAMA, la mairie de Campinas et la Fondation José Pedro de Oliveira.

Parc technologique

Campinas est connue nationalement comme étant un centre de production et de diffusion de connaissances technologiques de pointe. Actuellement, il se consolide un axe de développement technico-scientifique spécialisé dans les techniques agricoles.

Bien que les liens entre Campinas et la technologie remontent à plus de 100 ans (l'Institut Agronomique de Campinas (IAC) fut fondé par Pierre , en 1887), la ville a reçu un grand appui avec la structuration du campus de l'Unicamp, commencée en 1962. Ce fut après la construction de ce campus, que s’installèrent à Campinas des institutions comme le Centre de Recherche et de Développement en télécommunication (CPqD), le Centro de Pesquisas Renato Archer (CenPRA- ancien CTI).

Voici une liste avec les principales institutions d'enseignement et de recherche de la ville :

Universités et facultés

UNICAMP (Universidade Estadual de Campinas) PUCC (Pontifícia Universidade Católica de Campinas) UNIP (Universidade Paulista / Campinas) FACAMP (Faculdades de Campinas) METROCAMP (Faculdade Integrada Metropolitana de Campinas) IPEP (Faculdades IPEP Integradas) UNISAL (Centro Universitário Salesiano) USF (Universidade São Francisco / Campinas) ESAMC (Escola Superior de Administração, Marketing e Comunicação / Campinas)

Institutions de recherche

EMBRAPA (Empresa Brasileira de Pesquisa Agropecuária) CPqD (Centro de Pesquisa e Desenvolvimento em Telecomunicações) IAC (Instituto Agronômico de Campinas) CenPRA (Centro de Pesquisas Renato Archer - antigo CTI) Laboratório Nacional de Luz Síncroton

Collèges techniques

ETE Bento Quirino (Escola Técnica Estadual Bento Quirino) ETECAP (Escola Técnica Estadual Conselheiro Antonio Prado) COTUCA (Colégio Técnico de Campinas – Unicamp)

Culture

La ville a toujours eu une position privilégiée dans l'État de São Paulo en ce qui concerne la culture avec une grande activité dans ce domaine.

Il y a trois théâtres municipaux, un orchestre symphonique (qui est considéré comme étant un des trois meilleurs du pays à côté de l'OSESP et de l' (OSB), quelques groupes de musique érudite, des chœurs et chorales, 43 salles de cinéma, des dizaines de bibliothèques dont une publique, des galeries d'art, des musées etc. La vie culturelle est variée et intense spécialement dans la musique populaire. Dans les dernières années du , avant la dévastation due à la fièvre jaune, la population de Campinas rivalisait avec celle de São Paulo et recherchait un style de vie européen. On pouvait entendre des expressions comme « Campinas über alles ». Un romancier local, Eustáquio Gomes, exploita cette particularité dans son roman A Febre Amorosa.

C’est la terre natale de Antônio Carlos Gomes, fameux compositeur d'opéras en Italie au et auteur de Il Guarany, Fosca et O Escravo.

Principaux théâtres

Centro de Convivência Castro Mendes Teatro de Arena do Centro de Convivência

Sports

Les principaux clubs de football de Campinas sont : Guarani, Ponte Preta et Campinas.

Stades

Brinco de Ouro da Princesa (Guarani) Moisés Lucarelli (Ponte Preta) Cerecamp (Campinas)

Campinas en chiffres

État civil (2003)

Nés vivants : 16 480 Mariages : 5 569 Décès : 7 543 Décès d’âgés de moins d'un an : 168 Séparations judiciaires : 1 184 Divorces : 872

Santé publique (2002)

Établissements pour soins de santé : 243 Médecins en fonction : 4 969 Dentistes en fonction : 279 Infirmiers et assimilés : 7 069 Lits d'hôpitaux : 2 921 Appareils d'exploration du corps humain et d'analyses cliniques : 4 438

Enseignement

Enseignement pré-primaire (2 004) Inscriptions : 30 581 Établissements : 285 Enseignants : 1 428

Enseignement primaire (2 004) Inscriptions : 143 049 Établissements : 252 Enseignants : 6 934

Enseignement moyen (2 004) Inscriptions : 45 220 Établissements : 120 Enseignants : 3 010

Enseignement universitaire (2003) Inscriptions : 52652 Établissements : 9 Enseignants : 3588

Voir : L'enseignement au Brésil

Résultats économiques (2002)

Valeur ajoutée dans l’agriculture et l'élevage : 49 milliards Valeur ajoutée dans l’industrie : 3 413 milliards Valeur ajoutée dans les services : 6 149 milliards Impôts : 2 361 milliards PIB : 10 820 milliards

Secteur financier (2004)

Agences bancaires : 185 Dépôts à vue du gouvernement : 1,6 milliard de R$ Dépôt à vue des particuliers : 116,3 milliards de R$ Épargne : 360,6 milliard de R$

Emploi (2003)

(personnes occupées en 2003) Agriculture, élevage, culture forestière : 1 098 Pêche (halieutique) : 19 Industries : 50 575 Production et distribution d’électricité, distribution de gaz et distribution d'eau potable : 4 946 Construction civile : 10 829 Commerce, réparations de véhicules, objets personnels et objets domestiques : 90 280 Hôtelerie et alimentation : 19 709 Transport et communications : 27 870 Secteur bancaire et financier: 8666 Secteur immobilier et services aux entreprises : 38 740 Administration publique, défense et sécurité sociale : 17 380 Éducation: 24 801 Santé et services sociaux : 14 016 Autres services collectifs, sociaux et personnel : 13 979

Véhicules immatriculés dans la commune (2004)

Automobiles : 341 006 Camions : 12 374 Camionnettes : 13 709 Camions tracteurs: 1 341 Micro-autobus : 2 261 Autobus : 3 097 Tracteurs : 80

Agriculture et élevage

Bien que la vocation de Campinas soit industrielle, voici sa production agricole de l'année 2003

Récoltes (2003)

Avocat : 1 139 t. Banane : 160 t. Café (en drupe) : 791 t. Kaki : 681 t. Orange : 1 888 t. Citron : 2 448 t Mangue : 803 t. Fruit de la Passion : 93 t. Raisin : 4 431 t.

Cultures (2003)

Pommes de terre : 1712 t. Canne à sucre : Haricots (feijão) : 272 t. Manioc : 1757 T. Maïs : 6 256 t. Soja : 540 t. Sorgho : 150 t. Tomates 3 144 t.

Production fermière (2003)

Œufs de poule : 50 458 douzaines Miel d’abeilles : 8 830 kg

Élevage (2003)

Bovidés : 24 888 têtes Porcins : 6 630 têtes Équidés : 1 556 têtes Gallinacés : 467 364 têtes

Transport Campinas possède un aéroport international (code AITA : VCP).

Le projet d'une LGV Rio de Janeiro à São Paulo et Campinas, annoncé en 2007, est toujours à l'état de projet en 2016.

Personnalités liées Personnalités nées à Campinas

Personnalités mortes à Campinas Rubem Alves (1933-2014), penseur chrétien, fondateur de la théologie de la libération ; Emil Assad Rached (1943-2009), basketteur ; Lima Barreto (1906-1982), réalisateur ; Mariza Corrêa (1945-2016), anthropologue ; Hercule Florence (1804-1879), pionnier de la photographie ; Carlos Franchi (1932-2001), linguiste, avocat et homme politique ; Adilson de Freitas Nascimento (1951-2009), basketteur ; Hilda Hilst (1930-2004), écrivaine ; César Lattes (1924-2005), physicien ; Jorge Mendonça (1954-2006), footballeur ; Pinga (1924-1996), footballeur ; Mario Pretto (1915-1984), footballeur ; Renato Righetto (1921-2001), arbitre de basket-ball ; José Song Sui-Wan (1941-2012), prélat catholique.

Jumelages La ville de Campinas est jumelée avec Cidades Irmãs :

Voir aussi Articles liés Palácio da Mogiana Gare de Campinas Jockey Club Campineiro Massacre de Campinas

Liens externes

Photographies de la cité sur le site de la mairie de Campinas Universidade Estadual de Campinas - UNICAMP (université de l'État à Campinas) Faculdades de Campinas - FACAMP (Facultés de Campinas) Pontifícia Universidade de Campinas - PUC-Camp (université pontificale de Campinas) Faculdade Politécnica de Campinas - POLICAMP (Faculté polytechnique de Campinas) Vision par satellite de la cité de Campinas (Google Maps) Site officiel de la mairie de Campinas Site de l'Institut brésilien de géographie et statistiques où ont été recueillies les informations statistiques de cette page. Alliance française de Campinas

Notes et références

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