Beaumont-de-Pertuis. est une commune française, située respectivement dans le canton de Pertuis, l'arrondissement d'Apt, le département de Vaucluse, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le village fait partie de la communauté de communes Sud Luberon (COTELUB). Ses habitants sont appelés les Beaumontais(es). (en langue d'oc : Béu-mountès le plus souvent, voire Béu-mountenFrédéric Mistral, Gallica. Trésor du Félibrige, page 280 du tome I.).

Le site de Beaumont est habité depuis la préhistoire même si le noyau principal d'habitation s'est déplacé vers le sud aux alentours de l'an mil. La commune s'est autrefois appelée Beaumont-d'AptJ. Courtet, op. cité. avant de prendre son nom actuel. Beaumont est aujourd'hui un village dynamique par sa croissance démographique et l'engagement de ses habitants.. Le village a mis l'accent sur le développement durableSur le sujet du développement durable : le journal « Vivre à Beaumont » d'octobre-novembre 2008 pour préserver son patrimoine historiquepatrimoine historique et géographique.. Géographie

Le village est situé entre Pertuis et Manosque, au sud-est du massif du Luberon. La superficie de la commune est de (soit ).

Situation, relief et géologie

Beaumont de Pertuis est située à l'extrême sud-est du département de Vaucluse et du massif du Luberon. C'est une commune étendue qui jouxte les départements des Alpes-de-Haute-Provence, du Var, et des Bouches-du-Rhône. Limitée naturellement au sud et à l'est par la Durance (affluent du Rhône), puis par le torrent de l'Aillade et au nord celui de Corbières, la commune voit ses marches vraiment artificielles vers le nord-ouest et l'ouest, c'est-à-dire du côté du département auquel elle appartient. On distingue trois ensembles naturels : la plaine de la Durance, orientée NNE-SSW, de 260 à d'altitude qui brusquement quitte son orientation nord pour se diriger vers l'ouest avant de franchir le défilé (clue) de Mirabeau. Cet axe correspond au grand système faillé dit de Durance. Géologiquement, on y trouve des terrains alluvionnaires récents, ainsi que les épaisses terrasses alluviales pliocènes du quartier les Plaines s'élevant à plus de . la vallée du village (perché) qui est au milieu d'un axe géologique à peu près parallèle à l'ensemble précédent, mais plus à l'ouest. Ces terrains sableux (très répandus dans le bassin voisin de la vallée d'Aigues) se sont constitués au fond de la mer miocène lors de la formation des Alpes (-23,5 à -5,3 Ma). les collines sont de deux sortes. À l'ouest du village, selon un axe est-ouest qui correspond à celui de la faille de Cucuron, on trouve de puissants calcaires lithographiques (à faciès tithonique) qui culminent à d'altitude près du Collet Pointu. Ils datent du jurassique supérieur (-140 à -130 Ma). Ces terrains imposants très faillés sont les plus anciens du massif du Luberon (fin jurassique et début crétacé). Au nord-est et en amont de la vallée du village, on trouve un bloc (en forme d'arc de cercle) de collines ressemblant aux précédentes, mais d'âge plus récent crétacé (coteaux de l'Auvière, Chabinse, plan Debrou, Coste Capeou). Au nord, dans les quartiers de l'Arnaude, Porchère, Saint-Martin, le Seuil, se trouvent des terrains d'âge oligocène, qui donnent des collines plus douces avec des terrains marneux « marnes de Viens » datant du Stampien supérieur (-25 Ma).

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « La Bastide des Jourdans », sur la commune de La Bastide-des-Jourdans à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . ...

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022..

Hydrographie Du point de vue hydrographique, la commune a trois bassins de réception commandés par la Durance, qui forme une limite naturelle à l'est. Le plus étendu de ces bassins est celui du « torrent » du Saint-Marcel (longueur environ ) qui prend sa source près de la ferme de l'Arnaude () et se jette dans la Durance à d'altitude, après avoir été renforcé par de nombreux cours d'eau dont le principal est celui du Saint-Laurent (confluence en dessous du village). À l'ouest, vers Grambois, les rares ruisseaux descendent vers la vallée de l'Eze (la Tour d'Aigues, Pertuis, puis la Durance). À l'est, plusieurs courts « torrents » se jettent directement dans la Durance (l'Aillade, Bourguet, Loubière, Saint-Légier). Au nord, la limite de la commune est le torrent de Corbières un peu plus important que le groupe précédent. Aucun cours d'eau ne coule toute l'année, et les désignations locales de torrent, vallon, combe et ravin sont précises.

Milieux naturels et biodiversité Situation générale Les milieux naturels occupent 73 % de la superficie de la commune. La faune et flore de la commune de Beaumont sont jugées riches par le parc naturel du Luberon qui a souligné l'intérêt du patrimoine naturel beaumontais dans l'Atlas du Parc du Luberon..

Cadre réglementaire La commune compte plusieurs « zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique » (ou ZNIEFF terrestres).:

Types de règlementation Zones concernées ZNIEFF de type « I » 2 zones sont concernées : confluence Durance-VerdonZNIEFF Confluence Durance-Verdon et Basse DuranceZNIEFF Basse Durance ZNIEFF de type « II » (le plus important !) 3 zones sont concernées : le Rocher de Saint-EucherZNIEFF Rocher de Saint Eucher, PlaineZNIEFF Plaine, Basse DuranceZNIEFF Basse Durance. Un arrêté préfectoral du 25/04/1990. Il vise la protection des grands rapaces du Luberon et concerne toute la commune.

Le parc du Luberon favorise aussi l'élevage ovinArticle : E. Lécrivain, J.P. Boutonnet, C. Deverre et J. Lasseur, Dynamique de l’élevage ovin et mesure agri-environnementale : Étude de l’opération locale “pelouse sèche” dans le Luberon, ressources.ciheam.org, mis en ligne le 8 mars 2008.

Richesse de la flore et de la faune

Au niveau de la flore, retenons l'exceptionnelle richesse en plantes messicoles (les espèces rarissimes sont nombreuses) entre les fermes de la Ringuière à l'ouest et Porchière à l'est. De même, de nouvelles espèces ont été découvertes et sont présentes aussi dans ce secteur (exemples : gui du genévrier Arceuthobium oxycedri découvert par Bernard GirerdEn 1978, Bernard Girerd a publié un premier inventaire floristique départemental du Vaucluse (travail issu de sa thèse de doctorat soutenue à l'université à Marseille), Ziziphora capitata qui est toute nouvelle pour la France).

Le biotope est lié à la Durance, notamment du fait d'une ripisylve ancienne, originale et étendue, des étendues de galets, lônes et marais qui permettent la nidification de nombreux oiseaux (exemple : le héron pourpre Ardea purpurea) ou l'hivernage (exemple : le grand cormoran Phalacrocorax carbo). Les lacs de Beaumont sont consécutifs à la création de petits barrages EDF. L'endroit est aussi une importante voie de migration. pour les oiseaux (exemple le plus visible : la cigogne noire Ciconia nigra).

On peut noter aussi une allée remarquable de mûriers blancs à l'entrée nord du village..

Urbanisme Typologie Au , Beaumont-de-Pertuis est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (65,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (65,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,3 %), zones agricoles hétérogènes (14,9 %), terres arables (10,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (9,4 %), cultures permanentes (6,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (2,7 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (1,5 %), zones urbanisées (0,8 %), prairies (0,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Lieux-dits, hameaux et écarts

Beaumont compte de nombreux lieux-dits :

les Beaumettes, Capitaine, Saint-Laurent, Saint-Gervais, la Pourraque, Cadode, la Bastide Neuve ou la Neuve, VillebonneInventaire général du patrimoine culturel, la Ringuière, Carabelle, l'Arnaude, les Rourets, l'Escarenne, les Retournades, les Robiniers, la Combe, les Escaravillons, LlEspagnol, le Seuil, le Moulin à Vent, Silvabelle, la Pomme d'Or, Picfirmin (appelé localement Pifarny), Saint-Martin, le Cafeton, Federy, Decory, Toullet, la Tour d'Oriol, Bartaud, les Plaines, le Plan de Beaumont, NégréouxInventaire général du patrimoine culturel.

Voies de communication et transports Voies routières

Situé dans un contrefort du grand axe durancien (Avignon-les Alpes-Italie du Nord), et à mi-distance de Pertuis et Manosque, le village compte plusieurs petites voies d'accèsCes voies d'accès peuvent être repérées grâce à Géoportail IGN ou Carte satellite Google du village : Depuis les grandes villes du Sud (Aix-en-Provence, Marseille) et en passant par le pont de Mirabeau, la passe à cinq kilomètres à l'est du village et l'accès au village se fait par une route qui remonte la vallée du Saint-Marcel. Un pont de chemin de fer limite la hauteur des véhicules à . Au nord, depuis Sainte-Tulle et Manosque (), un accès étroit et sinueux sur cinq kilomètres, passant le col des Robiniers, débute aussi de la même ancienne route nationale 96. Par la route départementale 973 depuis le sud-sud ouest par Mirabeau, en venant de Pertuis ou Avignon, la route étroite et sinueuse passe le col des Campanettes. À l'ouest, la relie Beaumont de Pertuis à la vallée d'Aigues (La Bastide-des-Jourdans, Grambois, La Tour-d'Aigues) par le col de La Ringuière.