vignette|269x269px|Le comte de Paris, Charles Maurras et Maurice Pujo passent en revue les Camelots du Roi à bord du Campana le 5 septembre 1934 à Gênes. La croisière du Campana fait référence à un voyage nautique organisé par l'Action française en mer Méditerranée du au avec la participation du comte de Paris.

Contexte Charles Maurras, Maurice Pujo et Georges Calzant organisent la croisière du paquebot dénommé le Campana dans une période de fortes tensions entre l'Action française et le prétendant. L'historien Eugen Weber rappelle les reproches formulés par Henri d'Orléans contre l'Action française :

En , l'état-major de l'Action française organise donc une croisière dans une volonté d'apaisement. Les étapes vignette|270x270px|Charles Maurras à bord du paquebot Campana dans Le Petit Marseillais du 5 septembre 1934. Le paquebot Campana commence son voyage depuis Marseille le . Charles Maurras, Maurice Pujo, Lucien Lacour, Georges Calzant, Marcel Langlois et une myriade de militants d'Action française s'embarquent pour quelques jours sur la mer Méditerranée.

Beaucoup de militants se livrent à des démonstrations de joie à l'idée de ce voyage avec le prétendant notamment l'écrivain Georges Gaudy : Le bateau fait une première étape à Gênes le 5 où le comte de Paris monte à bord. En effet, étant frappé par la loi d'exil de 22 juin 1886, un embarquement depuis la France était inenvisageable pour le prétendant orléaniste au trône de France. C'est lors de cette étape que Charles Maurras et le comte de Paris se croisent car le maître de l'Action française ne peut pas rester plus longtemps à bord. D'ailleurs, le comte de Paris gardera en mémoire son absence et celle de Léon Daudet :vignette|356x356px|Le comte de Paris et Charles Maurras à bord du Campana le 5 septembre 1934 à Gênes.

Le bateau fait ensuite escale à Naples le et à Palerme le 8. Sur le chemin du retour, le bateau fait un arrêt une dernière fois à Gênes le . C'est lors de cette avant-dernière étape que le prétendant quitte ses partisans. Le reste des passagers descend à Marseille le lendemain.

Suites Le , le comte de Paris poursuit son émancipation progressive de l'Action française en publiant le premier numéro de son journal mensuel le Courrier royal. Entre , le journal devient une publication hebdomadaire. Le , Henri d'Orléans, par l'intermédiaire d'un manifeste de son père le duc de Guise, rompt avec l'Action française.

Sources

Notes et références

Catégorie:Histoire du maurrassisme